Entre l'équipe qui écrase le football français depuis 2011, le Paris SG, et la meilleure attaque en France depuis plus de 50 ans, Monaco, le choc qui s'annonce dimanche (21h00) au Parc des Princes pour la 22e journée de Ligue 1 sera tout sauf déséquilibré.
. Dans les buts, la stabilité est monégasque
Au Paris SG, Kevin Trapp, arrivé pour remplacer au pied levé l'Italien Salvatore Sirigu en début de saison dernière, n'avait pas semblé convaincre Unai Emery et a été supplanté dans la hiérarchie par le néo-international Alphonse Aréola. Mais la mauvaise passe de ce dernier en décembre a relancé le gardien allemand, sans que la hiérarchie soit tranchée pour autant.
A Monaco en revanche, l'international croate Danijel Subasic est un titulaire absolu et un des cadres du vestiaire. Il a d'ailleurs franchi la barre des 200 matches à Monaco (il en est à 209), et compte parmi les portiers les plus sûrs du championnat de France.
. Paris mieux défendu
Le Paris SG a pris moins de buts que Monaco cette saison, et se montre beaucoup plus solide en championnat: il a encaissé 15 buts contre 21 pour Monaco en 21 journées. En Ligue 1, seul Nice a fait mieux que le PSG à ce stade. Si le club de la capitale a perdu le Brésilien David Luiz, il peut s'appuyer sur une paire de centraux de très haut niveau, Thiago Silva et Marquinhos, et sur un 3e défenseur, Presnel Kimpembe, rarement pris en faute.
Côté Monégasque, le défenseur central polonais Kamil Glik a fait beaucoup de bien, et son association avec le Brésilien Jemerson a trouvé sa complémentarité, le premier dans le rôle de nettoyeur, le second dans celui de relanceur. L'utilisation des latéraux, très offensifs, est équivalent dans les deux systèmes de jeu.
. Bataille de milieux
Et si le milieu monégasque était légèrement au-dessus que celui du PSG? La triplette Motta-Verratti (forfait dimanche)-Matuidi, gros point fort du club de la capitale sous la houlette de Laurent Blanc, a connu quelques ratés depuis le début de la saison, et semble moins souveraine. Le talent d'Adrien Rabiot et, dans une moindre mesure, celui de Christopher Nkunku, offrent d'autres options à Unai Emery mais pas au point de montrer la même maîtrise que les saisons précédentes.
A Monaco, en revanche, la paire de récupérateurs accomplit un travail incroyable, Tiémoué Bakayoko gratte jusqu'à une dizaine de ballons par match et Fabinho, replacé un peu plus haut sur le terrain par Jardim, excelle dans la distribution. A la création, Bernardo Silva est peut-être le meilleur joueur de L1 de cette première moitié de saison, et Thomas Lemar, néo-Bleu, a des inspirations géniales.
. En attaque, avantage Monaco, malgré Cavani
Offensivement, la balance penche nettement en faveur de l'ASM, qui a marqué en championnat une fois et demi plus de but que son rival (64 contre 41), avec cette moyenne digne du football en noir et blanc de trois buts par match (3,05 avant cette journée). En outre, l'animation offensive monégasque fonctionne parfaitement, avec les apports de Lemar et Silva, et des remplaçants efficaces, de Kylian Mbappé à Guido Carrillo, en passant par un Gabriel Boschilia métamorphosé cette saison.
Au PSG en revanche, le secteur offensif est surtout porté par un homme: Edinson Cavani. A lui tout seul, il pèse davantage de buts (20) en championnat que le duo offensif monégasque, Radamel Falcao et Valère Germain (12 et 7). Et tourne depuis cet été à un joli rythme de 28 buts en 27 matches.
En revanche, Lucas Moura peine encore à se montrer décisif à chaque match et Angel Di Maria a traversé la première partie de saison comme un spectre. Attention toutefois: visiblement aiguillonné par l'arrivée du champion du monde Julian Draxler, il a débuté 2017 à un tout autre rythme et reste sur un magnifique doublé contre Bordeaux mardi.