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Par Ousseynou Fall
Le monument de la Renaissance africaine, une œuvre du président Abdoulaye Wade
Le Monument de la Renaissance Africaine constitue en effet l’une des réalisations la plus emblématique du président Abdoulaye Wade tant par sa conception, le génie, que pour les moyens financiers
 
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1005399
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Dans un de ses ouvrages intitulé « un destin pour l’Afrique » le président Abdoulaye Wade écrivait ces lignes : « Si j’étais un sculpteur, je mettrais en place les bras ouverts dans un élan d’étreinte deux personnages sur une marche supérieure, l’Europe et les Etats-­Unis, sont plus rapprochés. Le 3eme, l’Afrique, un peu plus éloigné, aux formes saisissantes de pureté et de force, tend aussi les mains. La question n’est pas de savoir si l’étreinte aura lieu, mais quand et comment nous pouvons y travailler et substituer à des rapports conflictuels de quatre siècles d’incompréhension, bâtis au départ sur le commerce triangulaire, une union de raison, de complémentarité culturelle et de cœurs. Le symbole peut devenir réalité si la construction s’appuie aussi solidement sur les Noirs d’Afrique, ceux d’Amérique et ceux d’Europe car ils sont finalement le dénominateur commun. Une façon de dire que l’Afrique sera le socle de cette construction. »

On a pu écrire à ce propos

Il est de la destinée de certaines œuvres dès lors qu’elles sont créées de ne plus appartenir à leur auteur, mais demeurent dans le patrimoine de l’humanité. Le Monument de la Renaissance Africaine n’appartient plus en effet, au président Abdoulaye Wade, il appartient dorénavant à l’Afrique toute entière et à la diaspora noire. À cet égard, hommage ne lui sera jamais suffisamment rendu pour les efforts inlassables qu’il déploie pour la promotion de la propriété intellectuelle. En effet, il faut un certain volontarisme politique pour que les créations littéraires et artistiques ne soient pas laissées en rade, pour que dans cinquante (50) ans, les généra‐ tions futures ne se posent pas la question de l’apport de l’Afrique dans la civilisation universelle et pour para‐ phraser le Président‐poète, Léopold Sédar Senghor »au rendez‐vous du donner et du recevoir ».

Témoignent de ses efforts et de ses actions au service de la propriété intellectuelle, les multiples créations, inventions et titres de propriétés industrielles tant sur le plan scientifique, économique, culturel et artistique dont il est l’auteur. Nous pouvons entre autres citer : Fonds de solidarité numérique / Digital Solidarité Fund : pour juguler la fracture numérique entre le nord et le sud, GOANA (Grande Offensive pour l’Agriculture, la Nourriture et l’Alimentation) Etc, Association sciences sans frontières, Musique de deux rives : est le nom donné à un festival musical des pays des deux rives de l’Atlantique qui tous les trois ans, se retrouvent pour offrir leurs musiques sous forme de concerts, ballets, danses en salle ou sur les places publiques à leurs citoyens les uns aux autres, aux mélomanes et amateurs de musique du monde entier. Ainsi que de nombreuses créations littéraires : livres, romans, hymnes, etc… dont nous pouvons citer quelques‐uns à savoir : Les mathématiques de l’analyse économique moderne ; un destin pour l’Afrique ; une vie pour l’Afrique ; KEYNES à la rencontre de la charia ; L’Oumah islamique, une chance pour les musulmans, une chance pour le monde etc…

Cependant il ne suffit pas seule‐ ment de créer pour créer mais les créations doivent pouvoir aussi contribuer indépendamment du côté artistique au développement économique et social. Ainsi avec la création du Monument de la Renaissance Africaine, le président Abdoulaye Wade a aussi contribué d’une manière indéniable au développement économique voire touristique du Sénégal mais aussi à la protection de l’enfance défavorisée. En effet, si l’on se contentait simplement de créer des œuvres d’art sans les exploiter, la société n’évoluerait guère.

Ainsi, alors que la protection du monument de la Renaissance Africaine venait à peine d’être entamée avec les dépôts internationaux au niveau de l’OAPI, l’INPI, l’OMPI, l’auteur Abdoulaye Wade, m’a chargé de rédiger avec le concours de deux magistrats conseillers à la Présidence de la Ré‐ publique, les statuts de la Fondation dudit Monument. L’article 4 des statuts de la Fondation prévoit notamment : « De financer des activités socio­culturelles pour le compte des enfants défavorisés (la case des tous petits, un cyber case), d’apporter une aide et une assistance psychologique individuelle ou de groupe à l’enfance en général. Les actions de la Fondation ciblent toutes les catégories d’enfants victimes ou non de maltraitance ».

En effet, comme nous l’avons dit tantôt, la création ne doit pas être une fin en soi, mais seulement une étape visant la conversion de l’œuvre en actif commercial. Ainsi l’article10 prévoit que les ressources de la Fon‐ dation soient composées : Des moyens d’actions, d’une dotation initiale, des revenus de placement, des dons, des legs et des ressources créées à titre exceptionnel « manifestations, prestations diverses », notamment de subventions de l’Etat et des collectivités publiques ; De subventions privées provenant d’autres Fondations ou Organismes assimilés et de divers bailleurs de fonds. Organisation de visites touristiques ; confection de cartes postales, de bibelots, toutes reproductions, réalisation dans d’autres pays de réplique du Monument, etc…

Notre Tour Eiffel….

Dans la même lancée et dans le souci de rentabiliser cette œuvre, Monsieur le président de la République a de‐ mandé à une société spécialisée dans la promotion des monuments, en l’occurrence CARMEN GROUP d’étudier les différentes opportunités pour une exploitation judicieuse du monument et ce, à l’instar de la Statue de la Liberté, de la Tour Eiffel, de la Pyramide du Louvre, de la Grande Muraille de Chine, de la Bibliothèque d’Alexandrie, etc… 

Je voudrais simplement terminer mon propos sur la remarque suivante : Si cette œuvre qu’est le Monument de la Renaissance Africaine a suscité tant de passions, c’est parce qu’elle ne laisse pas le public indifférent. Rien en effet, n’est plus dévalorisant pour le créateur d’une œuvre d’art que l’indifférence. C’est ainsi que l’œuvre du président a été beaucoup décrié pour ne pas dire diabolisé. De la même manière en effet, les monuments que sont la Tour Eiffel à Paris et la statue de la liberté à New York déchaînèrent aussi en leur temps les passions et des tempêtes de protestations. C’est ainsi qu’en France plusieurs pétitions furent ainsi adressées au Président de la République lors de la création de la Tour Eiffel et des actions en justice furent même engagées contre l’Etat et la Ville de Paris.

L’achèvement de sa construction constitue cependant, l’un des évènements majeurs de l’architecture comparable par son audace aux pyramides et aux grandes Cathédrales Gothiques d’Occident.

Notons au passage que la Grande Pyramide du Louvre fait partie des monuments emblématiques les plus visités de France. 

Souhaitons ainsi que le Monument de la Renaissance Africaine soit à Dakar ce que la Tour Eiffel est à Paris et qu’un voyage à Dakar d’où que l’on vienne commence ou comprenne une visite du Monument, et qu’on puisse créer aussi à notre tour avec le Dr Assitou Ndinga des « images et des légendes positives autour du Monument de la Renaissance Africaine et passer ces images et ces légendes dans les enseignements, les recherches, les circuits touristiques, les visions de Dakar du Sénégal et d’Afrique ».

Le Monument de la Renaissance Africaine constitue en effet l’une des réalisations la plus emblématique du président Abdoulaye Wade tant par sa conception, le génie, que pour les moyens financiers.

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