À l'occasion de la réunion du Comité de coordination internationale du projet « École et langues nationales » (ELAN), tenue hier, vendredi 3 juillet, le ministre de l'Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a réaffirmé que les langues nationales sont un vecteur-clé pour améliorer les performances scolaires et bâtir une école plus inclusive. Une conviction partagée par les partenaires du programme, qui s’emploient à préparer une nouvelle phase du projet.
Les langues nationales doivent être davantage intégrées dans les systèmes éducatifs africains. Tel est le message porté par le ministre de l'Éducation nationale, Moustapha Guirassy, lors de la réunion du Comité de coordination internationale du projet ELAN, organisée par l'Institut de la Francophonie pour l'Éducation et la Formation (IFEF) hier, vendredi 3 juillet. Pour le ministre, l'enseignement dispensé dans les langues maternelles est un facteur déterminant de réussite scolaire. « Les langues nationales sont extrêmement importantes et constituent des leviers pour nos différents systèmes éducatifs, des leviers pour une quête de performance scolaire pour nos enfants, mais aussi dans une logique d'inclusion, parce qu'il faut connecter cette question à la problématique de l'alphabétisation. Il n'y a qu'à travers les langues maternelles, les langues locales, que nous arrivons à être dans une véritable dynamique d'éducation », a-t-il déclaré.
Cette rencontre a réuni les représentants des dix pays partenaires du projet ELAN, mis en œuvre avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie à travers l’IFEF, de l’Agence française de développement (AFD), de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE). Les participants ont dressé le bilan de la troisième phase du projet, lancée en 2023 et qui s’achève cette année. Celle-ci a permis d’étendre l’enseignement bi-plurilingue et de développer de nouveaux outils d’évaluation des acquis des élèves bilingues. Les échanges ont également porté sur les besoins exprimés par les États, les pistes de financement, l’évolution de la gouvernance du programme ainsi que les orientations de sa prochaine phase. Pour la directrice de l’IFEF, Mona Laroussi, la longévité du projet témoigne de son appropriation par les États. « Ce n’est pas un programme qui a été pour trois ans et qui est parti. S’il a perduré, c’est qu’il a un sens dans les pays et que ce sont les pays qui le portent », a-t-elle souligné.
Présent aujourd’hui dans dix pays partenaires et déployé dans quatorze pays depuis son lancement, le projet ELAN entend poursuivre son accompagnement des systèmes éducatifs francophones en faisant des langues nationales un levier de qualité, d’équité et d’inclusion.