Le Grand Magal de Touba célébré le 2 août 2026
Le compte à rebours est désormais lancé pour le Grand Magal de Touba. Réunie hier, après la prière du crépuscule, la commission d'observation du croissant lunaire mandatée par le Khalife général des Mourides a confirmé l'apparition du croissant, officialisant ainsi la date de l'événement. La célébration du Grand Magal aura lieu le dimanche 2 août 2026, correspondant au 18 Safar 1448 de l'hégire. Cette décision, très attendue par les fidèles, ouvre la phase finale des préparatifs de ce grand rendez-vous religieux. Les autorités religieuses, les services de l'État et les différents acteurs impliqués dans l'organisation vont désormais accélérer les dispositions pour accueillir les nombreux pèlerins qui convergeront vers la ville sainte de Touba. Organisé chaque année en mémoire de l'exil de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme, le Grand Magal constitue l'un des plus importants rassemblements religieux du Sénégal et du continent africain.
Grande Journée du 4 Safar
Le Comité de travail pour le Cheikh (Kureel Liggéeyal Ku Tedd Ki) a dévoilé les grandes lignes de l'édition 2026 de la Grande Journée du 4 Safar, qui sera marquée par des finales de concours consacrés aux œuvres de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké et par une cérémonie de distinctions honorifiques en faveur de personnalités et de structures engagées dans la promotion du savoir islamique. Inscrite dans le cadre des préparatifs du Grand Magal de Touba, prévu au début du mois d'août, cette journée vise à renforcer l'attachement des jeunes à l'héritage intellectuel et spirituel du fondateur du mouridisme. Lors d'une conférence de presse, le coordonnateur de l'événement, Abdou Lahat Bousso, a indiqué qu'une centaine de jeunes issus des écoles et des daara de Touba avaient participé aux phases éliminatoires. Seize finalistes, répartis dans quatre disciplines, ont été retenus pour les finales. Les compétitions porteront sur l'histoire du mouridisme, l'imitation des grands récitants religieux mourides, la mémorisation et l'explication des ouvrages scientifiques de Cheikh Ahmadou Bamba, ainsi que la récitation poétique inspirée de ses écrits. « Notre objectif est d'orienter les jeunes vers les écrits et les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba afin de renforcer leur attachement au savoir et à son héritage », a expliqué Abdou Lahat Bousso. L'événement sera également ponctué d'une cérémonie d'hommage. Le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, sera distingué pour son engagement en faveur de l'enseignement, de la formation spirituelle, de la recherche et de la production d'ouvrages scientifiques. L'imam de la Grande Mosquée de Touba, Serigne Fallou Bousso, ainsi que le Dahira Hizbut Tarqiyyah, figureront également parmi les récipiendaires. Le comité d'organisation estime le budget nécessaire à la tenue de cette édition à 100 millions de francs CFA, financés par les membres de l'association et des bienfaiteurs. Une part importante de cette enveloppe sera consacrée aux récompenses destinées aux lauréats des différents concours.
Tricherie à Bambey
Le ministère de l'Éducation nationale a réagi, ce mercredi 15 juillet, aux informations faisant état d'un cas de tricherie enregistré lors de la première journée des épreuves du Brevet de fin d'études moyennes (BFEM) 2026 au CEM de Bambey. Dans un communiqué, le ministère précise qu'il s'agit d'un cas isolé, rapidement maîtrisé par l'Inspecteur d'Académie de Diourbel, en collaboration avec l'Inspection de l'Éducation et de la Formation (IEF) de Bambey, le président du jury et le chef de centre. Les autorités indiquent que les procédures disciplinaires et réglementaires prévues ont été immédiatement appliquées. Le département ministériel assure que l'intégrité du processus d'évaluation demeure préservée et tient à rassurer les parents d'élèves ainsi que l'ensemble des acteurs du système éducatif. Le ministère rappelle également que plusieurs mesures ont été mises en place en amont pour garantir la crédibilité des examens. Parmi celles-ci figurent la sécurisation du transport des épreuves grâce à des enveloppes à bulle munies de QR codes, le renforcement du dispositif de lutte contre la fraude à travers des notes de service adressées aux chefs de centre et présidents de jury, ainsi qu'une supervision renforcée de la levée des épreuves sous la responsabilité des inspections d'académie. Enfin, le ministère réaffirme son engagement à organiser des examens « crédibles, transparents et équitables » pour les 195 634 candidats inscrits au BFEM 2026. Il invite les parents à maintenir leur confiance dans le système éducatif et à accompagner leurs enfants dans la sérénité jusqu'à la fin des épreuves.
Décès de Djiby Mbaye
Le parti Pastef a annoncé hier le décès de Djiby Mbaye, président du Collectif des ex-détenus politiques (Codeps), des suites d'une longue maladie. Dans un communiqué, la formation majoritaire à l'Assemblée nationale a rendu hommage à celui qu'elle présente comme un « frère », un « militant engagé » et un « détenu politique digne », saluant son attachement aux valeurs humaines et patriotiques. En signe de deuil, Pastef a demandé à l'ensemble de ses militants et sympathisants de surseoir à toute célébration, notamment celles prévues à l'occasion du 52ᵉ anniversaire de son leader, Ousmane Sonko, né le 15 juillet 1974. Le parti a également salué le parcours d'un homme qui, selon lui, a « sacrifié sa liberté pour la défense du peuple sénégalais et de ses intérêts suprêmes », en référence aux nombreuses arrestations d'opposants sous le régime de l'ancien président Macky Sall. Les violences politiques survenues durant cette période ont fait au moins 65 morts, selon plusieurs bilans. Ce décès intervient dans un contexte politique sensible. Le Président Bassirou Diomaye Faye doit rencontrer, vendredi 17 juillet, son prédécesseur Macky Sall, de retour à Dakar dans le cadre de sa campagne pour obtenir le poste de Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU). Le Codeps a d'ores et déjà exprimé son opposition à cette rencontre, la qualifiant d'inopportune. Le collectif a annoncé la préparation d'actions de protestation, sans toutefois en préciser les modalités ni le calendrier.
