Seydi Gassama tacle Macky Sall
L’activiste des droits humains Seydi Gassama a vivement critiqué, dans une publication sur Facebook, les lois antiterroristes adoptées en juin 2021 sous le régime de Macky Sall. Selon lui, ces textes avaient pour objectif principal de criminaliser les mouvements de contestation de l’opposition. Il rappelle que ces lois avaient été adoptées dans un contexte tendu, par une Assemblée nationale « barricadée », et avaient suscité de vives critiques de la part d’organisations internationales comme Amnesty International et Human Rights Watch. D’après Seydi Gassama, plusieurs leaders de l’opposition ont été poursuivis sur la base de ces dispositions, renforçant les inquiétudes sur une instrumentalisation de la législation à des fins politiques. Il estime également que la loi d’amnistie du 6 mars aurait servi à garantir l’impunité dans certaines affaires liées aux manifestations, tout en visant, selon lui, à empêcher qu’un candidat de l’opposition, dont le parrainage avait été validé en janvier 2024, ne puisse être élu depuis la prison.
Sabotage des installations électriques
La Senelec alerte sur une recrudescence inquiétante d’actes de sabotage visant ses postes électriques à travers le territoire national. Dans un communiqué rendu public hier, la société nationale met en garde contre des agissements aux conséquences graves sur la sécurité des populations et la continuité du service public. Selon la Senelec, ces actes sont principalement observés dans des zones excentrées ou en pleine expansion. Ils se traduisent notamment par des dégradations ciblées d’équipements et des tentatives d’extraction de matériaux, compromettant ainsi le bon fonctionnement du réseau électrique. Au-delà des perturbations immédiates dans la distribution de l’électricité, les impacts sont multiples. Les postes de santé voient leur fonctionnement affecté, les activités économiques tournent au ralenti et les conditions d’apprentissage des élèves sont fortement perturbées. «Ces actes dégradent la qualité du service et alourdissent le quotidien des ménages», souligne la société dans son communiqué. La Senelec insiste également sur les risques majeurs liés à ces pratiques. Les installations électriques, loin d’être anodines, exposent à des dangers extrêmes en cas de manipulation non autorisée, notamment des électrocutions, des incendies ou encore des explosions. Face à cette situation, l’entreprise publique annonce le renforcement des dispositifs de surveillance et de sécurisation de ses installations. Elle appelle également à une mobilisation collective pour endiguer le phénomène. Les populations riveraines sont ainsi invitées à faire preuve de vigilance et à signaler toute activité suspecte autour des infrastructures électriques. Les leaders communautaires sont, quant à eux, encouragés à relayer les messages de sensibilisation.
Conférence de presse du gouvernement
Le Gouvernement du Sénégal tient une conférence de presse aujourd’hui au Building Administratif Président Mamadou Dia, dans le cadre de son rendez-vous d’information «Kaddu, le rendez-vous de l’actualité gouvernementale». Cette rencontre sera consacrée à deux thématiques majeures : le point sur le Pacte national de stabilité sociale et la situation des projets infrastructurels en cours sur l’ensemble du territoire national. La séance sera modérée par la Porte-parole du Gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye, en présence de plusieurs membres du Gouvernement dont Moustapha Mamba Guirassy, Olivier Boucal et Ibrahima Sy, qui interviendront sur les questions sociales et sectorielles. Le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, fera également le point sur l’avancement des chantiers et les priorités du gouvernement dans le domaine des infrastructures. Cette conférence s’inscrit dans une dynamique de communication régulière avec l’opinion publique.
Le contrôle parlementaire effectif
L’Assemblée nationale du Sénégal met en place un nouveau dispositif destiné à renforcer le contrôle de l’action gouvernementale. Il s’agit d’un calendrier structuré d’auditions des ministres par les commissions permanentes, une initiative présentée comme une avancée majeure dans le fonctionnement parlementaire. Cette réforme vise à organiser de manière plus systématique les échanges entre les députés et les membres du gouvernement. Elle doit permettre un meilleur suivi des politiques publiques, une évaluation plus rigoureuse des actions ministérielles et un renforcement du rôle de contrôle du Parlement. Selon les autorités parlementaires, ce mécanisme inédit dans l’histoire institutionnelle du pays devrait également améliorer la régularité des auditions et favoriser des débats plus approfondis au sein des différentes commissions. L’objectif affiché est de donner davantage de visibilité au travail parlementaire et de renforcer son efficacité. Le calendrier établi couvre plusieurs départements ministériels et s’étend sur plusieurs semaines, avec des sessions programmées matin et après-midi. Les travaux se dérouleront dans les commissions spécialisées, en fonction des secteurs concernés, allant de l’éducation aux finances publiques, en passant par la santé, la défense, l’énergie ou encore les infrastructures. Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation des pratiques parlementaires. Elle est présentée comme un levier important de transparence, de redevabilité et d’amélioration de la performance de l’action publique au Sénégal.
