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UN ANCIEN PARACHUTISTE FRANÇAIS DANS LE PANIER DE L’OCRTIS
DEMANTELEMENT D’UN RESEAU DE CULTIVATEURS DE DROGUE
 
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97186
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L’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (ocrtis) a démantelé un réseau de culture organique, de production et un grand trafic de cannabis dénommé «skunk». face à la presse hier, le chef de la section opérationnelle de l’ocrtis, Tafsir Mohamed Diop a soutenu que les limiers ont mis la main sur 2,6 kg de cannabis, 44 boutures, 9 boules d’haschich et du matériel suite à l’interpellation d’un ancien militaire français en attendant de mettre le grappin sur son complice marocain activement recherché.

L’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) a frappé un grand coup à Toubab Dialaw en démantelant un réseau de cultivateurs et trafiquants de cannabis «Skunk». C’est pour la  première fois qu’une telle variété de Cannabis a été saisie au Sénégal du fait de sa rareté et de sa cherté. Lors d’un point de presse tenu hier, le chef de la section opérationnelle de l’Ocrtis, Tafsir Mohamed Diop a indiqué que le présumé trafiquant, est un ancien militaire parachutiste français qui a été arrêté à Toubab Dialaw. C’est ainsi que 22 paquets de cannabis «Skunk» d’un poids total de 2,6 kg, 9 boules de haschisch d’un poids total de 1,23 gramme et 44 boutures ont été saisies. «C’est le lieu de signaler que cette variété de cannabis est beaucoup plus chère que celle que nous avons l’habitude de voir. Le trafiquant peut prétendre à des recettes minimales de 500 000 francs», nous renseigne le commissaire de police. 

 Revenant sur les faits, Tafsir Mohamed Diop déclare que c’est au début du mois de février dernier, que la police a été informée par des indicateurs du milieu interlope qu’un groupe d’individus se livrerait à un intense trafic de chanvre indien à quelques encablures de Toubab Dialaw. La police a aussitôt mis en branle une équipe de la section opérationnelle aux fins de procéder à des recoupements. Cette entité de la police avait mis en place un dispositif de surveillance pendant des semaines. C’est cette disposition qui a révélé l’existence d’un réseau de culture organique, de production et de trafic de cannabis de la variété Skunk à côté de l’hôtel Fleur de Lys. 

Suite aux enquêtes, le réseau serait animé par un ressortissant français natif du Sénégal et son acolyte de type maghrébin (Marocain). «Guidés par la forte odeur caractéristique des plantes de cannabis et le bruit généré par une installation de production de cette substance, les éléments de l’Ocrtis ont pu localiser le lieu de prédilection des malfrats. Suite à cela, une perquisition a été menée dans la maison du présumé dealer», dit le commissaire. A l’en croire, cette opération a permis de découvrir dans une des chambres une installation servant à la culture organique du cannabis. 

UNE VERITABLE INDUSTRIE DE FABRIQUE DE DROGUE

Le principal suspect logeait dans son appartement pour y exercer en toute tranquillité son activité illicite consistant à produire la substance prohibée tandis que son acolyte se chargeait de la commercialisation. Aussi, les entrées et sorties incessantes chez le mis en cause ont fini de convaincre les éléments sur le trafic en cours dans ledit appartement. 

Poursuivant, le sieur Diop précise qu’il y a une production de cannabis à l’intérieur qui nécessite la mise en place  d’une véritable industrie. Ce matériel a été saisi de même que 2 plantes en gestation et 44  boutures du même produit», informe le commissaire. Pris en flagrant délit, le mis en cause a reconnu les faits. Toutefois, il a nié être un trafiquant en soutenant que la drogue était destinée à sa consommation personnelle. Selon ses dires, c’est son acolyte Marocain qui serait chargé de commercialiser la substance prohibée. Ce dernier est recherché par la police.

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