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Le dialogue national entre dans une phase ciblée face aux urgences du moment
Le porte-parole du président de la République, Abdoulaye Tine, a apporté des éclairages sur la nouvelle démarche de concertation initiée par le chef de l’État
 
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Le porte-parole du président de la République, Me Abdoulaye Tine, justifie la nouvelle formule du dialogue national par l’évolution des priorités du pays. Après la justice et les réformes électorales, Bassirou Diomaye Faye veut désormais concentrer les concertations sur les défis politiques, économiques et sécuritaires, en s’appuyant sur l’expertise des anciens Premiers ministres et ex-responsables étatiques.

Le porte-parole du Président de la République, Abdoulaye Tine, a apporté des éclairages sur la nouvelle démarche de concertation initiée par le chef de l’État. Selon lui, cette approche s’inscrit dans une continuité logique des précédents dialogues nationaux, chacun ayant porté sur une problématique majeure du pays. 

Interpellé par la rédaction de Sud Quotidien hier, Me Tine a rappelé que les autorités, lors du premier dialogue organisé après les élections et les tensions politiques, avaient mis l’accent sur les dysfonctionnements du système judiciaire. « Le Président de la République avait décidé d’axer ce dialogue sur la problématique des défaillances de la justice », a-t-il expliqué. 

Le porte-parole a également souligné que ces concertations avaient été marquées par une large ouverture, avec la participation de la société civile, des magistrats, des acteurs politiques et même de détenus. « Certains avaient estimé que c’était allé trop loin, mais l’objectif était que tout le monde puisse s’exprimer », a-t-il fait remarquer. 

Poursuivant son propos, Me Tine a indiqué que la deuxième phase des concertations avait porté sur le système électoral. Cette orientation faisait suite au constat selon lequel les périodes électorales étaient régulièrement marquées par des tensions liées notamment au parrainage, au contentieux constitutionnel ou encore aux insuffisances des textes régissant les élections. « Toutes ces questions ont été discutées et ont abouti à un document fusionné avec des avant-projets de textes qui seront bientôt soumis au Conseil des ministres », a-t-il indiqué. 

Pour cette nouvelle édition, le Président de la République entend concentrer les échanges sur la conjoncture politique nationale au sens large. Celle-ci englobe, selon Me Tine, les difficultés économiques, la question de la dette publique, mais également les enjeux sécuritaires dans la sous-région. Le porte-parole a notamment évoqué les menaces sécuritaires venant du Mali voisin, estimant qu’elles pourraient avoir « des répercussions directes et immédiates sur le Sénégal ». 

Dans cette optique, le chef de l’État a choisi de privilégier des consultations ciblées avec d’anciens hauts responsables de l’État. Il recevra ainsi les anciens Premiers ministres, de Moustapha Niasse à Sidiki Kaba. Après cette étape, les anciens ministres de l’Économie et des Finances seront également consultés, avant une dernière série de rencontres avec les anciens ministres de l’Intérieur, jusqu’à Mouhamadou Makhtar Cissé. 

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