(SenePlus) - Le Sénégal a officiellement annoncé, le 20 juillet 2026, son soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), trois jours après une rencontre à Dakar entre ce dernier et son successeur, Bassirou Diomaye Faye.
Selon RFI, dans un article publié ce 21 juillet 2026, ce revirement oblige désormais les autorités sénégalaises à mener une campagne diplomatique en faveur de l’ancien chef de l’État, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024. Toutefois, des experts estiment que Macky Sall n’a pas nécessairement besoin d’obtenir le soutien officiel de l’Union africaine (UA) pour consolider sa candidature.
Le chercheur Paul-Simon Handy, directeur Afrique de l’Est à l’Institut d’études et de sécurité (ISS), cité par RFI, considère qu’un nouveau vote de l’UA pourrait même constituer un risque diplomatique en cas de rejet. Il estime que la stratégie la plus avantageuse pour Macky Sall consiste à poursuivre ses démarches auprès des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, dont les droits de veto seront déterminants lors du vote prévu à la fin du mois de décembre.
Dans cette perspective, l’ancien président sénégalais a déjà multiplié les contacts diplomatiques, notamment avec le président français Emmanuel Macron le 3 juin et avec le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi le 29 juin. Il se positionne comme un candidat de consensus face à deux autres prétendants majeurs : l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet et l’Argentin Rafael Grossi, actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
RFI rappelle également qu’en mars 2026, une vingtaine de pays africains, dont le Nigeria, avaient refusé de soutenir Macky Sall, invoquant le principe de rotation continentale qui favoriserait cette fois une candidature issue d’Amérique latine. En coulisses, la possibilité d’une candidature de la Nigériane Amina J. Mohammed, actuelle vice-secrétaire générale de l’ONU, est également évoquée.