Tentative de meurtre à Grand Yoff
Le Commissariat d’arrondissement de Grand Yoff a procédé à l’interpellation de cinq individus soupçonnés d’association de malfaiteurs, de tentative de meurtre, de détention d’armes blanches et de coups et blessures volontaires, à la suite d’une violente agression survenue dans la nuit du 7 juillet 2026. Les faits se sont déroulés vers 00h30 dans le secteur de la Zone de captage, où un groupe de jeunes, venu collecter des contributions pour préparer le combat d’un lutteur local à l’Arène nationale, s’est violemment opposé au vigile d’une concession. À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont constaté que la victime avait déjà été transportée à l’hôpital Général Idrissa Pouye (ex-CTO). Grièvement blessé, le vigile avait reçu un coup de tournevis à l’arrière du cou. Les médecins ont indiqué que son état était critique, la tige métallique étant restée fichée dans la région cervicale, ce qui a nécessité une intervention chirurgicale d’urgence. Les investigations menées durant toute la nuit entre les quartiers de Castors et de Grand Yoff ont permis aux enquêteurs de retrouver et d’arrêter les cinq suspects. Au cours de leurs auditions, quatre d’entre eux ont reconnu avoir pris part à la rixe. Le principal mis en cause a, pour sa part, avoué avoir porté le coup de tournevis, affirmant avoir agi à la suite d’un différend antérieur avec la victime. L’enquête se poursuit en vue de la présentation des cinq mis en cause devant le parquet compétent.
Le CODEPS dit non à Diomaye
Le Collectif des Ex-Détenus Politiques et Victimes des Événements de 2021-2024 (CODEPS) a publié, hier, un communiqué dans lequel il dément toute participation à une éventuelle rencontre entre le président de la République et les anciens détenus politiques. Réagissant aux rumeurs faisant état de la tenue d'une telle audience, le Collectif affirme rejeter «catégoriquement» toute idée de prendre part à une rencontre avec le Chef de l'État, quelles qu'en soient les modalités. Selon le CODEPS, les revendications des ex-détenus politiques, des victimes, des blessés, des familles des personnes décédées ainsi que de toutes les personnes affectées par les événements survenus entre 2021 et 2024 ne peuvent être examinées dans un cadre qui ne garantit pas la vérité, la justice et une réparation jugée digne. Le Collectif précise également qu'il n'a mandaté aucun de ses membres pour le représenter lors d'une éventuelle audience avec le président de la République. Il souligne que tout ancien détenu politique qui choisirait d'y participer agirait à titre personnel et ne saurait engager la responsabilité du CODEPS. Une telle démarche est qualifiée par le Collectif de « trahiso» du combat mené en faveur des victimes et des sacrifices consentis durant cette période. Réaffirmant son engagement, le CODEPS assure qu'il poursuivra son action en faveur de la manifestation de la vérité, de la justice, de la réparation intégrale des préjudices subis et de la préservation de la dignité des victimes. Le Collectif appelle enfin ses membres à rester unis, vigilants et solidaires afin de préserver l'intégrité de leur lutte.
L’appel de Seydi Gassama
Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, estime que toute démarche de réconciliation nationale doit être précédée par l'établissement de la vérité, la justice et la réparation des préjudices subis par les victimes de la répression politique sous le régime de l'ancien président. Dans cette perspective, il exhorte les anciens prisonniers politiques ainsi que les familles des personnes tuées lors des événements politiques à rencontrer le président Diomaye afin de lui exposer directement leurs revendications en matière de justice et de réparations. Le défenseur des droits humains s'oppose à toute tentative d'amnistie ou de réconciliation qui ferait l'impasse sur les procédures judiciaires. À ses yeux, «le pardon ne se décrète pas » et «la réconciliation ne se décrète pas», des principes qui, selon lui, rappellent que les victimes doivent être entendues et leurs droits pleinement reconnus. Seydi Gassama met enfin en garde contre les effets de l'impunité, qu'il considère comme un facteur favorisant la répétition des violations des droits humains. Pour lui, seule une véritable redevabilité permettra de bâtir une réconciliation durable et crédible.
