Le rendez-vous était fixe pour avant-hier lundi a 10h30. Finalement, l’audience a eu lieu a 13h25. Très relax, Matar Ba s’est confie à l’équipe de Sunu Lamb
et Stades dans un entretien à cœur ouvert. En présence de son directeur de cabinet, Ibrahima Ndao, et du conseiller technique en communication Mbaye
Jacques Diop. Tantôt taquin, tantôt l’air très sérieux, le ministre des Sports est revenu sur toutes les questions de l’actualité sportive
Monsieur le ministre, comment se porte le sport sénégalais ? Bien ou malade ?
On ne devrait pas poser la question sous cet angle. Vous savez très bien que le sport n’est pas malade. Le sport se porte à merveille, on ne le dirait pas non plus. Quand on veut évaluer une chose ou avoir une lecture lucide, il faut faire appel à une petite histoire de cette chose et voir ce qui se passe réellement. Si on le fait, on peut voir que le sport fait de grands pas dans tous les domaines. Dans le domaine des résultats sportifs, de l’organisation, de l’administration, dans la gestion et dans le domaine des infrastructures. C’est ce qu’il faut retenir. Et nous nous battons tous les jours pour l’améliorer. La vision du chef de l’état est claire et nous sommes en train de la concrétiser. Cela ne se fera pas en un jour.
Mais, si on prend les derniers événements sportifs, on ne peut pas dire que les résultats soient au top. Nous sommes revenus des Jo sans briller, au foot c’est des éliminations précoces. le tableau est tout de même un peu noir…
Si vous voulez virer vers le noir, ce sera noir. Mais, en réalité, ce que vous dites n’est pas le baromètre. Ce n’est pas gagner une médaille sur le plan international qui est le baromètre. Le baromètre, c’est est-ce que les disciplines sportives marchent dans ce pays ? Est-ce qu’il y a une pratique des disciplines sportives dans toutes les régions ? Est-ce que nous sommes présents au niveau des compétitions internationales ? Le fait d’y participer montre déjà qu’il y a un travail fait en amont sur le plan national. Sinon, on ne serait jamais qualifié à ces compétitions. Et puis si vous citez des compétitions que l’on n’a pas remportées, il faut aussi citer celles que l’on a gagnées.
Dernièrement, il n’y en a pas eu beaucoup…
Mais en 2017, on a participé qu’à la Coupe d’Afrique. Mais il ne faut pas oublier récemment que nous sommes allés en finale de la Coupe d’Afrique u20. Nous avons joué une demi-finale de Coupe du monde. Nous avons gagné le tournoi de foot des Jeux Africains. On a survolé les éliminatoires de la CAN 2017. En basket, on a gagné l’Afrobasket féminin. Tout cela, ce sont des performances qu’il ne faut pas négliger.
Mais le Sénégalais lambda a l’impression que notre pays ne fait pas partie des nations qui gagnent ?
C’est vous qui le dites. Moi, je suis un Sénégalais lambda. Mais il faut comprendre que ce n’est pas de la magie. C’est un travail, une construction. Ce qui manquait au Sénégal depuis l’indépendance, c’est d’avoir un Président sportif. On l’a depuis 2012. Les conditions ont été nettement améliorées. Les fonds injectés dans le sport sont plus importants. Ce qui se fait aujourd’hui ne se faisait pas. Quand on fait le cumul de nos réussites depuis 2012, ça dépasse des années d’autres gestions. Je ne dis pas que depuis 1960 rien ne s’est fait. Le Sénégal a survolé d’antan le basket africain. On est allé en quart de finale de Coupe du monde de football en 2002. il y a eu la médaille de Dia Ba (Amadou) aux JO et des réussites dans d’autres disciplines. il y a eu une période creuse mais nous sommes en train de nous relever pour construire quelque chose de solide. Ce qui se fait au niveau de la petite catégorie dans plusieurs disciplines montre qu’il y a une construction bien réfléchie. On n’a pas encore atteint notre objectif car on veut toujours faire mieux.
Concrètement qu’est-ce que l’on a ? Et quel objectif on veut atteindre ?
