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L’Assemblée convoque le gouvernement pour un examen de mi-parcours du Budget 2026
A travers une correspondance officielle datée du 8 avril 2026, le président de l’Assemblée nationale a saisi la secrétaire d’Etat, Porte-parole du gouvernement, pour annoncer une série d’auditions cruciales des ministres devant les commissions permanentes
 
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Le Parlement sénégalais passe à l’offensive en matière de contrôle budgétaire. A travers une correspondance officielle datée du 8 avril 2026, le président de l’Assemblée nationale a saisi la secrétaire d’Etat, Porte-parole du gouvernement, pour annoncer une série d’auditions cruciales des ministres devant les commissions permanentes. Un contrôle rigoureux de l’exécution budgétaire !

C’est inédit ! L’Assemblée nationale entend ne rien laisser au hasard pour l’exercice 2026. Conformément à l’article 44 de son Règlement intérieur, l’institution parlementaire s’apprête à passer au crible le niveau d’exécution du budget en cours. Ces auditions, prévues entre fin avril et mi-mai 2026, visent un objectif précis : permettre aux députés d’apprécier la gestion des deniers publics à mi-parcours.

Ce processus s’inscrit dans la préparation du prochain Débat d’orientation budgétaire (Dob). Il s’agit d’examiner si les orientations stratégiques de l’Etat sont en phase avec le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep), avec des données précises exigées avant le 18 avril. Le président de l’Assemblée nationale n’attend pas de simples discours, mais des preuves chiffrées. Les ministres sont sommés de fournir, au plus tard le 18 avril 2026, des informations détaillées sous format électronique, notamment : l’exécution physique et financière des projets et programmes par programme budgétaire ; les cadres de performance renseignés, incluant les Documents de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd) et les Projets annuels de performance (Pap) ; et le niveau d’atteinte des objectifs pour le premier semestre de l’année.

Une pression sur l’Exécutif

Le ministère des Finances et du budget est également mis à contribution pour transmettre les données consolidées et ventilées par ministère. Cette démarche, signée par délégation par le directeur de Cabinet Modou Ndiaye, est adressée à Mme Marie Rose Khady Fatou Faye, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des Relations avec les institutions. 

En exigeant ces livrables dans des délais très courts, l’Assemblée nationale affirme son rôle de gardienne de la transparence financière. Pour le gouvernement, cet exercice de reddition des comptes sera un test majeur de sa capacité à transformer les ressources budgétaires en résultats concrets pour les populations. Cette convocation intervient dans un climat social marqué par les revendications syndicales, notamment celles de la santé, rendant cet examen budgétaire d’autant plus stratégique pour l’opinion publique.

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