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A quelques semaines de la compétition, les candidats redoublent d'ardeurs, multiplient les déplacements afin de présenter leurs projets de société et convaincre les Sénégalais à voter pour eux le 24 février prochain.

Dans cette vidéo, la RTS1 présente le journal de campagne du dimanche 10 février 2019. Regardez !  

Ziguinchor, 10 Fév (AP) - Le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY, majorité) Macky Sall est arrivé peu après 20 heures à Ziguinchor (sud) en provenance de Bignona revigoré par une forte mobilisation dans la capitale du Fogny, a constaté l’APS.

Malgré la tombée de la nuit, le candidat Sall a été accueilli dans la ferveur à Ziguinchor où il s’est offert plusieurs bains de foule avant d’arriver à son hôtel.

Au Sénégal, l’ancien président Abdoulaye Wade a reçu le candidat Ousmane Sonko ce samedi 9 février au soir. La coalition de Khalifa Sall, partenaire du candidat Idrissa Seck, a également été reçue. Les deux candidats espèrent le ralliement du chef de file du Parti démocratique sénégalais. Abdoulaye Wade n’a pas encore fait son choix et campe sur sa stratégie : refuser la tenue de l’élection.

Rufisque, 10 fév (APS) - Le candidat Ousmane Sonko de la coalition "Sonko président" s’est dit convaincu de "remporter l’élection présidentielle au 1er tour", si les jeunes retirent leurs cartes et sortent voter le 24 février.

"Sur les 6 600 000 électeurs inscrits, les 4 millions sont des jeunes. Et si tous les jeunes sortent voter, nous allons gagner au 1er tour", a-t-il assuré devant ses militants et sympathisants, samedi à Rufisque. 

 

Fatick, 10 fév (APS) - Le coordonnateur communal du comité électoral Benno Bokk Yaakaar (BBY) de Fatick, Matar Bâ s’est dit, dimanche, certain que le candidat de la coalition "Sonko Président" ne "peut pas mobiliser" dans la commune de Fatick, une zone réputée comme étant la base politique du candidat de BBY, Macky Sall.

C'est un petit microbe de rien du tout qui ordinairement n'occasionne que le rhume ou l'eczéma. On l'appelle le tribalisme. Parfois, il se résume à une joyeuse comédie quand, par exemple, le berger rencontre le forgeron, le Sérère, le Peul ou le Camara, le Condé. Mais, sitôt que l'on approche des élections ou que flotte dans l'air une forte odeur de pétrole ou de manganèse, le joli petit microbe se transforme en un monstrueux virus qui dévaste tout sur son passage, faisant les gros titres de la presse et la bonne affaire des marchands de vent et des charlatans.

Souvenez-vous du mémorable combat du 1er juin 2014 entre les lutteurs Ama Baldé et Malick Niang. Nonobstant le statut de favori de Niang, patatras, le voilà au tapis après une rafale de coups de poing esquivée par son habile adversaire et un déséquilibre fatal qui s’en est suivi. Rares étaient les journalistes à parier sur la chute du roi des arènes fort de ses 10 victoires d’affilée.