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Juan Carlos Robles explore Dakar entre mouvement et droit au repos
Photographies, installations audiovisuelles, recherches sonores et textes théoriques composent cette exposition qui transforme Dakar en un véritable laboratoire artistique
 
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(SenePlus) - Dans un article du 19 juillet 2026, EnQuête Plus, de la journaliste Fatou Ba, revient sur l’exposition « Quiétude accélérée, Work in Progress, Laboratoire de la circulation », présentée du 10 au 24 juillet au Centre culturel régional Blaise Senghor de Dakar. Cette installation, signée par l’artiste espagnol Juan Carlos Robles, explore de nouvelles formes de circulation entre espace, mouvement et perception.

Cette création, encore en cours d’élaboration, propose une réflexion sur la mobilité, les frontières, la mémoire et le droit au repos dans les sociétés contemporaines. Photographies, installations audiovisuelles, recherches sonores et textes théoriques composent cette exposition qui transforme Dakar en un véritable laboratoire artistique.

Selon EnQuête Plus, Juan Carlos Robles s’inspire du contraste entre l’agitation des rues dakaroises, les embouteillages, les taxis et le calme de la corniche pour interroger la manière dont les individus vivent le mouvement dans un monde globalisé. L’artiste ne se limite pas à représenter la circulation urbaine : il met en lumière les inégalités liées au droit de circuler, rappelant que certains traversent les frontières librement tandis que d’autres restent confrontés à l’attente ou aux restrictions migratoires.

L’aéroport devient ainsi, dans son œuvre, un symbole des contradictions contemporaines entre mobilité et exclusion. Au cœur du projet figure également une dimension décoloniale. Robles défend l’idée que le développement ne peut être dissocié de la mémoire et des traditions. Le miroir de taxi, présent dans l’exposition, symbolise ce regard porté vers le passé et l’histoire culturelle des sociétés africaines.

La corniche de Dakar occupe une place centrale dans cette réflexion, apparaissant comme un espace de respiration face au rythme accéléré de la ville. Pour l’artiste, le repos n’est pas une forme de passivité, mais un acte politique de résistance à la pression de la productivité et de la rapidité imposées par le système économique mondial.

Conçue comme un « Work in Progress », l’exposition reste volontairement ouverte aux réactions des visiteurs sénégalais. Juan Carlos Robles souhaite intégrer leurs retours avant de finaliser le projet, qui sera ensuite présenté en Espagne.

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