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Par Pape Ndiaye
De l’intelligence à l'éloquence !
Face à la presse, le président Bassirou Diomaye Faye a passé avec succès son grand oral aux allures de bilan de mi‐mandat. Il en a profité pour clarifier la « crise » poli‐ tique au sommet de l’État.
 
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Face à la presse, le président Bassirou Diomaye Faye a passé avec succès son grand oral aux allures de bilan de mi‐mandat. Il en a profité pour clarifier la « crise » poli‐ tique au sommet de l’État. Sous ce registre, le Chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye a nié toute « dualité » ou « cohabitation » avec son Premier ministre, Ousmane Sonko. Mais ici, il est question de saluer la maîtrise de l’art oratoire du président de la République. Il est vrai qu’on le connaissait comme une per‐ sonne extrêmement intelligente qui se distinguait au « Pastef » des années de braise par sa grande curiosité, sa capacité d’adaptation et son esprit critique. Jadis, le « Diomaye » intensément sollicité par les militants et journalistes faisait souvent preuve d’une grande capacité d’écoute, parlait peu pour mieux analyser et démontrait une grande flexibilité cognitive face aux problèmes poli‐ tiques complexes.

Face à la presse, Bassirou Diomaye Faye président de la République, Chef d’Etat, Président du Conseil supé‐ rieur de la Magistrature, Gardien de la Constitution et Chef suprême des Armées que nous avons observé et longuement observé a surpris son monde. Il a allié l’éloquence, le savoir, la diplomatie, la sérénité et l’humilité. 

En effet, il a étalé toutes les qualités d’un bon orateur doté d’une vision stratégique claire et d’un courage décisionnel qui lui permettent de fédérer, communiquer avec empathie tout en assumant la responsabilité de ses actes. Certes, l’éloquence politique, qu’elle soit ancienne ou moderne, se définit avant tout par son caractère d’ambivalence. Elle peut aussi susciter l’admiration, la défiance et même le rejet. L’éloquence peut également rallier des hésitants, galvaniser les esprits, mobiliser pour un combat politique, social ou économique. Mais force est de reconnaître que le chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye a usé et abusé de son éloquence, de l’autre jour, pour convaincre afin d’enrôler le peuple sénégalais dans un combat républicain et sous la bannière de la République ! 

Face aux caméras, le Président Diomaye a appris que l’éloquence repose sur la synchronisation entre la voix, le regard, la gestuelle et l’intention. Pendant les brefs instants de silence sur le plateau, le Chef de l’Etat a ses yeux rivés sur les confrères comme un chef d’orchestre qui attend que ses musiciens soient prêts pour lever sa baguette. Une baguette‐réponse du tic au tac ! Au finish, tout le monde s’accorde à reconnaitre que le président de la République Bassirou Diomaye Faye a réussi son grand oral. 

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