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Scandale au Mondial 2026, Trump intervient personnellement pour sauver Balogun
L'enquête accablante du New York Times révèle comment la réhabilitation surprise du buteur américain a été dictée directement par la Maison Blanche
 
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(SenePlus) - Selon le New York Times, le président américain aurait personnellement appelé Gianni Infantino pour obtenir la révision de la suspension de l'attaquant Folarin Balogun. Une intervention inédite depuis 1962, qui vient nourrir la colère de la Fédération belge, déjà vent debout contre cette décision qu'elle juge contraire aux propres textes de la FIFA.

L'affaire Balogun prend une tournure politique. Selon le New York Times (NYT), qui cite trois sources proches du dossier, Donald Trump a appelé mercredi le président de la FIFA Gianni Infantino pour lui demander de revoir la suspension infligée à l'attaquant américain, expulsé le même soir lors du match contre la Bosnie-Herzégovine. Quatre jours plus tard, dimanche, l'instance mondiale a annoncé que Balogun serait finalement autorisé à disputer le huitième de finale de lundi contre la Belgique.

Le journal américain souligne le caractère exceptionnel de ce revirement, qualifié de première décision de ce type depuis 1962, la FIFA n'ayant jamais, depuis cette date, permis à un joueur de disputer une rencontre alors qu'il aurait dû être suspendu. Un geste qui s'inscrit, selon le Times, dans la continuité des efforts déployés depuis plusieurs années par Gianni Infantino pour se rapprocher de Donald Trump, jusqu'à la création, l'an dernier, d'un « prix Nobel de la paix » maison décerné au président américain en pleine campagne, restée vaine, pour obtenir la véritable distinction.

Sollicitée par le NYT, la FIFA n'a pas répondu dans l'immédiat, pas plus que Pascale Van Damme, présidente de la fédération belge. Quant à la Maison Blanche, elle a renvoyé les journalistes vers le message publié par Donald Trump sur Truth Social, dans lequel le président se félicite de la décision sans toutefois mentionner son appel téléphonique à Gianni Infantino.

La Belgique retourne les textes de la FIFA contre elle-même

Cette absence de réaction officielle contraste avec la colère affichée, dès dimanche, par la Fédération royale belge de football (RBFA). Dans un communiqué distinct, l'instance belge s'était dite stupéfaite par la décision de la FIFA de déclarer Balogun éligible, la jugeant en contradiction directe avec le règlement de la compétition.

La RBFA avait notamment fait valoir que l'article 66.4 du code disciplinaire de la FIFA prévoit qu'un carton rouge entraîne automatiquement une suspension pour le match suivant, comme cela avait été le cas pour toutes les autres expulsions survenues durant ce Mondial, et que ce caractère automatique avait été explicitement rappelé aux fédérations dans une circulaire du 12 mai 2026 ainsi qu'à chaque réunion de coordination précédant les matches. Une manière d'accuser l'instance mondiale de s'affranchir de ses propres consignes, diffusées et répétées tout au long du tournoi.

Les révélations du New York Times viennent désormais donner un tout autre relief à cette contestation belge : ce que la RBFA présentait comme une incohérence réglementaire pourrait bien avoir eu, en coulisses, une origine politique.

Sur le plan sportif, l'enjeu reste de taille pour la sélection américaine, qui tente d'atteindre les quarts de finale pour la première fois depuis vingt-quatre ans, avec Balogun comme principale menace offensive. Le New York Times rappelle par ailleurs que ce n'est pas la première fois que la FIFA suscite la controverse pour des décisions perçues comme favorisant certains grands noms du football, citant le cas de Cristiano Ronaldo, autorisé à disputer le début du tournoi alors qu'il aurait dû, selon les règles habituelles, manquer les deux premières rencontres.

Le duel USA-Belgique se disputera lundi à Seattle.

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