PRESSE AU SÉNÉGAL PATRONAT ET SYNDICATS S’UNISSENT FACE AUX MENACES SUR LES ENTREPRISES MÉDIATIQUES
Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et la Coalition des Centrales syndicales du Sénégal (CCSS) ont affiché une convergence de vues à l’issue d’une rencontre tenue à Dakar autour de la situation des entreprises de presse jugée critique. À l’initiative du CDEPS, cette réunion a permis d’exposer aux organisations syndicales les difficultés croissantes aux‐ quelles fait face le secteur des media. Le président du CDEPS, Mamadou Ibra Kane, a dressé un tableau préoccupant, évoquant notamment les impacts de certaines mesures réglementaires engagées par le ministère de tutelle. Il a cité la mise en place d’une plateforme d’enregistrement des organes de presse, des radiations, ainsi que la création du Conseil national de Régulation des Médias et du Fonds d’Appui au Développement à la Presse. Selon lui, plusieurs recours engagés devant la Cour suprême et le Conseil constitutionnel ont abouti en faveur du CDEPS sur certains de ces dossiers. Au‐delà du cadre réglementaire, les représentants des éditeurs ont dénoncé des pressions économiques jugées lourdes, notamment le non‐paiement de créances dues aux entreprises de presse, l’arrêt de conventions publicitaires et des pratiques assimilées à du harcèlement fiscal. Des mesures qui, selon eux, fragilisent davantage un secteur déjà en difficulté et menacent directement la survie de plusieurs entreprises. Face à ces constats, le CDEPS appelle les syndicats à s’impliquer davantage, estimant que la défense des entreprises de presse rejoint celle de l’emploi et des liber‐ tés démocratiques, en particulier la liberté d’expression. Une position entendue par la CCSS, dont les responsables ont reconnu la gravité de la situation et ses conséquences sur la viabilité des entreprises et les emplois. Les deux parties ont ainsi convenu de renforcer leur collaboration et porter conjointement ces préoccupations à l’occasion de la Fête du Travail, le 1er mai prochain. Les syndicats ont affirmé leur intention d’intégrer ces enjeux dans leurs revendications, considérant la défense de la presse comme un combat essentiel pour la préservation des libertés. Cette rencontre marque le début d’un rapprochement entre acteurs du patronat de presse et organisations syn‐ dicales, qui entendent poursuivre les échanges afin de faire face aux défis qui pèsent sur le secteur médiatique sénégalais.
BOURSES DE TAÏWAN LA VILLE DE DAKAR ANNULE UN COMMUNIQUÉ ERRONÉ
La Ville de Dakar a annoncé l’annulation d’un précédent communiqué évoquant une supposée offre de bourses émanant de Taïwan, reconnaissant qu’une erreur matérielle s’y était glissée. Dans une nouvelle déclaration, les autorités municipales précisent que ce texte est désormais considéré comme nul et sans effet. La municipalité rappelle dans le même temps que le Sénégal n’entretient pas de relations diplomatiques avec Taïwan, en conformité avec la position officielle de l’État et que ses relations extérieures sont exclusivement établies avec la République populaire de Chine. La Ville de Dakar a présenté ses excuses pour la confusion engendrée par cette communication et a appelé à la compréhension du public.
RTS D’ANCIENS CADRES ALERTENT SUR UNE CRISE PROFONDE ET APPELLENT À UNE RÉFORME URGENTE
Un collectif d’anciens responsables de la Radiotélévision sénégalaise (RTS) a adressé un mémorandum aux plus hautes autorités de l’État pour alerter sur la dégradation de la situation au sein du Service public audiovisuel. Dans ce document, ils rappellent le rôle historique de la RTS qui, depuis plusieurs décennies, accompagne les grandes étapes de la construction nationale et constitue un véritable dépositaire de la mémoire collective du Sénégal. Selon les signataires, l’entreprise traverse aujourd’hui une crise préoccupante marquée par un climat social délétère et une démotivation du personnel. Cette situation, expliquent‐ils, a des conséquences directes sur la qualité des productions et sur le rendu à l’antenne, tout en fragilisant la position de la RTS face à la concurrence des media privés et internationaux. Ils redoutent à terme une perte d’attractivité auprès du public et un affaiblissement durable du service public audiovisuel. Au‐delà du fonctionnement interne de l’entreprise, les auteurs du mémorandum estiment que les enjeux sont d’ordre national. Ils évoquent notamment la souveraineté informationnelle du pays, la crédibilité envers le public, la préservation des archives audiovisuelles ainsi que l’image du Sénégal à l’étranger. Pour eux, la RTS demeure un pilier essentiel de la démocratie, de la culture et de la cohésion nationale. Face à cette situation, les anciens cadres appellent les autorités à réagir rapidement en ouvrant un dialogue constructif avec les travailleurs. Ils plaident pour une modernisation des infrastructures, un renforcement de la gouvernance et une restauration de la confiance au sein des équipes. À leurs yeux, la sauvegarde et la re‐ lance de la RTS ne relèvent pas seulement d’une réforme administrative, mais d’un enjeu stratégique pour l’avenir du pays.
