CHEIKH AHMADOU BAMBA Ecrit dans Tazawudu Shubban : « Cherche le savoir du berceau à la tombe. »
CHEIKH AHMADOU BAMBA, dans Mounawirou Soudoûr : « Le savoir est lumière et l’ignorance est ténèbres. »
Ces Louables Lignes de Cheikhoul Khadim montrent avec éloquence l’importance de la science, de son enseignement et son utilisation à bon escient. Elles décrivent les études comme une loi qui doit devenir la seconde nature de l’Homme. Aujourd’hui, il est à l’ordre du jour : l’insertion et l’applicabilité de l’intelligence artificielle et du numérique dans nos écoles. Donc, il serait judiciable de bien tamiser l’origine de ce que nous donnons à nos enfants comme savoir, dans la mesure où ils seront à coup sûr, les futurs dirigeants de ce pays. Ne formons pas ces millions de jeunes africains, au souffle de l’effort, afin que plus tard, ils servent malheureusement les occidentaux.
La France s’immisce clairement comme officieusement dans la vie politique, culturelle, sociale, législative et Religieuse du Sénégal, ce, bien avant les indépendances. Et pour ce faire, ils ont créé l’école en Afrique. Et cette école avait pour objectif d’assouvir ses aspirations économiques et sa soif de domination. La plupart de nos lois et surtout le système politique actuel de l’Afrique de l’Ouest sont l’héritage de Paris. Et après 66 ans d’indépendance, nous ne parvenons toujours pas à maitriser ne serait-ce que l’émergence. D’ailleurs, le décret de réorganisation de l’enseignement du gouverneur général de l’A.o.f. William Ponty, en 1912, fixait le cade légal -repris dans un circulaire du 1er mai 1924- et son verbatim se traduit ainsi :
« Le français doit être imposé comme langue véhiculaire […]. L’enseignement doit être employé comme un outil de conquête politique et économique. »
Jusqu’en 2026, il n’est rapporté nulle part dans la documentation archivistique ou numérique du Sénégal comme celle du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Beninou de la Guinée que ce décret de William Ponty n’est plus en vigueur. Depuis 1912 ! Aucun historien Africain ne nous a encore certifié que le gouvernement de la France n’est plus dans cette optique politique.
Aujourd’hui, Il est clair pour tous les intellectuels, critiques, politiques, historiens, anthropologues, sociologues, germanistes, ingénieurs et géologues africains que la France -et ceux, en Europe, qui ont ce système éducatif-, n’enseigne pas à ses élèves de 3e et de Terminale, nos Guides Religieux ou la vraie facette de notre histoire d’avant et après indépendance. Alors, pourquoi jusqu’en 2026, nous nous obstinons encore à enseigner à nos élèves :‘’Le dernier jour d’un condamné’’ ou encore ‘’la femme des animaux ?’’ Pourquoi jusqu’à présent, nous enseignons Molière, Sartre ou Baudelaire en Terminale ? Si la France inculque l’histoire des gaulois à ses enfants, pourquoi nous n’allons pas inculquer fièrement Serigne Touba, Mame Aladji Malick et Mawlana Baye Niass à notre descendance ?La question que nous devons observer de plus près et la poser à l’esprit occidental, est : « Vous plairait-il si on vous forçait à l’apprentissage du Wolof ? » Célèbre rhétorique à rebours que Cheikh Ahmadou Bamba avait lancé à Antoine Arthur, commandant de cercle de Diourbel, au sujet l’imposition du français aux jeunes Sénégalais. Alors,« Connais-toi toi-même ! »,les Sénégalais n’en disconviennent pas car ils attendent à ce que l’expression les ramène à leur racine ! Sachons qui nous sommes, ainsi, nous sortirons des ténèbres comme L’Enseigne Serigne Touba ! Son Excellence Bassirou Diomaye Faye doit actualiser cette Rhétorique de Cheikh Ahmadou Bamba et la poser au Président Français en ces termes : vous plairait-il que le Sénégal détienne les clés de l’imprimerie et le cordon ombilical de l’Euro au Franc CFA ?
Ne répétons surtout pas les erreurs du passé en avançant sans retenu et droit dans le piège de ‘’La pépinière des leaders’’, appellation qui désigne exclusivement l’école normale William-Ponty, créé en novembre 1903. En effet, cette école avait pour charge l’encadrement et la formation des pontins, ou encore des futurs hommes politiques et chefs d’Etats d’Afrique comme Abdoulaye Wade, Modibo Keïta, Mamadou Dia ou Félix Houpphouët Boigny et tant d’autres.
Et le pouls de cette logique réside dans ses intentions initiales. En réalité, l’Ecole normale William-Ponty avait été créée par les Français dans but de façonner des cadres noirs loyaux, allant de médecins à commis, en passant par des instituteurs Africains, juste pour solidifier son empire. N’acceptons plus que les occidentaux clouent au sol et bâillonnent littéralement notre développement.
Pour ma part, je propose que le gouvernement du Sénégal s’attèle très rapidement à la création d’une école Par, du et pour le Peuple ! Et Le Complexe Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba en est un RemèdeExemplaire ! Voici une Structure éducative du 21e siècle, digne de l’Afrique et de ses Fils: Un Temple du Savoir Bâti par Serigne Mountakha Mbacké Bachir, Actuel Khalif Général des Mourides. Temple qui n’aura rien à demander, en feuillets comme en béton, aux occidentaux.