Pédophilie et actes contre nature
Le Poste de Police de Wakhinane Nimzat a procédé à l’interpellation d’un individu mis en cause pour pédophilie, viol sur mineur de moins de 15 ans et actes contre nature sur un enfant de 9 ans. Selon un communiqué, cette arrestation fait suite à une plainte déposée le 8 juillet 2026 par le père de la victime. Entendu en présence de son représentant légal, le jeune élève a confirmé les faits avec constance. Il a expliqué que le suspect l'avait attiré au troisième étage d'un immeuble sous le prétexte de lui confier une commission, avant de l'isoler dans une chambre verrouillée pour abuser de lui. Convoqué par les enquêteurs, ajoute la même source, le mis en cause a pleinement reconnu les faits lors de son interrogatoire. Sur instructions du procureur de la République, des tests de sérologie ont été ordonnés à l'encontre du suspect. À l’issue de la période de garde à vue et de la finalisation de la procédure d'enquête, l'individu a été déféré au parquet. Agression à la machette Le Commissariat d'arrondissement de Grand Yoff a procédé à l'interpellation de l'auteur présumé d'une tentative de meurtre commise à l'aide d'une machette. Le suspect a été arrêté le lundi 13 juillet 2026 avant d'être déféré au parquet. Les faits remontent à la nuit du 11 au 12 juillet 2026. Aux environs de minuit, les policiers ont été alertés d'une violente rixe survenue dans le quartier Djiddah 1, à proximité de l'église Saint-Paul. À leur arrivée sur les lieux, ils ont découvert un homme grièvement blessé au cou par un coup de machette. La victime, qui avait perdu une importante quantité de sang, a été évacuée en urgence vers le centre de santé Nabil Choucair, où elle a été prise en charge et stabilisée par les équipes médicales. Selon la Police, un témoin oculaire a permis d'identifier l'agresseur, lequel avait pris la fuite avant l'arrivée des forces de l'ordre. Les investigations engagées ont conduit à sa localisation puis à son arrestation le lundi 13 juillet, vers 14 heures, devant une boutique du quartier Scat Urbam. À l'issue de la garde à vue et de la procédure d'enquête, le mis en cause a été déféré devant le parquet. Il devra répondre des faits qui lui sont reprochés devant la justice.
Seydina Oumar Touré fait allégeance à Diomaye
L'Union pour un Sénégal Juste (USJ – Senegal Gü Deggü), dirigée par Seydina Oumar Touré, a annoncé son maintien au sein de la Coalition Diomaye Président, dans un contexte marqué par des divergences internes au sein de la majorité. Dans un communiqué rendu public le 14 juillet, le mouvement rappelle qu'il est un membre fondateur de la coalition ayant porté le président Bassirou Diomaye Faye au pouvoir. L'USJ souligne avoir partagé, dès l'origine, les aspirations de changement portées par cette dynamique politique. Revenant sur les récentes tensions, le parti explique avoir volontairement observé « une abstention et un silence constructif » afin de préserver l'unité entre les différentes composantes de la coalition, dans l'espoir d'un apaisement et d'une reprise du dialogue. Il constate toutefois que « la réconciliation attendue n'a pas eu lieu », laissant place à une bipolarisation qu'il juge contraire à l'esprit d'unité nécessaire pour relever les défis du pays. Face à cette situation, l'Union pour un Sénégal Juste affirme avoir fait un choix « en toute responsabilité ». Le mouvement entend poursuivre les missions qui lui sont confiées au service des populations, réaffirmer son ancrage politique au sein de la Coalition Diomaye Président et apporter son plein soutien aux orientations politiques du président de la République.
Sécurité maritime
La gestion des fréquences radioélectriques demeure un levier essentiel pour la sécurité en mer. C'est le message porté par le Directeur général de l'ARTP, Dahirou THIAM, lors d'un atelier consacré à la gestion des fréquences radioélectriques, des numéros MMSI (Maritime Mobile Service Identity) et des indicatifs d'appel. À cette occasion, il a souligné que les fréquences radioélectriques constituent une ressource stratégique pour assurer la continuité des communications maritimes. Une gestion rigoureuse du spectre permet, selon lui, de prévenir les interférences, de garantir des échanges fiables entre les acteurs en mer et de faciliter les opérations de recherche et de sauvetage, contribuant ainsi à la protection des personnes et des biens. L'atelier a également permis de mettre en lumière le rôle des numéros MMSI, qui permettent l'identification rapide des navires et donnent accès à des informations essentielles sur leur équipement et leur équipage, renforçant ainsi l'efficacité des dispositifs de sécurité maritime. La rencontre s'est déroulée en présence du Directeur général de l'Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), Bécaye DIOP. Les deux responsables ont procédé au renouvellement de la convention de partenariat entre l'ARTP et l'ANAM, réaffirmant leur volonté commune de renforcer la sécurité maritime et d'adapter leur coopération aux évolutions technologiques et aux nouveaux usages numériques. À travers ce partenariat renouvelé, les deux institutions entendent consolider un cadre de gouvernance moderne et performant afin d'améliorer la sécurité des communications maritimes et la protection des vies humaines en mer au Sénégal