Massaly sonne la mobilisation
L’Union pour une Nouvelle République (UNR), dirigée par Mouhamadou Lamine Massaly, hausse le ton contre une éventuelle arrivée d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale. À travers une affiche largement relayée sur les réseaux sociaux, le parti appelle à une « mobilisation générale de toutes les forces vives de la Nation » devant l’hémicycle. L’UNR estime que cette «intégration» d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale «ne doit pas passer». Le parti dénonce ce qu’il qualifie de «violation flagrante» et accuse le leader de Pastef de préparer un «coup d’État institutionnel». L’appel lancé par Mouhamadou Lamine Massaly intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par de profondes recompositions au sommet de l’État et des débats autour de l’équilibre des institutions. L’UNR invite ainsi ses militants et sympathisants à se rassembler «aujourd’hui devant l’Assemblée nationale» pour «défendre la démocratie» et «sauver la République». À travers cette initiative, l’UNR cherche visiblement à fédérer l’opposition autour d’un front commun contre toute perspective de voir l’ancien Premier ministre accéder à la présidence de l’Assemblée nationale.
68 ressortissants maliens interpellés à la Gueule-Tapée
Le Commissariat d’arrondissement de la Médina a procédé, le 19 mai 2026, à l’interpellation de soixante-huit migrants irréguliers de nationalité malienne à la Gueule-Tapée, à la suite du débarquement d’une pirogue en provenance de la Gambie. Selon les informations communiquées par les services de sécurité, les policiers ont été alertés aux environs de 7h40 de la présence d’une embarcation clandestine à Soumbédioune. Les premiers éléments faisaient état d’une pirogue aperçue vers 6h30 transportant plus d’une centaine de personnes. Dépêchées sur les lieux, les forces de l’ordre ont constaté la dispersion des passagers ainsi que la disparition du matériel de l’embarcation. Un ratissage immédiat de la zone a toutefois permis de retrouver cinquante deux ressortissants maliens regroupés dans une concession située à la Gueule-Tapée, précisément à la rue 66/55. Les opérations de recherche se sont poursuivies dans plusieurs secteurs de la Médina, aboutissant à l’interpellation de seize autres individus qui tentaient de prendre la fuite. Le bilan total des arrestations s’élève ainsi à soixante-huit migrants. D’après les déclarations recueillies auprès des personnes interpellées, la pirogue avait quitté la Gambie avec cent-soixante-cinq passagers à son bord, parmi lesquels figuraient des hommes, des femmes et des mineurs. Les migrants ont également affirmé que le capitaine de l’embarcation aurait quitté les lieux en compagnie des femmes et d’une partie des mineurs vers une destination inconnue. Face à l’ampleur de l’opération, le Commissariat de la Médina a bénéficié du renfort des éléments des commissariats du Point E et de Rebeuss afin de sécuriser et quadriller le secteur. Les soixante-huit migrants interpellés ont été conduits dans les locaux de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT), chargée de poursuivre l’enquête sur cette affaire de migration irrégulière.
Un enfant meurt par noyade à Médina Ndiathbé
Un enfant de quatre ans a perdu la vie par noyade, ce dimanche, dans un cours d’eau situé dans la commune de Médina Ndiathbé, dans le département de Podor. Le drame s’est produit aux environs de 13 heures, alors que la victime se baignait avec plusieurs de ses camarades dans un bras du fleuve Sénégal, en pleine période de forte chaleur. Selon des témoignages recueillis sur place, le corps sans vie de l’enfant a été repêché avant l’arrivée des sapeurs pompiers. Informés des faits, des éléments de la gendarmerie se sont rendus sur les lieux afin de procéder aux constatations d’usage et ouvrir une enquête pour déterminer les circonstances exactes de cette noyade.
Trafic de produits médicaux contrefaits
La Sûreté urbaine du Commissariat central de Mbour a déféré, jeudi 20 mai 2026, deux individus devant le Tribunal de grande instance de Mbour pour vente illicite de médicaments et de compléments alimentaires, trafic de produits médicaux contrefaits, exercice illégal de la profession de pharmacien, mise en danger de la vie d’autrui et atteinte grave à la santé publique. L’opération fait suite à un renseignement anonyme signalant l’existence d’un réseau de distribution de faux médicaments au marché central de Mbour. Les enquêteurs ont alors mené une opération de ciblage le 18 mai 2026, aboutissant à l’interpellation des deux commerçants pris en flagrant délit dans leurs boutiques respectives. Sur place, les policiers ont découvert une importante quantité de produits pharmaceutiques prohibés exposés à la vente. Selon les autorités, les mis en cause se sont montrés peu coopératifs concernant l’origine et les circuits d’approvisionnement des produits saisis. Saisie pour expertise à la demande de la police judiciaire, l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP) a confirmé la dangerosité des médicaments et compléments alimentaires incriminés. La valeur de la saisie est estimée à 4,5 millions de francs CFA. À l’issue de leur garde à vue, les deux suspects ont été conduits devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Mbour.
