Passé par Lille (2004-2011) Valenciennes (2013-2017) ou encore Metz (2017-2018), Moussa Niakhaté fait aujourd’hui les beaux jours de Mayence, club allemand qu’il avait rejoint lors de la défunte saison. Né à Roubaix (France) de parent sénégalais, le défenseur central a fait ses gammes avec les u19, u20 et les espoirs français. Dans une vidéo postée sur le site officiel du FC Metz, le joueur de 23 ans s’est exprimé sur son avenir en club, mais aussi en sélection. Entre la France et le Sénégal, le colosse de 1m90 ne s’est pas encore fixé une idée. Il dit laisser la porte ouverte au premier venu.
SA SAISON A MAYENCE
« Cela se passe bien au niveau individuel. Depuis mon arrivée, j'ai eu la chance de jouer tous les matchs. On m'a même nommé vice-capitaine en début de saison. Cela me fait énormément de plaisir d'avoir certaines responsabilités, car c'est ce que je veux. C'est ce qui me fera progresser. Dans cette configuration-là, c'est assez rare, surtout pour des jeunes comme moi. Ce n'est que ma deuxième saison et je ne parle pas entièrement la langue. Donc, c'est très rare et on me le dit souvent ».
DIFFICILE DEBUT DE SAISON
« Nous avons connu un début de saison très compliqué. L'équipe a été fortement rajeunie et nous avons aussi changé de coach. Donc, cela demandera du temps. Mais là, cela va beaucoup mieux. Nous avons enregistré deux belles victoires face à deux équipes qui jouent le haut du tableau. Nous respirons un peu. Mais comme la Ligue 1 en France, c'est un championnat serré. Tu gagnes deux matchs, tu remontes au classement. Et il suffit d'en perdre deux pour se retrouver dans les dernières places ».
SON ADAPTATION EN ALLEMAGNE
«Je peux dire que ça va. Je m'adapte. J'ai trouvé mon équilibre ici. C'est une belle ville et je me sens bien. Les stades sont pleins. Et ce sont presque tous des stades récents. C'est un très grand championnat et l'intensité est aussi remarquable. C'est ça qui fait aussi la différence avec la Ligue 1. Il y a cette intensité, beaucoup de buts, de spectacle, de rebondissements. Donc, tu a forcément envie de te montrer et de progresser ».
MAYENCE, UN TREMPLIN
«Mais pourquoi pas. J'aspire toujours à progresser, à avancer. Aujourd'hui, j'avance énormément et je sens que je progresse. Mes coéquipiers le sentent, tout comme mes dirigeants aussi. Je fais les choses étape après étape. Quand j'étais à Metz, je n'avais pas prévu d'aller en équipe de France espoir. Et pourtant, cela m'est tombé dessus. Une fois dedans, je n’ai jamais laissé ma place. J'ai fait le dernier Euro et on avait fini demi finaliste. Aujourd'hui, j'ai pris de l'âge et ce qui est normal. Maintenant, c'est l'équipe A. Mais on verra. Je ne me prends pas la tête pour ça».
FRANCE OU SENEGAL
« Pour le moment, je suis bien à Mayence. Pour la suite à donner à ma carrière en sélection, on verra comment ça va se passer. Si c'est l'équipe de France qui m'appelle ou un autre pays, le Sénégal, on verra. Mais là où je suis, je me concentre sur mon club ».
SITUATION DU FC METZ
« A Metz, j’avais signé pour quatre ans. Mais je n'étais pas venu pour faire tout ce temps-là. Mais avec la saison que nous avions connue, certains joueurs devaient partir. Même n’étant plus au club, je continue de suivre les résultats. J'ai pas mal d'amis là-bas. Je ne m'inquiète pas pour eux. Ils vont se maintenir, ils ont le potentiel pour y parvenir».