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DR ANTA SARR RECONNAIT LES LIMITES DE LA VOLONTE POLITIQUE
CHARTE AFRICAINE DES DROITS ET DU BIEN-ETRE DE L’ENFANT
 
ID
28187
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Le Sénégal a abrité hier pour la première fois la 9ème édition du forum de la charte Africaine sur les droits et le bien-être de l’enfant, à l’initiative de l’Organisation de la société civile (Cso Forum) qui oeuvre au quotidien pour le bien être des enfants africains. Le ministre de la Femme, la Famille et de l’Enfance, Anta Sarr, qui présidait la cérémonie a reconnu les limites de la volonté politique des autorités publiques, avant de promettre un avenir meilleur aux enfants avec un budget de 40% alloué à l’éducation.

« Une éducation de qualité, gratuite, obligatoire et adaptée pour tous les enfants en Afrique.» Tel est le thème choisi cette année par le Cso forum (forum de la société civile) pour débattre autour de la charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant (Caedbe). Dans le souci de créer une plateforme d’échange des bonnes pratiques, de renforcer l’interaction des Organisations de la société civile (Cso) et de favoriser le renforcement des coalitions régionales à travers le développement de plans de travail conjoints, le comité de pilotage du Cso forum en partenariat avec la Coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’enfant (Conafe Sénégal), s’est fixé des objectifs bien définis. Il s’agit de l’encouragement de la fréquentation scolaire dans les zones majoritairement pauvres, en collaboration avec l’Etat du Sénégal.

Toutefois, la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance n’y est pas allée par quatre chemins pour reconnaître les limites des résultats. « Force est de reconnaître que malgré notre volonté politique clairement affichée et les importants efforts d’investissements publics comme privés consentis, les résultats sont en deçà de ce qu’on pouvait légitimement espérer» a-t-elle dit. 

A l’en croire, l’analyse de ce gap révèle un dysfonctionnement au niveau de la planification et de la
mobilisation des ressources pour le pilotage des politiques publiques en faveur des enfants. « La majorité des acteurs qui travaillent de manière sectorielle dans le cadre juridique et institutionnel de protection de l’enfance ne contribuent pas à la complémentarité des actions autour d’une même chaîne de valeurs et de responsabilités», a-t-elle ajouté.

Cependant, Anta Sarr a annoncé qu’un budget de fonctionnement de 40% a été consacré au secteur de l’éducation, pour une égalité parfaite entre les villes et villages du Sénégal. « Dans la nouvelle lettre de politique générale pour le secteur de l’éducation et de la formation mise en oeuvre dans le programme de l’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet), le gouvernement oeuvre pour une continuité du système éducatif en prenant en compte toutes les couches sociales, y compris les Daaras, avec un budget de 40 %» a-t-elle révélé. 

Pour le président de Cso Forum, le sort des enfants de l’Afrique Sub – saharienne est déplorable. « Dans le rapport des pays africains sur la situation des enfants de l’Afrique, l’éducation dans la plupart des pays africains, a été caractérisée par de faibles taux d’achèvement, des taux d’abandon élevés, de mauvais indicateurs pour l’enseignement scolaire et de faibles engagements continentaux en faveur de l’éducation primaire», a-t-il conclu, en déplorant la situation de l’Afrique sub-saharienne qui abrite le plus grand nombre d’enfants non scolarisés. 

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