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Macky Sall à l'ONU, la longue chaîne de médiations qui a fait plier Dakar
L'audience de Diomaye à son prédécesseur est l'aboutissement d'un feuilleton diplomatique, durant lequel une brochette de chefs d'État a tenté, en vain, de convaincre le président sénégalais d'apporter son soutien à la candidature de l'ancien président
 
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(SenePlus) - Selon Jeune Afrique, Macky Sall a très tôt pu compter, dans cette entreprise onusienne, sur l'appui discret de plusieurs anciens homologues du continent. Dans un article signé Mehdi Ba et Mawunyo Hermann Boko ce vendredi 17 juillet, le média panafricain cite notamment le président congolais Denis Sassou Nguesso, le Mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ainsi que l'Ivoirien Alassane Ouattara. 

Ces trois chefs d'État se seraient succédé auprès de Bassirou Diomaye Faye pour tenter d'infléchir sa position, sans jamais y parvenir. Le président sénégalais serait resté sourd à ces sollicitations répétées.

C'est finalement une intervention extérieure au continent qui aurait débloqué la situation. D'après le récit de JA, c'est un échange avec le président français Emmanuel Macron, en marge du sommet Africa Forward de Nairobi (11-12 mai), qui aurait décidé Bassirou Diomaye Faye à reconsidérer sa position. Le chef de l'État sénégalais aurait ainsi accepté, après cet échange, l'idée même d'une rencontre avec Macky Sall, perspective qu'il semblait jusque-là écarter.

Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, avait d'ailleurs laissé entendre dès juin, auprès de Jeune Afrique, que rien n'était acquis mais que la porte n'était pas fermée ; il assurait que le président Faye « ne poserait aucun acte susceptible d'entraver cette candidature », tout en le décrivant comme un homme capable d'écoute et de discernement dans sa prise de décision. 

Une visite calculée au minutage serré

Reste que ce dégel diplomatique ne s'est traduit, sur le terrain, par aucun faste. Installé au Maroc depuis son départ du pouvoir en avril 2024 et n'ayant plus foulé le sol sénégalais depuis lors, Macky Sall a organisé cette visite dans la plus grande discrétion. 

Jeune Afrique détaille un timing particulièrement resserré : atterrissage à 15 heures à l'aéroport Léopold-Sédar-Senghor, audience d'une heure fixée à 16 heures avec Bassirou Diomaye Faye, puis redécollage trois heures à peine après son arrivée.

Ce format éclair n'est pas le fruit du hasard. D'après un cadre de l'Alliance pour la République (APR), sollicité par Jeune Afrique, le pouvoir en place ne souhaitait visiblement pas que ce déplacement se transforme en démonstration de force des militants du parti, ce qui a conduit son camp à opter pour la retenue plutôt que pour la mobilisation.

Un ancien ministre de Macky Sall, cité par le média, va plus loin en évoquant les arrière-plans de cette rencontre. Au-delà des rivalités partisanes qu'il qualifie de « sénégalaiseries », il dit espérer que Dakar saura se hisser à la hauteur de ce qu'il présente comme un moment historique, en assumant pleinement, et officiellement, le soutien à la candidature de Macky Sall à l'ONU.

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