AFFAIRE FARBA NGOM- PREFET DE KANEL : Mamadou Talla appelle au dépassement
Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Artisanat veut mettre un terme à la polémique autour de la brouille intervenue jeudi dernier, entre le député maire de Agnam et le préfet de Kanel. En sa qualité de chef de la délégation, Mamadou Talla a regretté «l’incident» avant d’appeler les Administrateurs civils qu’il qualifie de grands serviteurs de l’Etat, au dépassement et à l’apaisement. L’incident ayant opposé le député Farba Ngom au Préfet de Kanel, lors des obsèques de Baïdy Kane, Consul du Sénégal au Congo, continue toutefois de charrier des vagues. La sortie de l’Amicale des Administrateurs civils en est une illustration. Hier, dans un bref entretien avec «L’As», le ministre de la Formation professionnelle a dédramatisé en invitant les deux parties au dépassement. D’après le responsable politique de Kanel, le Préfet a organisé parfaitement les obsèques et que cet incident de quelques secondes ne doit nullement entacher la cérémonie. Pour lui, les autorités administratives et les autorités politiques ont toujours travaillé dans la paix, dans l’harmonie et dans le respect et qu’il trouve regrettable que «cet incompréhension vienne noircir cela». Loin de lui l’idée de revenir sur l’incident à proprement parlé, il indique qu’il n‘y a pas eu d’insultes, mais juste un éclat de voix vif. «Cela s’est passé en quelques secondes et cinq minutes seulement après l’enterrement d’un jeune espoir du Fouta, Bädy Kane. Vous voyez c’est pesant et émouvant. Il faut donc ranger cela sous le coup de l’émotion suscitée par cette perte, mais également les circonstances », a martelé Mamadou Talla qui ne tarit pas d’éloges pour les Administrateurs civils de manière générale, qu’il appelle à faire preuve de dépassement dans cette affaire
Abdoul Mbaye convoqué au tribunal
Sale temps pour l’opposition. On n’a pas fini d’épiloguer sur les dossiers Barthélemy Dias, Bamba Fall, Khalifa Sall, voilà qu’un autre opposant est convoqué par la justice. L’ancien Premier ministre et président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) va comparaître le jeudi 02 mars prochain au tribunal, pour l’affaire de faux, l’opposant à son ex épouse. C’est le principal concerné qui a donné l’information sur sa page Facebook. «Je viens de recevoir l’assignation à comparaître que j’attendais. L’audience relative à cette fausse affaire de faux aura lieu le jeudi 2 mars 2017 à 8h 30. J’espère que vous serez nombreux à venir entendre la vérité», a écrit Abdoul Mbaye. C’est dire que par ces moments, le temple de Thémis est assailli par des affaires politiques et ne va pas désemplir d’opposants.
L’Ams soutient Khalifa Sall
Khalifa Sall peut compter sur ses homologues. En effet, l’Association des maires du Sénégal (Ams) est montée au créneau, à travers un communiqué, pour manifester sa solidarité au premier magistrat de Dakar, suite à son audition à la Division des investigations criminelles (Dic). Aliou Sall et Cie «appellent à la sérénité pour que chacun, dans un Etat organisé, selon les règles de transparence et de réédition de comptes, puisse faire face à ses responsabilités et jouer son rôle pleinement ». Aussi, ils «expriment toute leur solidarité et leur soutien moral à l’édile de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite d’une vérification de l’Inspection générale d’Etat (IGE) pour les gestions 2009 à 2014, notamment sur la gestion de la rubrique «dépenses diverses » tout en espérant que la procédure ainsi engagée sera rapidement bouclée, pour lever toute suspicion quant à ses motivations».
Gakou défend Khalifa
Le Grand Parti (Gp) a apporté son soutien à Khalifa Sall. Pour Malick Gakou et compagnie, «le pays assiste, médusé, à une instrumentalisation sans précédent de l’appareil judiciaire, pour la liquidation d’adversaires politiques » et une telle régression démocratique est absolument inacceptable. Ils invitent toutes les forces de progrès à s’unir et faire front pour résister à ces atteintes inqualifiables aux libertés publiques, expression d’un recul démocratique sans précédent. Dans son communiqué, le Grand Parti exhorte « vigoureusement le pouvoir à se ressaisir pour retrouver sans délai, les normes et les pratiques d’une démocratie civilisée, en cessant immédiatement toutes les procédures judiciaires à soubassement politique ». Le Grand Parti appelle à une mobilisation populaire sans précédent «pour barrer la route à la dictature rampante, afin de préserver la stabilité sociale et les acquis démocratiques».
Presse gambienne
Ce mardi, l’Union européenne (Ue) et l’Unesco organisent, à la Commission nationale gambienne pour l’UNESCO et dans le cadre d’une initiative pour renforcer les capacités des professionnels des médias gambiens, une cérémonie de remise d’équipements professionnels destinés aux journaux bénéficiaires, à l’Union de la presse gambienne et à l’université de Gambie. D’après le Bureau régional multisectoriel de l’Unesco de Dakar, ce projet fait partie d’un programme de gouvernance plus large de 10 millions d’euros soit plus de 6,5 milliards Fcfa, financé dans le pays par l’Union européenne. Le projet comprend plusieurs volets, tels que l’accès à la justice et à la formation juridique, le journalisme et les médias, et la gestion des finances publiques. Les principaux bénéficiaires de ce projet seront les organes de presse, les journaux, les radios communautaires, l’Union de la presse gambienne et l’université de Gambie.
