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Le Parlement français adopte le droit à l’« aide à mourir »
Avec cette décision, la France rejoint plusieurs pays ayant déjà instauré des dispositifs similaires, comme la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, le Canada ou encore l’Uruguay
 
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(SenePlus) - Le Parlement français a franchi une étape historique sur la question de la fin de vie. Dans un article publié le 15 juillet 2026, Le Monde, avec l’Agence France-Presse, annonce l’adoption définitive par l’Assemblée nationale de la proposition de loi instaurant un droit à l’« aide à mourir ».

Le texte a été validé par 291 voix contre 241, après que le gouvernement a choisi de laisser le dernier mot aux députés malgré les nombreux désaccords persistants, notamment au Sénat, qui avait rejeté à plusieurs reprises cette mesure. Cette nouvelle législation permet, sous certaines conditions, à des personnes atteintes de maladies graves et incurables de bénéficier d’une assistance médicale pour mettre fin à leurs souffrances.

Avec cette décision, la France rejoint plusieurs pays ayant déjà instauré des dispositifs similaires, comme la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, le Canada ou encore l’Uruguay.

Le président Emmanuel Macron a salué une « étape importante » et s’est félicité d’un débat mené, selon lui, dans le respect des convictions de chacun. Il a rappelé qu’il s’agissait d’un engagement pris en 2022 auprès des Français et a estimé que les témoignages de patients et de familles avaient contribué à façonner le contenu de la loi.

Les débats ont toutefois révélé de profondes divisions politiques et éthiques. La majorité présidentielle et une grande partie de la gauche ont globalement soutenu le texte, tandis que la droite et l’extrême droite s’y sont majoritairement opposées. Plusieurs élus ont défendu une avancée en matière de liberté individuelle, alors que ses détracteurs dénoncent une rupture avec certains principes fondamentaux liés à la protection de la vie.

L’adoption de cette loi intervient après un long parcours parlementaire marqué par plusieurs reports. Un premier projet porté par le gouvernement avait été interrompu après la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, avant que deux propositions distinctes, l’une sur les soins palliatifs et l’autre sur l’aide à mourir, ne poursuivent leur chemin législatif.

L’opposition n’a cependant pas disparu après le vote. Le gouvernement a annoncé une possible saisine du Conseil constitutionnel, tandis que certains responsables politiques réclament un débat national plus large, voire un référendum sur cette réforme sociétale majeure.

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