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Horreur à Wakhinane Nimzatt 
C’est une affaire qui glace le sang et soulève une vague d’indignation dans la banlieue dakaroise. Ce qui devait être une simple sortie pour une séance de tresses s’est transformée en un véritable cauchemar pour deux adolescentes de 13 et 14 ans
 
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1004848
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C’est une affaire qui glace le sang et sou‐ lève une vague d’indignation dans la banlieue dakaroise. Ce qui devait être une simple sortie pour une séance de tresses s’est transformée en un véritable cauchemar pour deux adolescentes de 13 et 14 ans. Entre séquestration, abus sexuels et complicité familiale présumée, les enquêteurs du poste de police de Wakhinane Nimzatt viennent de mettre à nu un scénario d’une cruauté rare.

Tout commence le dimanche 3 mai 2026. Deux jeunes filles, à peine sorties de l’enfance, quittent le domicile familial avec l’insouciance de leur âge. Leur destination : Yeumbeul Asecna, pour se faire tresser. Mais les heures passent, le soleil décline, et les deux nièces ne rentrent pas. Très vite, l’inquiétude laisse place à une angoisse sourde. La famille multiplie les appels, interroge le voisinage et entame des recherches désespérées dans les quartiers environnants. Rien. Pendant plusieurs jours, le silence est total, laissant craindre le pire. Le dénouement, tragique, commence à se dessiner lorsqu’une information parvient à la tante des victimes. Les deux mineures seraient retenues dans une maison située aux abords du marché Khelcom. 

Sans perdre un instant, la plaignante se rend sur les lieux. Elle y est accueillie par la mère du suspect principal. Cette dernière, loin de montrer de la compassion, livre une version qui éveille immédiatement les soupçons : elle prétend avoir chassé les filles le matin même, affirmant qu’elles étaient simplement venues rendre visite à son fils. Mais le récit ne tient pas la route. Pourquoi des adolescentes portées disparues depuis plusieurs jours se trouveraient elles là, « en visite », sans prévenir leur famille ? 

Face à ce qu’elle perçoit comme un tissu de mensonges, la tante saisit les hommes du commissaire de Wakhinane Nimzatt. Une plainte est déposée. Conscient de l’urgence, la Brigade de re‐ cherches (BR) organise une descente musclée sur les lieux indiqués. Malheureusement, le principal suspect, ayant sans doute senti le vent tourner, a déjà pris la poudre d’escampette. Son domicile est vide de sa présence, mais les indices et les témoignages commencent à parler. C’est lors d’une seconde audition, menée avec tact par les enquêteurs, que la parole des victimes se libère enfin. Le récit est glaçant. Les deux mineures confirment avoir été retenues contre leur gré. Plus grave encore, elles révèlent avoir subi les assauts sexuels répétés du suspect durant toute la durée de leur séquestration. Dans l’ombre de cette maison, le prédateur a abusé de leur vulnérabilité, protégé par les murs d’un foyer qui aurait dû être un lieu de passage ordinaire. Si le fils demeure introuvable et fait actuellement l’objet d’un avis de recherche actif, la justice n’a pas tardé à sévir contre l’entourage. La mère du mis en cause, dont l’attitude et les déclarations contradictoires ont été jugées suspectes, a été placée en position de garde à vue. 

À l’issue de la procédure d’enquête, elle a été présentée au parquet pour des chefs d’accusation graves : séquestration de mineures, complicité de viol et complicité. Pour les enquêteurs, il ne fait aucun doute qu’elle ne pouvait ignorer la présence et le calvaire des deux jeunes filles sous son propre toit. 

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