(SenePlus) - La tension est montée d'un cran ce vendredi 6 février à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Face à la fermeture brutale des restaurants universitaires, le Collectif des amicales de l’UCAD a riposté par une décision radicale : la « cessation des activités administratives du COUD ». Cette mesure de rétorsion immédiate marque une rupture dans le dialogue avec les autorités académiques, alors que le campus traverse une période cruciale d'examens.
Dans un communiqué incendiaire rendu public ce jour, la structure faîtière des étudiants pointe directement la responsabilité du sommet. Selon le document, la fermeture des restaurants du campus a été ordonnée par « le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, M. Daouda Ngom ».
Pour le Collectif, cette décision est vécue comme une provocation. « En ces périodes d’examen, les étudiants n’ont pas pu se restaurer », déplorent les représentants syndicaux, soulignant l'impact direct de cette mesure sur les conditions de vie et de réussite des apprenants. Le député Abdou Mbow, cité par Dakaractu, a renchéri en qualifiant la mesure d'« injuste, illégale et profondément inhumaine », accusant l'État de vouloir « affamer » les étudiants après le contentieux sur les bourses.
Vers une paralysie administrative
La réaction estudiantine ne s'est pas fait attendre. En décrétant la paralysie de l'administration du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), le Collectif entend bloquer le fonctionnement bureaucratique de l'institution pour forcer la main aux autorités. « L'intimidation ne passera pas et le collectif fera face à ce ministre sans pouvoir qui n'a jamais pris ses responsabilités », martèle le communiqué.
Sur le terrain, la situation a déjà dégénéré. Des affrontements ont éclaté ce vendredi sur la Corniche Ouest entre étudiants en colère et forces de l'ordre, transformant les abords de l'université en « champ de bataille », comme le rapporte Senegal7.
Le Collectif a lancé un avertissement clair aux autorités : si la fermeture des restaurants persiste, il passera « immédiatement à la vitesse supérieure ». Sans détailler la nature de cette nouvelle étape, l'organisation demande d'ores et déjà à sa base de « se tenir prête », laissant présager une intensification du mouvement de grève dans les jours à venir.