Trois jours après la formation du nouveau gouvernement et la reconduction du Dr Cheikh Tidiane Dièye au ministère de l'Hydraulique et de l’Assainissement, des divergences semblent apparaitre au sein de la plateforme Avenir Senegaal Bii Ñu Bëgg. Dans une déclaration intitulée « La voix de la constance », la coordonnatrice adjointe chargée de l’administration, Ndèye Fatou Ndiaye Blondin Diop, revendique son ancrage auprès de la coalition Apte et réaffirme sa fidélité au projet politique porté par Ousmane Sonko.
L’impact du divorce au sommet du pouvoir exécutif, consécutif au limogeage par le président de la République, de son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, et au boycott du nouveau gouvernement par le parti Pastef, pourrait toucher la plateforme Avenir Senegaal Bii Ñu Bëgg. La preuve : trois jours après la publication de la liste de la nouvelle équipe gouvernementale, marquée par la reconduction du coordonnateur national de cette plateforme politique, Dr Cheikh Tidiane Dièye, à la tête du ministère de l'Hydraulique et de l’Assainissement, Ndèye Fatou Ndiaye Blondin Diop, coordonnatrice adjointe chargée de l’administration, est montée au créneau pour réaffirmer son ancrage au sein de la coalition Apte et son soutien à son leader, Ousmane Sonko.
Dans un texte intitulé « La voix de la constance », publié sur ses plateformes numériques, la coordonnatrice adjointe chargée de l’administration de la plateforme Avenir Senegaal Bii Ñu Bëgg fonde sa position sur le projet d’un Sénégal bâti selon les orientations définies par le peuple lors des Assises nationales des années 2010. « En ces moments où le pays doit encore traverser des épreuves et où le peuple doit faire preuve de résilience pour poursuivre sa marche vers une révolution maintes fois retardée, je prends la plume pour apporter ma modeste contribution à cette œuvre », a-t-elle d’emblée déclaré avant d’ajouter : « Depuis 2015, le projet d’Avenir Senegaal Bii Ñu Bëgg a été de bâtir un Sénégal dont les contours ont été dessinés par le peuple lors des Assises nationales des années 2010. Le cours des événements a fait émerger une force capable de porter au pouvoir une équipe porteuse de cet “idéal de Sénégal”. Le peuple a payé un lourd tribut pour y parvenir. Nous avons consacré notre âme et nos convictions les plus profondes à ce combat. Aucun regret ne nous anime ; nous le referions sans hésitation. »
Poursuivant son propos, Ndèye Fatou Ndiaye Blondin Diop s’interroge : « Aujourd’hui, le doute est permis. Le modèle de démocratie que nous vivons en ce mois de juin 2026 est-il celui que nous avions conçu pour le pays durant des décennies ? Pourrons-nous parachever notre rêve d’institutions et de gouvernance tel que nous l’avions imaginé ? Comment poursuivre ce long chemin tout en consolidant les acquis ? Comment atténuer les inquiétudes de ceux qui ont placé tant d’espoir dans leur vote de 2024 ? »
Sous ce rapport, elle ajoute : « Du haut de la soixantaine passée, nous avons conscience de notre petitesse et de la brièveté de notre passage face à l’éternité du Sénégal. Il nous revient d’écrire notre page dans cette histoire en choisissant nos mots et nos actes. Nous choisissons donc de rester fidèles à nos principes et de maintenir notre ancrage dans le camp de ceux qui incarnent encore le choix qui a motivé notre engagement politique. »