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Dette publique, le FRAPP interpelle le gouvernement avant l’arrivée d’une mission du FMI
L'organisation demande des clarifications sur la stratégie de l’État en matière d’endettement et appelle à un audit citoyen de la dette et met en garde contre d’éventuelles politiques d’austérité qui feraient peser le coût de la crise sur les populations.
 
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À quelques jours de l’arrivée d’une nouvelle mission du Fonds monétaire international (FMI) au Sénégal, le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP)/France-Dégage hausse le ton. Dans un communiqué, l’organisation que dirige Guy Marius Sagna annonce avoir adressé des correspondances au Premier ministre, Al Aminou Lo, ainsi qu’au président de l’Assemblée nationale afin d’obtenir des clarifications sur la stratégie de l’État en matière de dette publique.

Le mouvement panafricain affirme vouloir alerter les autorités sur les risques d’une dépendance accrue aux institutions financières internationales. Selon le FRAPP, les difficultés économiques actuelles devraient constituer une occasion de rompre avec les politiques néolibérales plutôt que de renforcer leur influence.

Parmi les questions soulevées figurent la nouvelle doctrine de l’État concernant la dette publique, la gestion des dettes relevées par la Cour des comptes, les relations avec les créanciers et le rôle que le gouvernement entend accorder au FMI dans les orientations économiques et financières du pays. Le mouvement met également en garde contre toute mesure d’austérité susceptible d’affecter les populations.

«Le gouvernement compte-t-il s’engager dans des politiques d’austérité qui feront payer la crise aux populations ?», s’interroge l’organisation, estimant que les travailleurs, les agriculteurs, les pêcheurs, les commerçants, les étudiants et les citoyens ne doivent pas supporter le poids des ajustements exigés par les créanciers.

Le FRAPP réitère par ailleurs sa demande de création d’un Comité d’audit citoyen de la dette. Cette structure, défendue depuis plusieurs mois par le Collectif pour un audit citoyen de la dette, devrait, selon ses promoteurs, réunir représentants de l’État, organes de contrôle, parlementaires, organisations citoyennes et experts indépendants.

Dans sa lettre adressée à l’Assemblée nationale, le mouvement propose également la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les conditions de contraction, de gestion et d’utilisation de la dette publique, ainsi que d’identifier les éventuelles responsabilités politiques, administratives et techniques.

Le FRAPP considère que le FMI porte une part importante de responsabilité dans la situation actuelle, l’accusant d’avoir soutenu des politiques ayant renforcé la dépendance économique des États africains. S’appuyant sur un rapport publié en février 2025, l’organisation estime que la sortie de crise passe par davantage de souveraineté, de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques.

«Le Sénégal a besoin d’une rupture. Pas d’une nouvelle soumission», conclut le communiqué signé par le Secrétariat exécutif national du FRAPP.

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