Ligue 1: Marseille redresse la tête de belle manière à Caen

Marseille a renoué avec la victoire en championnat en l'emportant (3-1) à Caen pour la 21e journée de Ligue 1, au terme d'un match abouti face à des Normands à la peine.
L'air de la Normandie réussit à l'OM qui restait sur un nul et cinq victoires à Michel d'Ornano en championnat, plus une qualification aux tirs au but en Coupe de France début janvier.
Avec cette victoire, la première depuis début décembre, les Phocéens remontent provisoirement à la 7e place avec 29 points, avant le duel entre ses deux poursuivants, Saint-Étienne-Lyon, qui comptent le même nombre de points qu'eux.
Marseille va quand même pouvoir regarder le match au chaud, après leur prestation solide.
Michy Batshuayi a mis les siens dans le sens de la marche avant même la fin du premier quart d'heure, bénéficiant de la Goal Line Technology pour que son but soit validé au terme d'une action confuse (0-1, 13e).
Les Blanc et Ciel se sont créés de nombreuses occasions et Batshuayi aurait dû doubler la mise sur une action qu'on dit immanquable, après un beau service de Bouna Sarr (28e).
Ce n'était que partie remise puisque, à l'heure de jeu, Batshuayi fixait la charnière centrale normande avant de servir Nkoudou, seul aux dix mètres, et qui trompait Rémy Vercoutre d'un plat du pied enroulé (0-2, 60e).
Marseille aurait encore pu accroître son avance sur une frappe trop enlevée de Brice Dja Djedje bien décalé par Isla (68e), sur un tir de Nkoudou en angle fermé (74e) ou sur une tentative de Sarr qui tutoyait la transversale (75e).
Mais le troisième but venait finalement d'une volée comme à la parade de Sarr sur une ouverture de Romao (83e) et ne faisait qu'enfoncer le clou pour des Marseillais chez qui on avait pas vu un tel allant offensif depuis longtemps.
Côté caennais, rien ne va plus. Les Rouge et Bleu n'ont plus gagné depuis le 29 novembre à Bordeaux (1-4).
Et s'ils ont été privé d'un but parfaitement valable sur un hors-jeu imaginaire d'Hervé Bazile (9e), qui avait joliment lobé Steve Mandanda, les Normands ne font plus autant peur.
Les frappes trop molles de Julien Féret (6e, 32e), au ras du poteau par Ronny Rodelin (30e) ou repoussée par les jambes de Mandanda (57e) du même Rodelin, n'ont pas suffi à troubler Marseille.
Même la réduction temporaire du score par Rodelin, qui a devancé Mandanda de la tête sur un coup-franc de Féret (1-2, 67e) apparaît complètement anecdotique pour les hommes de Patrice Garande qui filent un bien mauvais coton.