Décès de Hadja Andrée Touré Hadja
Andrée Touré, veuve du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré, est décédée hier à l’âge de 92 ans. Figure majeure de l’histoire contemporaine guinéenne, Hadja Andrée Touré avait marqué la vie publique du pays en tant que toute première Première dame de la Guinée indépendante. Elle a occupé cette fonction de 1958 à 1984 aux côtés de son époux, durant les premières décennies de souveraineté nationale. Sa disparition constitue une perte pour la mémoire politique et historique de la Guinée, où elle demeure associée à la période fondatrice de l’indépendance du pays.
Ousmane Sonko renforce son cabinet
Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a procédé à la nomination de nouveaux membres au sein de son cabinet. Cette décision vise à renforcer l’équipe chargée de l’accompagner dans ses nouvelles fonctions à la tête de l’institution parlementaire. Au total, dix personnalités ont été intégrées dans le cabinet du président de l’Assemblée nationale. Parmi elles figurent Daouda Ngom, Amadou Moustapha Ndieck Sarré, Khady Diène Gaye et Alioune Sall. La liste comprend également Maïmouna Dièye, Amadou Chérif Diouf, Fatou Diouf, Alpha Ba, Ibrahima Thiam et Sidy Alpha Ndiaye. Ces nominations interviennent dans le cadre de la mise en place de l’équipe administrative et technique appelée à soutenir le fonctionnement du cabinet présidentiel de l’Hémicycle. Avec cette nouvelle composition, Ousmane Sonko poursuit la structuration de son cabinet afin d’assurer un accompagnement efficace dans la conduite des activités de l’Assemblée nationale.
Affaire Pape Alé Niang contre Karim Xrum Xax
Le tribunal correctionnel de Dakar a renvoyé au 11 novembre 2026 l'affaire de diffamation opposant l'activiste Abdou Karim Guèye, dit Karim Xrum Xax, au directeur général de la RTS, Pape Alé Niang. Le renvoi a été décidé hier en raison de l'absence du plaignant à l'audience. Seul Karim Xrum Xax s'est présenté devant la juridiction. En l'absence de la partie civile, le tribunal n'a pas pu ouvrir les débats sur le fond du dossier et a fixé une nouvelle audience au 11 novembre prochain.
Crise au PASTEF France
Le Bureau Exécutif de PASTEF Les Patriotes France a annoncé, dans un communiqué publié hier, des mesures conservatoires visant plusieurs responsables et militants associés aux groupes «PASTEF France Refondation» et «Moncap Diaspora Authentique». Réuni le 6 juillet dernier, le Bureau Exécutif affirme avoir examiné les activités, déclarations publiques et prises de parole de membres de ces groupes, qu’il considère comme des structures parallèles ne disposant d’aucune reconnaissance statutaire au sein du parti. Selon la direction de PASTEF France, «aucune structure, aucun groupe parallèle ne peut parler au nom de PASTEF France, utiliser son nom, ses symboles, ses couleurs ou ses canaux de communication sans habilitation officielle». Elle rappelle également que les statuts et le règlement intérieur du parti interdisent aux militants de s’organiser en courants ou tendances concurrents. Sur le fond, le Bureau Exécutif reconnaît le droit des militants à la liberté d’expression, mais estime que les initiatives portées par ces groupes ont contribué à créer «une confusion auprès des militants et sympathisants», avec des risques de division interne. En application de l’article 32 du règlement intérieur relatif aux mesures conservatoires, PASTEF France a décidé du retrait temporaire des groupes WhatsApp et plateformes numériques officielles du parti de plusieurs responsables identifiés comme initiateurs ou animateurs de ces structures. Sont concernés : Hamadou Sabaly, responsable titulaire de la section PASTEF Paris ; Ngoné Ndoye Fall, responsable adjointe du MOJIP France ; Momar Seydi, responsable titulaire de la section PASTEF Hauts-de-Seine ; Marie Coly, responsable titulaire de la section PASTEF Seine-et-Marne ; Cheikh Dabo, responsable communication de la section PASTEF Val-de-Marne ; Ibrahima Diop, responsable titulaire de la section PASTEF Nice Côte d’Azur. Le Bureau Exécutif précise que ces mesures pourraient être étendues à d’autres militants ou responsables qui continueraient à animer ces groupes ou à diffuser leurs positions via les canaux officiels du parti. La direction de PASTEF France indique également se réserver la possibilité de saisir le Bureau politique de PASTEF Les Patriotes pour d’éventuelles sanctions, conformément aux dispositions internes du parti..