C’est se battre pour que toutes les disciplines soient pratiquées partout dans ce pays. Cela fait partie des contrats d’objectifs que l’on a signés avec les fédérations. Nous aimerions aussi qu’elles soient plus autonomes et fortes. Cela fera des économies pour l’état pour mieux investir et doter le Sénégal d’infrastructures. Nous avons aussi dépassé certains tiraillements qui retardaient le développement de notre sport. Aujourd’hui, tout le mouvement sportif travaille la main dans la main pour relever les défis. Nous avons engagé le combat contre le déficit criant d’infrastructures. Les actes posés nous rassurent. Et ce combat sera gagné. Parmi les actes, on peut aussi citer la première mouture du Code du sport sénégalais que nous avons terminé et que nous allons partager la semaine prochaine en interne.
En parlant de contrats d’objectifs, vous en avez signé avec les fédérations. aujourd’hui, est-ce que vous avez eu satisfaction ?
Je l’ai dit, il y a quelques mois. Nous l’avons initié sur instruction du président de la République. Avec les procédures administratives, en réalité, c’est au mois de décembre que l’argent a été décaissé. On n’a pas encore fait d’évaluation. Nous faisons confiance aux personnalités qui dirigent ces fédérations sportives. On a des indicateurs très clairs et on pourra évaluer, rectifier au besoin et féliciter s’il faut le faire.
Après sa disqualification de la Coupe d’Afrique féminine de handball, le Sénégal avait déposé un recours. quel est l’état d’avancement du dossier ?
C’est le président de la fédération (Seydou Diouf) qui le pilote avec son comité d’experts. Je les ai reçus tout juste avant la CAN. il y avait entre autres le président du rugby, Me Guédel (Ndiaye) qui est un expert en la matière. La semaine prochaine, ils iront à la CAHB parce qu’il y a d’abord un processus. Le TAS, c’est à la fin. Le premier palier, c’est la Confédération africaine qui doit recevoir les revendications du Sénégal. C’est un dossier qui mérite d’être suivi parce que tant qu’on est convaincu que l’on est lésé, par principe il faut se défendre jusqu’au bout.
En athlétisme, il y a en ce moment un différend entre le promoteur du Marathon de Dakar et le président de la Fsa, Momar Mbaye, qui dit vous avoir saisi pour trancher. Qu’en est-il ?
Je pense que Momar Mbaye ne peut pas me saisir pour trancher cette affaire. C’est un délégataire de pouvoirs. Je pense que s’il y a une incompréhension entre le privé qui organise un marathon et la fédération qui a reçu la délégation de l’état pour gérer ces questions, ce qu’il faut me demander c’est peut-être de les réunir et de trouver un terrain d’entente. D’après les informations, ce n’est pas un marathon professionnel mais un marathon familial pour passer du bon temps, faire du sport. En même temps, il y a de l’argent qui est versé à la FSA ; ce qui participe à la promotion de l’athlétisme sénégalais. Il n’y a pas de difficultés notoires, je crois. Juste peut-être de l’incompréhension. Je les ai déjà eus au téléphone. Et chacun est dans de bonnes dispositions. Cela va de l’intérêt du Sénégal d’avoir de pareilles manifestations qui vendent l’image du pays mais aussi qui permettent de financer une discipline comme l’athlétisme qui, à mon avis, en l’état actuel, devrait applaudir tous ceux qui viennent au Sénégal pour faire des activités de ce genre. Cela contribue à relancer une discipline en baisse de régime qui nous a autrefois valu des satisfactions. L’essentiel, c’est de tout mettre en règle.
En basket, on se prépare pour les éliminatoires de l’Afrobasket chez les dames et les hommes. Qu’est-ce que le ministre des Sports attend de ces deux équipes ?
Ce que tout le monde attend. Nous sommes détenteurs du trophée chez les dames et chez les hommes nous avons été en demi-finales et nous avons fait une belle participation au TQO (Tournoi de qualification aux JO, ndlr) où il y avait les plus grandes nations du monde. Donc, on a le droit d’être ambitieux. Après, c’est sur le terrain que cela doit se faire. On a tout ce qu’il faut pour y arriver.
