Skip to main content
LE SEP DE BBY ENFONCE KHALIFA SALL
 
ID
97025
{"id":97025,"title":"LE SEP DE BBY ENFONCE KHALIFA SALL","subheadline":"","image":"/sites/default/files/migrated_images/apr_oumaryoum.jpg","link":"/article/le-sep-de-bby-enfonce-khalifa-sall"}

Le Secrétariat exécutif permanent de BBY a estimé que le placement de Khalifa Ababacar Sall est fondé sur des faits. Des faits contenus dans un rapport de l’IGE, confirmés le procureur de la République et sur lesquels, le doyen des juges s’est fondé, pour mettre le maire de Dakar en prison. Ni plus, ni moins. Les camarades de Mor Ngom estiment alors, que les avocats de Khalifa Sall ainsi que certains de ses proches ont tout faux en voulant faire croire à «l’opinion publique nationale et internationale que cette décision de justice est le fruit d’un complot politique».

Selon le SEP de BBY, ce qui est constant, dans les faits reprochés à Khalifa Sall et à ces collaborateurs, demeure que le «maire de Dakar a régulièrement fait approvisionner une régie d’avance, tous les mois, sur sa propre signature, à hauteur de 30 millions FCA, sur la période revue pour régler des dépenses fictives en denrées alimentaires soi-disant destinées aux populations de la commune au titre des secours» ; «les fonds publics décaissés lui étant directement remis par le Directeur Administratif et Financier de la mairie de Dakar tel que rapporté par l’intéressé au cours de la mission de vérification contradictoire de l’IGE selon le Procureur de la République».

«C’est donc pour l’utilisation frauduleuse de fonds publics destinés à la régie d’agence de la Mairie de Dakar, à hauteur du montant global d’1.830.000.000 CFA que Khalifa Sall et ses collaborateurs sont inculpés par le Doyen des Juges, pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux et détournement de deniers publics». «Voilà pour les faits !», tonnent les camarades de Mor Ngom dans un communiqué parvenu à la Rédaction de Sud Quotidien.

Par ailleurs, le SEP de BBY a tenu à rappeler à l’opinion que dans le budget de la mairie de Dakar, figurent déjà des rubriques spécifiques couvrant en dehors de cette régie d’avance, les dépenses auxquelles fait référence le maire Khalifa Sall à propos des dépenses fictives effectuées à travers ladite régie d’avance. 

Rien que sur l’année 2017, souligne-t-on dans l’édit, le budget de la mairie de Dakar comprend de manière régulière les rubriques suivantes : Secours et indigents : 850 millions CFA ; Secours aux sinistrés : 20 millions CFA ; Subventions aux associations sportives et culturelles : 350 millions CFA ; Subventions aux lieux de culte : 200 millions CF ; Bourses et allocations aux élèves et étudiants : 1,270 milliard CFA ; Participations aux dépenses de l’enseignement (lait...) : 1,960 milliard CFA ; Dépenses de santé : 154, 8 millions ; Fêtes et cérémonies publiques (hôtels et restauration, cérémonies officielles, réceptions publiques, locations de véhicules) : 1, 308 milliard CFA ; Autres frais de transport (pèlerinages...) :  296 millions CFA ; Carburant : 500 millions CFA.

Or, relève-t-on dans la même source, une régie d’avance obéit à des règles strictes de gestion de la dépense publique qui permettent dans les collectivités locales, pour des raisons de commodité, à des agents placés sous l’autorité de l’ordonnateur qu’est le maire, d’exécuter de manière limitative et contrôlée a posteriori, un certain nombre d’opérations.

Mais notent Mor Ngom et Cie, «il n’existe pas dans la nomenclature budgétaire de la République du Sénégal, des “fonds politiques”. Ce qui existe, ce sont des “fonds spéciaux” votés par l’Assemblée nationale à des fins de souveraineté nationale. «Les collectivités locales ne sauraient être dotées de tels instruments», concluent-ils.

97025
ID
97025
Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
1
2

Vos Articles Préférés de la Semaine

3