PENURIE D’ESSENCE A KEDOUGOU LE LITRE D’ESSENCE À 7000 FCFA DANS CERTAINS SITES CLANDESTINS
Kédougou, la plus grande ville au sud‐est du Sénégal, fait face depuis deux semaines à une pénurie d’essence sans précédent. Ce liquide inflammable utilisé comme carburant dans les moteurs à combustion interne est quasiment introuvable dans cette ville frontalière du Mali et de la Guinée. Une seule station dans la ville, celle de Elton, continue de vendre le liquide précieux sans pour autant parvenir à satisfaire la forte demande. Hier, devant la ruée de centaines de moto jakarta venues se ravitailler, il a fallu l’intervention diligente des forces de défense et sécurité pour éviter l’émeute tant les nerfs étaient tendus. Beaucoup de véhicules sont bloqués dans cette zone faute de se ravitailler en essence. De même que certains groupes électrogènes et autres motopompes sont à l’arrêt. Pendant ce temps, dans les sites d’orpaillages comme à Tenkoto, village aurifère dans la commune de Sabodala, le litre d’essence est vendu à… 7000 F CFA.
JOJ DAKAR-2026 LE DISPOSITIF D’HÉBERGEMENT ENTRE EN PHASE OPÉRATIONNELLE
À l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar‐2026, le Comité d’organisation (COJOJ) passe à la vitesse supérieure sur le volet stratégique de l’héberge‐ ment. Réunis hier à Dakar, les principaux acteurs du secteur hôtelier et les responsables du COJOJ ont tenu une rencontre d’alignement visant à consolider les engagements et préparer la phase opérationnelle. Au cœur des discussions : la mise en œuvre d’une convention tripartite associant le COJOJ, le ministère du Tourisme et la Fédération des organisations professionnelles de l’Industrie touristique. Cette démarche vise à clarifier les rôles et responsabilités de chaque partie prenante, dans un contexte marqué par l’accueil attendu de milliers de participants et d’officiels. Pour Ibrahima Wade, coordonnateur du COJOJ, cette étape marque un tournant décisif dans le processus organisationnel. «Nous avons réuni les hôteliers pour un atelier d’échange et d’alignement, après la signature des contrats d’hébergement. Au total, 74 établissements si‐ tués à Dakar, Diamniadio et Saly ont été retenus », a‐t‐il expliqué.
JOJ DAKAR-2026 LE DISPOSITIF D’HÉBERGEMENT ENTRE EN PHASE OPÉRATIONNELLE (BIS)
Ces conventions portent sur une capacité globale de 5.200 chambres, jugée suffisante pour répondre aux besoins des délégations. Le responsable a salué la mobilisation des professionnels du secteur, soulignant l’implication des organisations patronales qui ont su fédérer des établissements de catégories 3, 4 et 5 étoiles autour de cet objectif commun. Mais au‐delà des engagements contractuels, le véritable défi réside désormais dans la qualité des prestations. «Il était essentiel d’enta‐ mer la phase de livraison, de partager les standards de service attendus et démontrer la capacité du Sénégal à accueillir le monde», a insisté Ibrahima Wade. Même son de cloche du côté des professionnels du tourisme. Moustapha Kane, secrétaire général exécutif de la Fédération des organisations patronales du secteur touristique, voit dans cet événement une opportunité stratégique majeure. «Le secteur hôtelier est l’un des principaux bénéficiaires de ces Jeux. Nous avons pris des engagements que nous comptons respecter», a‐t‐il assuré. Dans un contexte où le Sénégal dispose de plus de 50 000 chambres pour un taux d’occupation moyen estimé à 40 %, les JOJ Dakar‐2026 apparaissent comme un levier important de dynamisation du secteur. Les acteurs espèrent ainsi renforcer la visibilité internationale du pays et accroître durablement l’attractivité de la destination sénégalaise.
