Mardi, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé qu’elle avait lancé un essai clinique initial pour un traitement préventif destiné à contrôler la diffusion du virus Ebola en République Démocratique du Congo (RDC).
« Chaque progrès commence par l’espoir. Un nouvel essai clinique, appelé EBO-PEP, vient de commencer », indique l’institution.
L’agence onusienne indique notamment dans un message publié sur le réseau social X qu’elle teste un traitement préventif après exposition (PEP) avec l’obeldesivir contre le virus Ebola Bundibugyo. Si ce traitement s’avère efficace chez les individus à risque élevé, l’Organisation mondiale de la santé anticipe une intensification de la prévention.
Tedros Adhanom, son directeur général, évoque une « avancée majeure » qui a pour but d’évaluer l’efficacité du traitement antiviral obeldesivir à travers la prophylaxie post-exposition (PEP) sur des patients qui ont été en contact avec des cas confirmés.
Un essai clinique est une recherche scientifique effectuée sur des participants consentants afin d’optimiser l’assistance et la thérapie des patients.
Le traitement en phase d’essai sera dispensé à mille adultes et enfants de plus de douze ans, recrutés en République Démocratique du Congo et en Ouganda. « Les participants doivent avoir été en contact direct, au cours des cinq jours précédents, avec un patient confirmé, le corps d’une personne infectée ou une aiguille contaminée », annonce l’organisation mondiale de la Santé.
Comme indiqué par les responsables de la santé au Congo, à la date du 13 juillet, on compte 2011 cas confirmés répartis dans cinq provinces, 753 patients sont en isolement ou en soins hospitaliers, 366 personnes se sont rétablies, et on dénombre 754 décès, ce qui donne un taux de mortalité global de 37,5%.
Selon la même référence, 12,430 cas confirmés sont sous suivi, avec un taux de suivi de 67,4%, ce qui est en dessous de l’objectif opérationnel proposé de 95%.
Selon le rapport de l’OMS, le profil de mortalité met en évidence des défaillances similaires en matière de détection et de traitement. Durant la période étudiée, 205 décès ont été notés parmi les cas confirmés, dont quasiment 68% ont eu lieu en dehors des endroits de prise en charge.
L’OMS a signalé que 114 membres du personnel médical et intervenants de première ligne ont été contaminés, dont 36 ont perdu la vie.