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Le Pastef n'est pas dans l'opposition, défend Daouda Ngom
De Macky Sall à la crise à l'Enseignement supérieur, en passant sur les limogeages de directeurs généraux, l'ancien ministre et vice-président du parti a dressé, ce dimanche sur Sud FM, un large tour d'horizon de l'actualité politique nationale
 
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  • https://www.youtube.com/watch?v=wCRAfb5h2oU

(SenePlus) - Invité de l'émission « Objection » ce dimanche 19 juillet 2026 sur Sud FM, l'ancien ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, également vice-président de Pastef et conseiller spécial du président de l'Assemblée nationale Ousmane Sonko, est longuement revenu sur l'actualité politique nationale, du séjour à Dakar de l'ancien président Macky Sall à la crise ouverte au ministère de l'Enseignement supérieur.

Interrogé sur la venue à Dakar de l'ancien chef de l'État, reçu par le président Bassirou Diomaye Faye dans le cadre de sa campagne pour le poste de secrétaire général des Nations unies, Daouda Ngom n'a pas mâché ses mots. Pour lui, cette visite ravive les blessures d'une période qu'il qualifie de « braise » pour Pastef, marquée selon lui par la mort de 86 Sénégalais du fait de la répression policière entre 2021 et 2024, ainsi que par une dette qu'il présente comme « cachée », évaluée à plus de 25 500 milliards de francs CFA. 

Il affirme que le Sénégal doit y consacrer près de 5 497 milliards en 2026, soit environ 15 milliards par jour. Selon lui, l'ancien président profiterait de sa candidature onusienne pour redorer son image, alors que la justice n'a, à ce jour, pas tranché sur les responsabilités liées à la répression de ces années.

« Ce n'est pas Sonko qui a dévié, c'est Diomaye »

Sur les rencontres séparées entre Karim Wade et l'ancien président d'un côté, le chef de l'État de l'autre, l'ex-ministre balaie l'hypothèse d'une coalition anti-Pastef qui inquiéterait son camp : « nous sommes prêts », a-t-il martelé, disant croire à une « majorité sociologique et politique » du parti au pouvoir. 

Il est revenu sur les engagements du « Projet », le programme politique porté par Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême, qu'il dit avoir lui-même contribué à élaborer en tant que coordinateur des cadres de Pastef. Il cite notamment la promesse de réduire les pouvoirs présidentiels — dont la démission du chef de l'État de son poste de président de parti — et l'obligation de déclaration de patrimoine à l'entrée et à la sortie du mandat, une règle qu'il assure vouloir lui-même respecter avant le 2 septembre. 

Pour Daouda Ngom, c'est le président Faye, et non Ousmane Sonko, qui se serait écarté de cette trajectoire, notamment en nommant un gouvernement sans concertation avec le parti majoritaire après le départ de Sonko de la Primature.

Élections couplées : Pastef dit être prêt à « toutes les hypothèses »

Concernant la saisine du Conseil constitutionnel par le président de la République en vue d'un éventuel jumelage des élections locales et législatives, l'invité d'Objection assure que sa formation politique a « toujours anticipé » ce type de scénario et se dit disposé à affronter des élections à date échue, qu'elles soient couplées ou non.

Sur la reddition des comptes promise pendant la campagne électorale, il évoque le dossier dit des « 45 milliards », lié à la vente d'arbres, dont l'enquête aurait été bouclée et transmise à la justice sans suite à ce jour selon lui. Il défend le bilan de l'actuelle législature, qu'il présente comme « la meilleure de l'histoire politique du Sénégal », citant en exemple l'audition des ministres sur l'exécution budgétaire.

Longuement questionné sur son ancien portefeuille, Daouda Ngom est revenu sur la démission collective de cinq hauts responsables du ministère de l'Enseignement supérieur, qu'il attribue à des désaccords avec l'actuel ministre sur plusieurs dossiers structurants : le projet « Espoir Jeunes » financé par la Banque mondiale (123 milliards de francs CFA), le programme « un étudiant, un ordinateur » — marqué selon lui par des irrégularités dans la passation des marchés publics entre 2017 et 2025 — ainsi que le financement de la recherche. 

Il a par ailleurs comparé le nombre d'ingénieurs formés chaque année au Sénégal (800) à celui de la Tunisie (8 000) et de l'Iran (234 000), pour plaider en faveur d'un renforcement de l'enseignement supérieur et de la recherche.

L'ancien ministre a également dénoncé une vague de limogeages de directeurs généraux qu'il juge motivée davantage par des considérations politiques et d'appartenance géographique ou confrérique que par la compétence ou l'éthique, citant plusieurs cas précis évoqués au cours de l'entretien.

En conclusion, Daouda Ngom a tenu à rappeler que Pastef, bien que hors de l'exécutif, conserve selon lui un pouvoir réel à travers le pouvoir législatif, et qu'il entend s'en servir pour honorer

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