Il y a toujours l’affaire des primes impayées dans des disciplines comme le taekwondo et autres. Vous êtes toujours dans les dispositions de solder ces dettes ?
J’ai été très honnête par rapport à cela. Je ne fuis pas les problèmes. Que cela soit avec les fournisseurs ou les athlètes si on leur doit de l’argent, c’est regrettable mais ce sont des dettes que l’on a héritées. Je me bats pour trouver une solution à ces problèmes. J’en ai parlé à qui de droit. Et je crois que petit à petit, on parviendra à les régler. Je voudrais tout simplement revenir sur une chose et j’insiste là-dessus. il ne faut pas que le débat soit détourné. Pour un sportif sénégalais qui représente son pays, la seule récompense qu’il vise c’est de gagner pour son pays. Mais actuellement qui va à l’extérieur et revient demande à voir le président et pense qu’il doit lui donner de l’argent et un appartement. un pays ne peut pas fonctionner comme cela. il faut dire les choses. Le président de la République peut voir qui il veut mais c’est des exceptions. Ça ne peut pas être une revendication. Et si on gagne partout dans toutes les disciplines ? Vous pensez que le président de la République pourra recevoir tout le monde et donner un appartement à tout le monde ? On doit être honoré d’avoir représenté son pays. D’ailleurs, ce qui est plus incompréhensible c’est d’entendre une délégation qui revient et qui a été reçue par le ministre des Sports dire ‘’on n’a pas été reçu par l’état’’. Le ministre des Sports, il représente quoi ? Et quand je remets le drapeau à une délégation, personne ne parle.
Ils peuvent se dire qu’il y a deux poids, deux mesures ?
Mais non. En réalité, même vous les journalistes, vous ne suivez pas toutes les délégations. il y avait plus de 50 journalistes à la CAN de foot mais aucun organe de presse n’a accompagné le beach soccer au Nigeria. Ce qui est important, c’est de traiter toutes les disciplines avec respect. Estce que vous avez entendu dire que le ministre avait promis des primes et qu’il ne les a pas données ? Non. il faut comprendre que le ministre des Sports serait le plus heureux si tous les sportifs roulaient sur l’or, si tous les sportifs n’avaient aucune revendication. Mais quand nous sommes dans un pays qui ne dispose que de ressources limitées et qu’il y a plusieurs secteurs importants à gérer, il faut savoir raison garder. Aucun sportif ne peut dire que l’Etat n’accorde pas d’importance au sport. On n’a jamais eu un budget qui avoisine les 18 milliards FCFA. On vous l’aurait dit il y a 7 ans, vous ne l’auriez pas cru. Cela s’est fait.
Mais quand des footballeurs déjà milliardaires se partagent plus de 200 millions FCFA pour une qualification en quarts de finale de Can et que des champions d’Afrique dans d’autres disciplines n’ont que des broutilles…
D’abord si on ne l’avait pas fait, vous, journalistes, seriez les premiers à nous taper dessus en disant : «voilà, ils ne donnent que des miettes à ces gens-là. Ils ne les mettent pas dans de bonnes conditions». Et quand vous parlez de milliardaires, vous leur donnez raison car ce sont des patriotes qui ont laissé tout le confort pour venir défendre leur pays. Si c’était pour de l’argent, ils n’allaient pas venir. Ce qu’ils gagnent ici n’est rien. C’est une goutte d’eau dans la mer. Mais ils quittent leur poste à leurs risques et périls. Et il y en a qui rentrent et perdent leurs places en club. C’est de véritables patriotes. Qu’on le veuille ou non la dimension
de l’équipe A n’est pas la même que les autres équipes. Il faut le dire et c’est partout.
D’accord mais vous avez dit que le Sénégal n’est pas un pays riche et que le seul fait de représenter son pays est un honneur. alors pourquoi ne pas jouer sur la fibre patriotique, prendre cet argent octroyé en guise de primes qui, comme vous le dites, n’est rien pour eux mais représente sûrement beaucoup pour investir dans le football de jeunes ?