AGENDA PRESIDENTIEL DIOMAYE EN TOURNÉE ÉCONOMIQUE DANS LA RÉGION DE KOLDA
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, indique l’Aps, va effectuer une tournée économique dans la région de Kolda (sud), du 23 au 25 avril 2026. Cette visite du chef de l’État dans la capitale du Fouladou s’inscrit dans le cadre de “la territorialisation des politiques publiques et vise à échanger directement avec les acteurs locaux, à évaluer les potentialités économiques de la région et à impulser de nouveaux projets de développement”, ajoute la source. Jeudi le chef de l’État va procéder au lancement des travaux du Centre de santé de Médina Yoro Foula, selon une source sanitaire à Kolda. Bassirou Diomaye Faye va se rendre vendredi dans la ville de Kolda pour inaugurer l’antenne locale du SAMU régional qui va couvrir les trois régions administratives de la Casamance que sont Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, a renseigné la même source. Elle ajoute que le président de la République va procéder le même jour à la pose de la première pierre du Pôle mère‐ enfant au Centre hospitalier régional de Kolda. Selon d’autres sources le chef de l’État est aussi attendu au Daaka de Médina Gounass avant la fin de sa tournée économique dans le sud du pays.
PELERINAGE A LA MECQUE 2026 27 VOLS ALLER-RETOUR PRÉVUS PAR AIR SÉNÉGAL
Air Sénégal prévoit d’assurer 27 vols aller‐retour pour convoyer les fidèles sénégalais devant accomplir le pèlerinage à La Mecque qui va se dérouler cette année du 25 au 29 mai, a‐t‐on appris mercredi du directeur de l’administration générale des supports de la compagnie aérienne sénégalaise. ”Air Sénégal a programmé 27 vols à l’aller comme au retour. Le premier vol en partance de Dakar est prévu le 8 mai et le dernier le 18 mai. Pour la phase retour, le premier vol est prévu le 31 mai depuis Jeddah et le dernier le 11 juin”, a annoncé Hanne Samba Sall. Il s’exprimait en marge d’une cérémonie de distribution de valises à des agences de voyage impliquées dans le convoyage des pèlerins sénégalais aux lieux saints de l’islam. Cette initiative “a été décidée par la direction générale dans le but de faciliter le transport des pèlerins aux lieux saints de l’islam. Au‐delà du transport strict, nous avons jugé utile de venir en appui aux pèlerins en les dotant chacun d’un set de trois valises qui seront mises à la disposition de chaque regroupement qui se chargera de les distribuer à leurs pèlerins”, a fait savoir Hanne Samba Sall. Les valises rouges sont destinées au Hajj Fusion, les valises de couleur jaune pour les agences de voyage ayant opté pour le pèlerinage direct et les valises de couleur verte re‐ viennent aux pèlerins transportés par la délégation générale au pèlerinage. Il a notamment souligné que la distribution de ces valises s’inscrit dans le cadre d’autres mesures d’in‐ novation prévues par la compagnie aérienne nationale. Dès la semaine prochaine, a‐t‐il annoncé, Air Sénégal va réunir les guides de chaque voyagiste afin de les former et de les sensibiliser aux comportements à adopter dans les avions, l’utilisation des toilettes entre autres, afin qu’à leur tour, ils fassent la sensibilisation auprès de leurs pèlerins. Le directeur de l’administration générale des supports d’Air Sénégal a profité de l’occasion pour informer les agences de voyages que le programme des vols n’a pas connu de changements en tant que tel. La compagnie aérienne nationale, transporteur officiel des pèlerins aux lieux saints de l’islam, va convoyer 12 000 pèlerins sénégalais cette année.