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Pouvoirs renforcés du Premier ministre, les mises en garde de Mamadou Lamine Diallo
L'ancien parlementaire estime que tout transfert de prérogatives du chef de l’État vers le Premier ministre doit s’accompagner de nouvelles exigences démocratiques, notamment une légitimité élective et une réforme du mode de scrutin législatif.
 
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1005928
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La proposition de loi de réforme constitutionnelle portée par Pastef relance le débat sur l’équilibre des pouvoirs. Dans une analyse, Mamadou Lamine Diallo revient sur les conséquences d’un renforcement des prérogatives du Premier ministre.

Pour Mamadou Lamine Diallo, le combat démocratique mené jusqu’ici visait "un rééquilibrage des pouvoirs exécutif et législatif, et de l’indépendance de la justice", conformément à la charte de gouvernance démocratique des Assises nationales. Une charte signée par plusieurs acteurs politiques, dont le syndicat des impôts et domaines et Tekki Am Njeriñ, PEC.

Avec la proposition du Pastef, la question se déplace : "C’est le Pastef qui propose un rééquilibrage des pouvoirs entre le Président de la République et le Premier ministre. Question nouvelle", note-t-il.

L'ancien parlementaire et leader du mouvement Tekki estime qu’à minima, ce transfert de pouvoirs suppose que le Premier ministre "soit un élu du peuple". Il pose aussi trois critères : nationalité sénégalaise exclusive, maîtrise de la langue officielle à l’écrit et à l’oral, et être "à jour de ses impôts", puisqu’il hériterait de prérogatives jusqu’ici dévolues au Président.

Au-delà du statut du Premier ministre, il juge indispensable de modifier le mode d’élection des députés. Il plaide pour la suppression du "raw gaddu" (la règle du scrutin majoritaire) et de la liste nationale.

"Autrement dit, les députés devraient être élus dans des circonscriptions avec une dose de proportionnalité pour s’assurer du respect de la disposition constitutionnelle concernant l’opposition", conclut Mamadou Lamine Diallo.

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