Skip to main content
L'APR demande le retrait du projet de révision constitutionnelle et réclame un référendum
Le parti de l'ancien président Macky Sall juge le texte inopportun, dénonce un recul démocratique et appelle les Sénégalais à se prononcer directement sur l'avenir des institutions
 
ID
1006094
{"id":1006094,"title":"L'APR demande le retrait du projet de révision constitutionnelle et réclame un référendum","subheadline":"Le parti de l'ancien président Macky Sall juge le texte inopportun, dénonce un recul démocratique et appelle les Sénégalais à se prononcer directement sur l'avenir des institutions","image":"/sites/default/files/2026-06/Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202026-06-28%20a%CC%80%2017.57.52.png","link":"/article/lapr-demande-le-retrait-du-projet-de-revision-constitutionnelle-et-reclame-un-referendum"}

(SenePlus) - L'Alliance Pour la République (APR) a exprimé son opposition au projet de révision constitutionnelle actuellement examiné en procédure d'urgence par l'Assemblée nationale. Dans un communiqué publié le 26 juin, le parti estime que cette réforme ne répond à « aucune urgence nationale » et appelle au retrait immédiat du texte, tout en exigeant qu'une éventuelle modification de la Constitution soit soumise au peuple par voie référendaire.

Selon l'APR, l'examen de cette réforme intervient dans un contexte marqué par « une dégradation sans précédent » des conditions de vie des Sénégalais. Le parti cite notamment la cherté de la vie, le chômage, les difficultés rencontrées par les entreprises ainsi qu'une crise économique et sociale persistante, estimant que ces défis devraient constituer les véritables priorités de l'action publique.

Pour l'ancienne majorité présidentielle, le projet de révision constitutionnelle ne vise pas à répondre aux préoccupations des populations, mais s'apparente à « un rafistolage constitutionnel dont la seule finalité semble être de régler des équilibres politiques internes au sommet de l'État ». L'APR considère que cette réforme représente « un recul démocratique inadmissible » pour le Sénégal.

Le parti critique particulièrement plusieurs dispositions qu'il juge préoccupantes. Il dénonce notamment la suppression du statut constitutionnel de l'opposition, l'instauration d'« un Exécutif confus et potentiellement conflictuel » ainsi que l'émergence d'« un parlementarisme débridé » qui, selon lui, remet en cause l'équilibre institutionnel.

L'APR estime également que le texte organise « un affaissement des prérogatives du Président de la République » sans définir un nouvel équilibre clair entre les institutions. Selon le communiqué, cette situation pourrait créer « les conditions de crises institutionnelles futures ». Le parti regrette par ailleurs que le projet reste « étrangement silencieux » sur des questions qu'il juge prioritaires, notamment l'indépendance de la justice et le renforcement de l'État de droit.

Dans sa déclaration, l'APR soutient qu'une réforme d'une telle ampleur, modifiant en profondeur le régime présidentiel qu'elle considère comme un facteur de stabilité, « ne saurait être adoptée par la seule majorité parlementaire ». Elle rappelle que « la Constitution est le pacte fondamental de la Nation ; elle appartient au peuple sénégalais et non à une majorité politique, quelle qu'elle soit ».

Le parti appelle ainsi à l'organisation d'un référendum afin de permettre aux citoyens de « librement se prononcer sur l'avenir de leurs institutions ». Il considère que toute révision constitutionnelle majeure doit être validée par le peuple, seul détenteur de la souveraineté nationale.

En conséquence, l'Alliance Pour la République exige le retrait du projet de loi et invite « l'ensemble des forces vives de la Nation » à se mobiliser pour défendre les acquis démocratiques du pays. Elle estime que les priorités du Sénégal doivent porter sur la relance économique, la protection du pouvoir d'achat, la création d'emplois, l'instauration d'une justice véritablement indépendante et le renforcement de l'État de droit, plutôt que sur une réforme constitutionnelle qu'elle attribue à « des querelles de leadership ou de contingences conjoncturelles entre le Président de la République et le Président de l'Assemblée nationale ».

1006094
ID
1006094
Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
1
2

Vos Articles Préférés de la Semaine

3