Skip to main content
«LA CROISSANCE A DEUX CHIFFRES EST A NOTRE PORTEE AU PLUS TARD EN 2020»
AMADOU BA, MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN
 
ID
94697
{"id":94697,"title":"«LA CROISSANCE A DEUX CHIFFRES EST A NOTRE PORTEE AU PLUS TARD EN 2020»","subheadline":"AMADOU BA, MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN","image":"/sites/default/files/migrated_images/amadouba.jpg","link":"/article/la-croissance-deux-chiffres-est-notre-portee-au-plus-tard-en-2020"}

Le ministre de l’économie, des finances et du pan, Amadou Bâ a expliqué à l’émission «Grand Jury» de la «rfm» que le sénégal est sur la bonne trajectoire pour atteindre l’émergence. par rapport aux objectifs du plan Sénégal émergent (Pse), Amadou Bâ assure que la croissance à deux chiffres (à partir de 10%) peut être atteinte dans 3 ans par le Sénégal qui a connu beaucoup d’avancées depuis 2012.

Le Sénégal est sur la bonne voie pour atteindre son émergence. C’est la position défendue à l’émission Grand Jury de la Rfm par le ministre de l’Economie, Amadou Bâ. Revenant sur le budget record de 3360 milliards en 2017, Amadou Bâ souligne que c’est le signe d’une économie qui tend vers l’émergence et qu’après deux ans de mise en œuvre du Pse, on est en voie d’atteindre l’émergence dans un horizon temporaire de 25 ans. Par rapport au fait que cette croissance ne se manifeste pas sur le niveau de vie des Sénégalais, Amadou Bâ répond : «En tout cas, sans croissance on ne pourrait pas manger à sa faim. Le taux de croissance n’est qu’un indicateur, il permet de voir comment il y a eu de la création de richesse nationale. Nous bénéficions, chacun en ce qui le concerne, des fruits de la croissance ». Pour l’argentier de l’Etat,  le Sénégal a un cadre macroéconomique robuste et deux fois de suite «nous avons eu un taux de croissance supérieur à 6%, ce qui n’est jamais arrivé. Sur les 5 dernières années, nous avons une croissance moyenne de 5%, alors que le Sénégal avait habitué le monde à une croissance moyenne de 3,5% à 3,8%». 

Tous ces éléments font dire au successeur de Amadou Kane que les éléments qui mesurent la situation montrent que sous l’égide du président Macky Sall, il y a une amélioration sensible du niveau de vie des Sénégalais avec pas moins de 250.000 emplois créés. Toutefois, il tempère en soutenant que pour que les Sénégalais, dans leur majorité, puissent bénéficier des fruits de la croissance, il faut une croissance durable à l’image de la Chine qui a enchainé une forte croissance pendant 20 ans afin de pouvoir se développer.

LES 9600 MILLIARDS POUR FINANCER LE PSE PRESQUE BOUCLES

En tout cas avec les premiers résultats du Pse, le ministre des Finances reste convaincu que le Sénégal pourra atteindre une croissance à deux chiffres dans trois ans, car les financements sont en train de suivre. Le coût global du Pse était de 9656 milliards et le ministre rassure qu’il y a déjà les 4000 milliards de ressources intérieures dont près de 1800 milliards de recettes fiscales et douanières en 2016, en plus des 5200 milliards de financement étrangers. «Nous allons dépasser les 9600 milliards de besoins du Pse. On pourrait dépasser l’objectif de 7% de croissance prévu en 2017. Nous travaillons pour une croissance à deux chiffres. La croissance à deux chiffres est à notre portée au plus tard en 2020», promet Amadou Bâ. Sur la préférence nationale, l’argentier de l’Etat estime que contrairement à ce qui se dit, la commande publique (hormis les aides au développement et les projets qui ne peuvent pas être réalisés par les locaux) est réservée aux entreprises nationales. «Dans le budget d’investissement de l’année dernière qui tournait autour de 1000 milliards Fcfa, nous n’avons pas payé plus de 100 milliards Fcfa aux entreprises étrangères. Les entreprises nationales sont bien servies. Nous travaillons à permettre l’émergence d’hommes d’affaires locaux comme ce que fait Cse et Cde dans le Btp», dit-il.

5100 MILLIARDS DE DETTE PUBLIQUE POUR LE SENEGAL 

Interpellé sur le débat par rapport à la dette du Sénégal estimée actuellement à 5100 milliards Fcfa, Amadou Bâ rassure. «La dette n’est pas mauvaise, elle est absolument nécessaire à notre pays. La mauvaise dette, c’est celle qui est utilisée pour faire du fonctionnement, ou payer des salaires. Mais si on s’endette pour faire des investissements, c’est une excellente chose ; c’est vrai que nous devons être vigilants parce que nous avons un ratio d’endettement de 60% du Pib pour une limite communautaire de 70% ; c’est pour l’essentiel une dette avec une longue maturité, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Le rythme de reconstitution de la dette est important, mais la vitesse à laquelle la dette a cru entre 2006-2011 et entre 2012 et maintenant, montre que l’endettement a été divisé par deux. Macky Sall s’est moins endetté que le président Abdoulaye Wade», rassure l’ancien Directeur général des Impôts et Domaines. 

94697
ID
94697
Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
1
2

Vos Articles Préférés de la Semaine

3