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CES MILLE ET UNE MESURES DU GOUVERNEMENT
POUR BOOSTER LA PRODUCTION ET LA CONSOMMATION DU RIZ LOCAL
 
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95846
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Le Premier Ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne a présidé hier, mardi 21 février, une réunion interministérielle consacrée à la commercialisation du riz local. Au cours de cette rencontre qui a regroupé autour du gouvernement les rizicultures, les producteurs, les partenaires financiers, les commerçants et les associations consuméristes, plusieurs mesures ont été prises pour une bonne organisation de la commercialisation du riz local. Parmi ces mesures, la mise en place d’un système de monitoring pour avoir les données statistiques par département et la facilitation du déstockage du riz blanc entier détenu par les riziers, au cours d’une réunion avec les banquiers, pour la prise en charge immédiate des 18 000 tonnes de riz paddy et des 6 000 tonnes de riz blanc, et le démarrage de la campagne de contre-saison.

Le gouvernement du Sénégal veut une forte consommation du riz local pour permettre aux producteurs de s’en sortir, malgré le volume des importations.  C’est l’objet de la réunion interministérielle consacrée à la commercialisation du riz local que le premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne a présidée hier, mardi 21 février. Ainsi, pour couvrir les besoins nationaux en riz blanc et réduire en même temps le déficit de la balance commerciale, le gouvernement a recommandé la « mise en place d’un système de monitoring dédié au Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar)pour avoir des statistiques département par département et un mécanisme d’évaluation de l’offre et de la demande ». Parmi les mesures prises, le ministre, porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye ajoute « l’intégration de toutes les rizeries dans la plateforme et toutes les associations de producteurs ». Et, c’est pour renforcer le dialogue entre les différents acteurs et d’avoir un mécanisme fiable de collecte de riz paddy qui puisse prendre en charge tous les aspects de l’offre et de la demande, a tenu à préciser Seydou Guèye.

En effet, à la suite des échanges autour des mécanismes opérants et innovants à mettre en place pour lever toutes les contraintes qui pèsent sur la commercialisation du riz local, le premier ministre a également recommandé «l’organisation d’une réunion de la plateforme avec les différents partenaires financiers notamment les banquiers pour la prise en charge immédiate des 18 mille tonnes de riz paddy qui sont dans la vallée et des 6 mille tonnes de riz blancs en vue de démarrer cette campagne dans les meilleures conditions». Autre mesure prise, c’est de faciliter le financement de la commercialisation du riz sénégalais, en incitant le secteur privé national à investir dans la transformation et le stockage.      

«Les importations du riz représentent au moins 16% de notre balance commerciale»

En effet, si aujourd’hui les producteurs du riz local ne peuvent pas se frotter les mains, c’est parce que les forts taux d’importations sont passés par là. C’est pourquoi, selon Seydou Guèye,  même si le riz est une «denrée assez importante dans notre consommation mais également un facteur important pour booster notre offre», «notre balance commerciale se dégrade  par le volume de nos importations». Qui plus est, selon lui, les «importations du riz représentent au moins 16% de notre balance commerciale ». Le ministre porte-parole du gouvernement déclare également que dans le même moment où nous augmentons nos productions en riz, les importations augmentent. « En 2013, le niveau de notre production de riz était à 436153 tonnes et en 2016 nous en avons produit 950779 tonnes», a-t-il déclaré.

Toutefois, dans le seul but d’organiser la production et inciter les populations à la consommation du riz local face aux importations, le premier ministre va présider prochainement une réunion sur le Programme national d’Autosuffisance en Riz (Pnar).

PAPA ABDOULAYE SECK, MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DE L’EQUIPEMENT RURAL : «Nous sommes dans une bonne dynamique...»

«Des études fiables ont permis de constater que dans l’espace de la Cedeao, la production rizicole augmente, mais les importations également augmentent. Ce qui est un paradoxe et à l’exception du Sénégal et du Nigéria, les importations rizicoles ont augmenté dans tous les pays de la Cedeao. En ce qui concerne le Sénégal, on impute cette baisse des importations à l’augmentation de la production. Par contre, en ce qui concerne un pays tel que le Nigéria, on l’impute plutôt aux mesures tarifaires parce que dans ce pays par exemple, les importations ont diminué de 10% entre 2013 et 2016, mais la production a aussi baissé de 1% entre 2013 et 2016. Par contre pour le Sénégal, entre 2013 et 2016, la production a augmenté de 35% et en retour on a eu une baisse des importations d’environ 6% par an. C’est dire donc que nous sommes dans une bonne dynamique en ce qui concerne le Sénégal parce qu’on tend de plus en plus vers une très forte corrélation entre productions et niveau d’importations et ceci constitue un cas d’exception dans l’espace Cedeao ».      

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