Exploitation sexuelle
L’Antenne régionale de Kédougou de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a déféré au parquet, vendredi 22 mai 2026, une ressortissante nigériane poursuivie pour association de malfaiteurs et traite de personnes à des fins d’exploitation sexuelle. L’enquête a été déclenchée le 20 mai, après des informations faisant état de l’exploitation sexuelle de jeunes Nigérianes dans le village de Sambrabougou, dans la région de Kédougou. Une opération menée par les agents du Bureau d’interpellations, de filatures et de surveillance (BIFS) a permis de perquisitionner le domicile de la suspecte et d’interpeller cette dernière ainsi que trois victimes. Entendues par les enquêteurs, les jeunes femmes ont déclaré avoir été amenées au Sénégal par leur compatriote, qui les aurait contraintes à se prostituer afin de rembourser une supposée “dette de voyage” fixée à 1,5 million de francs CFA chacune. Selon les investigations, la mise en cause avait instauré un système de versements réguliers obligeant les victimes à lui remettre 50 000 francs CFA tous les cinq jours. Deux d’entre elles avaient déjà versé 700 000 francs CFA chacune, tandis que la troisième avait terminé de rembourser la totalité de la somme exigée. Face aux preuves réunies par les enquêteurs, la suspecte a reconnu les faits et révélé l’existence d’un réseau transfrontalier faisant transiter les victimes du Nigeria vers le Sénégal via le Bénin et le Mali, avec l’utilisation de faux documents de voyage. Les jeunes femmes auraient notamment séjourné de force au Mali avant d’être transférées à Khossanto puis à Sambrabougou. La mise en cause a également admis avoir envoyé une partie des fonds au Nigeria. Placée sous mandat de dépôt, elle a été conduite devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kédougou. Les trois victimes ont, quant à elles, été confiées à une ONG pour leur prise en charge.
Démission des responsables de Pastef
Dans un contexte politique marqué par le limogeage de Ousmane Sonko et la dissolution du gouvernement, plusieurs militants et sympathisants du parti au pouvoir, occupant de hautes fonctions au sein de l’État, ont annoncé leur départ à travers les réseaux sociaux. Une démarche que le Comex de Pastef a décidé de recadrer publiquement les choses. Dans un communiqué, l’instance dirigeante du parti rappelle que «l’exercice ou la renonciation aux responsabilités publiques est un choix individuel librement consenti». Toutefois, elle insiste sur le respect des «procédures et normes établies», appelant les concernés à privilégier «les canaux officiels» en attendant une notification formelle de fin de fonction émanant de l’autorité compétente. Le Comex s’est également adressé aux responsables ayant choisi de rester à leurs postes. Le parti les invite à poursuivre leurs missions «avec rigueur, efficacité et loyauté», jusqu’à une éventuelle décision officielle de révocation prononcée par l’autorité de nomination. À travers ce communiqué à la tonalité sobre mais ferme, Pastef affiche sa volonté de préserver la discipline interne et d’éviter toute confusion administrative ou politique dans une période de fortes turbulences au sommet de l’État sénégalais.
Recrudescence des arnaques en ligne
À l’approche de la fête de Tabaski, la Police nationale du Sénégal alerte les populations sur une hausse des escroqueries en ligne liées à la vente de moutons et de divers articles proposés sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué de sensibilisation, la Police indique que des individus malintentionnés utilisent des plateformes comme Facebook, TikTok et Instagram pour diffuser de fausses offres commerciales à des prix particulièrement attractifs afin d’attirer les acheteurs. Selon les autorités, les fraudeurs exigent généralement un paiement intégral ou un acompte via les services de transfert d’argent mobile, sous prétexte de réserver ou de livrer la marchandise. Une fois les fonds reçus, les victimes se retrouvent bloquées et les vendeurs deviennent injoignables. La Police souligne que ces arnaques exploitent souvent «la psychologie de l’urgence» observée pendant les périodes de fête. Celle-ci repose notamment sur des offres présentées comme limitées dans le temps, l’émotion liée à l’ambiance festive et la surcharge mentale des consommateurs durant les préparatifs. Face à cette situation, les forces de sécurité recommandent aux citoyens de ne jamais envoyer d’argent à des vendeurs rencontrés uniquement en ligne. Elles invitent également les acheteurs à privilégier les transactions physiques, après vérification du mouton ou de la marchandise concernée. Les autorités appellent enfin les populations à faire preuve d’une grande vigilance face aux offres jugées trop avantageuses et à signaler immédiatement tout cas suspect aux services de police.
63 kg de chanvre indien à Karang
La Brigade régionale des stupéfiants (BRS) de Fatick, une unité relevant de Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants, a procédé à la saisie de soixante-trois kilogrammes de chanvre indien dans la nuit du dimanche 24 mai 2026, dans le secteur frontalier de Karang. Selon les informations communiquées par les services spécialisés de lutte contre le trafic de drogue, cette opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement signalant l’infiltration imminente de convoyeurs pédestres, communément appelés «porteurs», chargés d’acheminer une importante quantité de drogue vers l’intérieur de la région. Face à cette menace, les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants ont mis en place un dispositif renforcé de surveillance et d’embuscade dans la zone ciblée afin d’intercepter les trafiquants. C’est aux environs de 1 heure du matin qu’un groupe d’individus transportant plusieurs sacs en sisal a été repéré. À la vue des agents de la brigade lançant l’assaut, les suspects ont abandonné leur cargaison avant de prendre la fuite à travers la brousse, profitant de l’obscurité et de la configuration du terrain. La fouille des lieux a permis aux enquêteurs de récupérer quatre colis contenant du chanvre indien pour un poids total de 63 kilogrammes. Le premier colis pesait 16 kg, le deuxième 15 kg, le troisième 12 kg et le quatrième 20 kg. La drogue saisie a été placée sous scellés pour les besoins de la procédure. Les investigations se poursuivent afin d’identifier, localiser et interpeller les individus en fuite impliqués dans ce trafic illicite