Presse gambienne (bis)
Dans le même sens, le projet Journalisme et médias de ce programme de gouvernance de l’Ue contribue à hauteur de 691 583 euros (l’équivalent approximativement de 35 millions de dalasi) soit plus de 449, 5 millions Fcfa, à la réforme des médias en Gambie. Selon l’Unesco, le secteur des médias est le seul à avoir les moyens de communication capables d’atteindre les décideurs et le grand public. L’objectif global de ce projet est donc de contribuer à une meilleure gouvernance démocratique à travers le renforcement de la liberté de la presse et l’amélioration de la qualité des informations disponibles pour le public. Ce projet promeut l’excellence en matière de journalisme ainsi que les programmes innovants ; soutenir l’enseignement du journalisme étant l’une des mesures clés nécessaires au développement d’une presse libre et indépendante. Il contribue aussi directement à l’amélioration des droits de l’homme dans le pays, les médias ayant en effet, le pouvoir considérable d’influencer le discours politique d’une nation, et une presse libre et ouverte étant essentielle pour une démocratie saine. En République de Gambie, comme dans de nombreux pays à travers le monde, les professionnels des médias souffrent d’un manque de ressources et des compétences nécessaires pour exercer leurs activités.
Le patron de la Nia de Jammeh arrêté
En Gambie, l’ex patron de l’Agence nationale du renseignement (Nia), Yankuba Badjie, a été arrêté. Ce responsable du renseignement, sous l’ex-président Jammeh a été arrêté, lundi dernier, avec l’ancien directeur des opérations de ladite agence, Sheikh Omar Jeng. Selon Fatunet, ils sont actuellement en détention au poste de police de Brusubi.
Modification de la circulation à la Vdn
Les nombreux embouteillages, qui rendent de plus en plus la capitale sénégalaise moins compétitive, ont fait réfléchir le préfet de Dakar. Pour améliorer la mobilité dans la ville, il a pris des mesures. La première est que de 7h à 10h, il est interdit de traverser la Vdn du côté du siège de la Sonatel. Les automobilistes ne pourront plus donc passer par la cité Keur Gorgui et traverser la Vdn et vice-versa, c'est-à-dire passer par Mermoz et traverser la Vdn par ce point. D’ailleurs, ce mercredi, une réunion d’évaluation est prévue pour analyser ce nouveau plan de la circulation qui a dépoté les embouteillages sur le Pont. Au delà de cette mesure conjoncturelle, Niangal envisage la construction d’un pont surplombant la Vdn au niveau de la Sonatel et un autre au niveau de la Cnca pour faciliter le passage, des véhicules d’un côté à un autre de la Vdn. La liquide Sonatel devrait participer au financement dans le cadre de sa responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). Le préfet serait aussi bien inspiré s’il prenait une mesure pareille au niveau de la route du Port entre Seras et le Rond-point Scoa où les travailleurs perdent des heures pour arriver à destination, coincés entre camions et conteneurs. Le rond point du pont de Hann est aussi un cassetête pour les usagers.
L’ancien Pcr de Thiénaba
Abdou Gningue, ancien président du Conseil rural de Thiénaba, aujourd’hui Haut conseiller des collectivités territoriales (HCCT), est en train de réveiller ses réseaux politiques dormants, dans la perspective des prochaines échéances électorales. Il soutient que son objectif est de contribuer grandement à l’octroi d’une majorité parlementaire et à la réélection de Macky Sall. C’est dans ce cadre qu’il a investi les localités de Thiénaba Seck et Thiénaba Gare, dans le cadre d’une caravane de sensibilisation sur les inscriptions pour l’obtention d’une carte d’identité biométrique. Selon lui, il est déjà enregistré 6000 inscrits dans la localité et l’objectif est d’atteindre les 10.000 avant la fin des opérations.
Barry risque la perpétuité
Moustapha Barry encourt la perpétuité, si les réquisitions de parquet sont appliquées par le juge. Il a fait face hier, à la Chambre criminelle de Dakar pour assassinat au du garçon Alassane Keita âgé de 15 ans. Les faits ont eu lieu le 30 juillet 2011. Une personne nommée Arona Sow a informé la police de Dieuppeul que Moustapha Barry a poignardé Alassane Keita suite à une bagarre entre les jeunes du quartier. Moustapha Barry était venu chez Alassane pour le conduire chez ses parents, suite aux blessures qu’il a subies de la part de ce dernier. Mais à la grande surprise, Moustapha Barry l’a conduit jusqu’au terrain vague de Derklé avant de lui assener plusieurs coups de couteau. Evacué à l’hôpital de Grand- Yoff, ce dernier a fini par succomber à ses blessures.