Une boulangerie clandestine fermée à Dakar
Le service régional de l’hygiène de Dakar a procédé à la fermeture d’une boulangerie clandestine, à la suite d’une alerte relayée par un lanceur d’alerte. L’opération, menée sous la direction du capitaine Idrissa Ndiaye, s’inscrit dans le cadre du renforcement des contrôles visant à garantir la salubrité des denrées alimentaires dans la capitale. Selon une note publiée par les services compétents, la descente effectuée sur les lieux a permis de confirmer les faits dénoncés. L’établissement concerné, qui ne respectait pas les normes d’hygiène en vigueur, était déjà à l’arrêt depuis une semaine au moment de l’intervention. Le responsable de la boulangerie ainsi que le locataire des locaux ont été conduits dans les bureaux du service d’hygiène pour audition.
Audience au Palais
En marge de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, le Président Bassirou Diomaye Faye a accordé une audience à Yohei Onishi, Vice-ministre parlementaire des Affaires étrangères du Japon, en visite officielle à Dakar. Représentant un partenaire engagé de longue date, le responsable japonais conduisait une délégation venue réaffirmer le soutien de son pays à ce rendez-vous stratégique dédié aux enjeux de paix et de sécurité sur le continent africain. Au cours des échanges, les deux personnalités ont salué la constance de l’engagement du Japon, présent depuis la création du Forum. Elles ont également mis en avant la solidité des relations bilatérales entre Dakar et Tokyo, tout en appelant à leur renforcement. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives offertes par la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD), cadre privilégié de coopération, en vue de promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable en Afrique. Louise Mushikiwabo reçue par Diomaye Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé hier une audience à Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en marge du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. Au cours de cette rencontre, les deux personnalités ont salué la qualité des relations entre le Sénégal et l’OIF, rappelant le rôle fondateur du pays dans la Francophonie ainsi que son engagement constant en faveur de son rayonnement. Les échanges ont également porté sur les défis actuels auxquels fait face la communauté internationale, notamment la fragilisation du multilatéralisme et les crises sécuritaires. Ils ont, par ailleurs, évoqué les perspectives liées au Sommet de la Francophonie 2026, prévu en novembre prochain au Cambodge. Le Sénégal a réaffirmé sa volonté de jouer pleinement son rôle lors de ce rendez-vous majeur, fidèle à l’héritage de Léopold Sédar Senghor. Le Chef de l’État a souligné l’importance de la Francophonie en tant qu’espace de solidarité, de dialogue interculturel et de coopération au service de la paix et du développement.
Plainte contre El Hadji Ndiaye
La journaliste Maty Sarr Niang a annoncé avoir engagé une procédure judiciaire contre El Hadji Ndiaye, patron de la 2Stv, à travers une publication sur sa page Facebook. Dans son message, elle explique être poursuivie pour « collecte illicite de données à caractère personnel » après avoir relayé un communiqué du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics), sans y joindre la photo du dirigeant de la chaîne. Elle conteste ces accusations, soulignant que ce dernier est une personnalité publique dont les images sont librement accessibles. La journaliste dénonce également ce qu’elle considère comme un traitement inéquitable, affirmant que d’autres personnes ayant partagé le même contenu avec photo n’ont pas été inquiétées. Elle évoque par ailleurs une confusion faite par El Hadji Ndiaye, qui l’aurait accusée à tort d’être l’auteure d’un message critique à son encontre publié par une militante politique. Face à cette situation, Maty Sarr Niang annonce sa comparution en justice le 22 avril, tout en indiquant son intention de porter plainte à son tour pour harcèlement et diffamation. Elle rappelle également avoir déposé, depuis octobre 2024, une plainte pour agression physique restée sans suite à ce jour, ainsi que d’autres dossiers auprès de la cyber sécurité qui, selon elle, n’ont pas encore connu d’évolution. La journaliste affirme rester déterminée à faire valoir ses droits, insistant sur le principe selon lequel nul n’est au-dessus de la loi.
Indignation des étudiants de l’UNCHK
La Fédération Nationale des Étudiants de l'Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (FNE-UNCHK) a exprimé, dans un communiqué publié hier, sa vive indignation face à l’indisponibilité persistante des équipements numériques destinés aux étudiants de la promotion 13 de l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane. Selon la fédération, les ordinateurs, modems et cartes SIM promis aux nouveaux bacheliers de 2025 auraient dû être disponibles depuis octobre dernier. Leur absence continue empêche, selon elle, le démarrage effectif des cours et compromet sérieusement le parcours académique de milliers d’étudiants, déjà pénalisés par la perte d’une année universitaire. La FNE-UNCHK critique également la décision des autorités, à travers le Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI), d’allouer une enveloppe de 250 000 francs CFA par étudiant pour l’acquisition d’un ordinateur. Une mesure qu’elle considère comme un désengagement de l’État, transférant la responsabilité financière aux étudiants dans un contexte socio-économique jugé difficile. L’organisation étudiante estime que près de 25 000 apprenants orientés à l’UNCHK sont affectés par cette situation, qu’elle qualifie d’injustice flagrante et de menace sérieuse pour la continuité des études, avec un risque accru d’abandons. Dénonçant « un manque de respect et de considération » envers les étudiants, la FNE-UNCHK appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour rétablir des conditions d’apprentissage adéquates. Elle affirme, par ailleurs, rester mobilisée pour défendre les droits et l’avenir des étudiants concernés.