On joue sur cela, c’est pourquoi les primes n’explosent pas. La Côte d’ivoire, par exemple, avait un budget à plus de 3 milliards FCFA et nous 1,9 milliard FCFA. Après, pour régler ce que vous dites, j’ai dit un jour : «Nous avons actuellement des champions de football, de véritables professionnels mais j’aimerais qu’ils deviennent de véritables champions dans l’investissement au Sénégal». il faudrait que les milliards qu’ils gagnent, qu’ils viennent les investir ici, dans leur pays. Cela peut être dans le sport comme dans d’autres domaines. D’ailleurs, cela réglerait, en même temps, l’histoire de leur retraite.
Au Gabon, il y avait de bonnes conditions, des primes payées à temps mais au bout une élimination en quarts. C’est quoi le problème ?
L’efficacité dans le dernier tiers. Lors du match contre le Cameroun, on n’a pas su résoudre l’équation. Ce n’est pas le ministre qui parle mais quelqu’un qui a déjà joué. Dans la surface de réparation, il y avait toujours une passe qui manquait. Que cela soit Diao Baldé, Sadio Mané, Moussa Sow, il y avait possibilité de marquer mais on a été inefficace.
Aujourd’hui, il ne vous arrive pas de vous dire : on stoppe les campagnes à courts termes pour investir à long terme ?
Nous, on se bat pour réussir les deux parce que c’est deux choses différentes. À l’arrivée du Président Macky Sall, les compétitions internationales avaient une enveloppe de 900 millions FCFA. Aujourd’hui, nous sommes à 2, 6 milliards. Avec le Code sport, je l’ai dit tantôt, la volonté c’est d’avoir véritablement des fédérations qui auront une autonomie financière. Dans un pays où les Fédérations sont accompagnées par les entreprises privées et nationales, l’état n’a pas autant d’obligations. Aujourd’hui, le PSG n’a pas besoin de solliciter l’état français pour aller jouer en Ligue des champions. ici, il n’y a que l’état qui est bailleur.
Pour rester dans l’investissement et les infrastructures, pensez- vous que le Sénégal peut d’ici une dizaine d’années accueillir une grande manifestation sportive comme les Jeux africains ou la Can de foot senior ?
Une dizaine d’années, c’est trop pour moi.
En l’état actuel des choses, nous en sommes très loin…
C’est une lecture négative de notre situation de votre part. Qu’est-ce qu’il faut pour organiser une Coupe d’Afrique ? Le minimum, c’est d’avoir deux stades qui disposent de gazon naturel. Nous avons Léopold Senghor. 50% de la question est réglée.
Léopold Senghor ne répond pas aux normes et est loin des stades modernes comme celui de Franceville ?
Pourquoi vous ne citez pas celui de Oyem où la pelouse était un champ de patates. Allez faire le tour de l’Afrique et vous verrez combien de pelouses sont meilleures que la nôtre. Les Sénégalais ne doivent pas prendre en exemple d’autres pays et foulent du pied les efforts faits par l’état sénégalais. Les Sénégalais ne doivent pas oublier que, lorsque j’ai été nommé ministre des Sports le 24 juillet, je suis allé au stade Léopold Senghor dès ma prise de fonction. J’ai déclaré qu’il n’y aurait pas de plan B, l’équipe du Sénégal jouera ici. Personne ne m’avait cru, même certaines personnes du ministère. On s’est battu pour que le Sénégal reçoive chez lui. On s’est investi. Qui nous dit que si les Lions avaient joué au Maroc, on allait se qualifier. Aujourd’hui, si le Sénégal doit jouer un match international, il peut le faire au stade Léopold Sédar Senghor. Vous, la presse, vous dites que le stade n’est pas aux normes mais si la FiFA dit oui, la CAF dit oui, donc vous êtes libres de le dire. Le Sénégal a organisé deux Coupes d’Afrique en petites catégories en une année.
Donc le Sénégal peut être candidat pour 2025 après le Cameroun (2019), la Côte d’ivoire (2021) et la guinée (2023) ?
Je ne donne pas de date .On travaille pour être éligible. On ne veut pas poser notre candidature et construire après. On préfère construire et après poser notre candidature. S’il n’y a pas de retard dans notre programmation nous pourrions poser notre candidature après. il y a des pays qui ont été choisis mais il peut y avoir des perturbations et on change de choix. Les deux championnats d’Afrique que nous avons organisés en petites catégories, le Sénégal n’était pas demandeur. Nous avons aidé la CAF à organiser. On peut choisir un pays et à cause des imprévus, on ne le souhaite pas, la CAF change de choix et demande au Sénégal de prendre en charge l’organisation. On sera peut-être prêt.
Où en êtes-vous avec la construction du palais des sports à Diamniadio ?
Nous nous battons tous les jours pour terminer les travaux à temps et remettre les clefs.
La remise des clefs des appartements des lionnes du basket était prévue au mois d’octobre. quatre mois plus tard, elles attendent toujours…
Je reconnais que nous sommes en retard. C’est le promoteur. il est en train d’accélérer les travaux. C’est des cités où on ne trouvera pas de sable. il va mettre des pavés partout. Chaque Lionne a reçu son contrat, il ne reste que les clefs de leurs appartements.
La gestion de nos infrastructures est toujours un souci. Et les réserves foncières de certains stades comme Léopold Senghor et Caroline Faye sont souvent spoliées…
En ce qui concerne la gestion des infrastructures sportives, il faut reconnaître qu’il y a une amélioration à faire. Il faut mieux s’organiser. Nous y sommes. Nous avons écrit à ceux qui gèrent ces infrastructures pour leur demander de redoubler d’efforts. Pour la réserve foncière de Léopold Senghor, le problème date de 2009. il y a eu un lopin de terrain entre deux bandes d’étages qui a été morcelé. Mais depuis que l’on est arrivé, un centimètre n’a pas été touché. Cela ne se fera pas parce que c’est réservé aux infrastructures sportives. À Caroline Faye, il y a 17 hectares de réserves foncières. Le Conseil départemental et la mairie de Mbour ont un projet qui semble extrêmement important pour la population. ils avaient commis l’erreur de démarrer sans l’aval du ministère des Sports. J’ai fait arrêter tous ces travaux en saisissant le gouverneur de Thiès et le préfet de Mbour. J’attends qu’ils viennent avec les promoteurs pour me soumettre le projet. Pour que l’on puisse voir si c’est pour l’intérêt de la population et des sportifs mbourois. Si c’est le cas, on donnera peut-être suite. En tout cas, on saura la posture à adopter.
Depuis des années, après chaque échec, on parle de la relance du sport scolaire et universitaire, est ce qu’elle est effective ?
Elle est effective cette relance du sport scolaire et universitaire. Sur les quatorze régions du Sénégal, deux seulement n’ont pas organisé de festival scolaire. C’est tout à l’honneur du ministère des Sports, du ministère de l’éducation nationale et de nos partenaires. Aujourd’hui, on espère que cette année, on aura de la diversité. il ne faut pas faire de la comparaison avec l’Uassu qu’on organisait et ce qui se fait aujourd’hui. il ne faut pas penser que l’Uassu se passe simplement à Dakar mais c’est partout dans le Sénégal. il faut trouver une formule pour que l’Uassu ne disparaisse pas.
Dans quatre mois, vous ferez trois ans à la tête du sport sénégalais où vous êtes celui qui a le plus duré depuis la première alternance en 2000. que pensez-vous avoir apporté à ce département ?
(Rires). C’est le destin. C’est la confiance du Président Macky Sall, élu par le peuple sénégalais. Quels que soient les résultats que tu peux faire, s’il n’a plus confiance, il peut te démettre. La seconde chose, c’est que je suis là parce que c’est un travail collégial. On a l’habitude de me féliciter mais je ne suis pas le seul, il y a toute une équipe. Nous avons essayé d’apaiser les tensions entre le ministère et les fédérations. un éminent membre d’une fédération m’a d’ailleurs dit un jour : «Monsieur le ministre, tu sais ce que l’on faisait ? Chaque jour, on achetait le journal pour voir ce que le ministre a dit pour répondre». C’est dépassé. Je travaille avec l’ensemble des fédérations. Et c’est cette communication permanente qui nous a permis de régler beaucoup de problèmes et de travailler pour l’avancement du sport sénégalais. Quand il faut dire non, je le ferai.