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Les Piques de l'As de ce vendredi 17 avril 2026
 
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1004195
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Mobilisation en faveur de Macky Sall 
La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU, en succession d’António Guterres, continue de susciter des réactions et des soutiens. Son audition officielle est prévue le 22 avril 2026 au siège de l’organisation à New York. Intervenant sur la RFM, Mame Mbaye Niang, ancien ministre et membre de l’Alliance pour la République (APR), a fait état d’une mobilisation importante autour de cette candidature. Il a notamment souligné l’engagement de nombreux Sénégalais de la diaspora, ainsi que celui de militants panafricanistes. Selon lui, Macky Sall est perçu comme un candidat capable d’incarner à la fois l’Afrique et le Sud global. Il estime que son profil lui permet de jouer un rôle de trait d’union entre les pays du Nord et ceux du Sud, en favorisant le dialogue et la recherche de convergences. Mame Mbaye Niang a également insisté sur le rôle actif de la diaspora africaine dans cet élan de soutien. D’après lui, cette mobilisation traduit une prise de conscience croissante : celle de la nécessité pour l’Afrique de s’imposer davantage sur la scène internationale, en passant d’un statut d’observateur à celui d’acteur. 

Meurtre de Baye Birame Fall 
Boubacar Sèye a vivement condamné le meurtre du jeune Sénégalais Baye Birame Fall, tué à coups de couteau à Peterborough. Dans un communiqué publié ce 16 avril, le président d’Horizon Sans Frontières dénonce «un acte barbare, lâche et raciste» et appelle les autorités britanniques à faire toute la lumière sur ce crime. L’adolescent, âgé de 16 ans, a été attaqué le dimanche 12 avril 2026 par une bande de jeunes, composée de garçons et de filles, tous armés de couteaux. Selon plusieurs informations, l’un des présumés auteurs aurait revendiqué l’agression sur les réseaux sociaux en tenant des propos à caractère raciste. Pour Boubacar Sèye, ce drame illustre les dangers liés à la banalisation des discours haineux. Il estime que lorsque ces propos ne sont ni combattus ni sanctionnés, ils peuvent conduire à des actes de violence extrême. Il exhorte ainsi les autorités du Royaume-Uni à reconnaître sans ambiguïté le caractère raciste de cette attaque et à garantir une réponse judiciaire exemplaire. Le responsable d’Horizon Sans Frontières interpelle également les plateformes numériques sur leur responsabilité dans la diffusion de contenus incitant à la haine et à la violence. Selon lui, cette tragédie rappelle que le racisme demeure une réalité préoccupante. D’après les premiers éléments de l’enquête, quatre suspects ont été arrêtés. Il s’agit d’un mineur de 15 ans, d’un jeune homme de 18 ans et de deux adolescentes âgées de 17 et 16 ans, tous originaires de la ville où s’est déroulé le drame. 

And Gueusseum récuse le «livre blanc» 
Le collectif And Gueusseum ne valide pas l’option du « livre blanc » avancée par le Gouvernement à l’issue du Conseil des ministres du 15 avril 2026. Dans une déclaration publique, son Directoire national considère cette proposition comme inadaptée aux attentes des travailleurs du secteur de la santé. Plutôt qu’un document explicatif, l’organisation syndicale réclame des mesures concrètes. Elle insiste sur la nécessité de matérialiser les accords encore en suspens issus du passif social, hérités de l’ancien régime. À cet effet, elle fixe un délai précis : ces engagements doivent être appliqués au plus tard le 30 avril 2026. En parallèle, And Gueusseum prévoit de rendre public, le 1er mai prochain, un «Manifeste» présenté sous forme de livret gris. Ce texte vise à exposer ce que le collectif décrit comme des manquements aux conventions internationales, à la Constitution ainsi qu’aux dispositions encadrant les libertés syndicales et la négociation collective. Le collectif évoque également des insuffisances dans la gestion du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Il dénonce notamment des choix contestés et une gouvernance qu’il juge défaillante, en décalage avec les orientations du référentiel Sénégal Horizon 2050. Dans ce contexte, And Gueusseum maintient la pression et conditionne toute accalmie à la satisfaction effective de ses revendications. 

Le MONCAP monte au créneau 
Au lendemain du limogeage du directeur général de la Santé, le professeur Ousmane Cissé, les premières fissures apparaissent au sein même des soutiens du pouvoir. Le MONCAP Santé et Protection sociale, structure liée à PASTEF, a vivement réagi en exprimant sa « profonde désolation ». Dans sa déclaration publiée le 15 avril 2026, l’organisation remet en cause la pertinence de cette décision qu’elle qualifie de «brutale» et «incompréhensible». Elle estime qu’aucun élément objectif ne justifie une telle éviction. Mais au-delà du constat, le MONCAP désigne clairement un responsable : le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le docteur Ibrahima Sy. Il est accusé de fragiliser progressivement certains cadres à travers une stratégie jugée délibérée. Selon la structure, cette orientation se traduirait par une mise à l’écart d’acteurs ayant pourtant contribué de manière significative aux efforts sanitaires, au profit d’un cercle de proches. Elle évoque également l’arrivée de personnalités liées à l’ancien régime à des postes clés, ce qui, à ses yeux, traduit un changement de cap préoccupant. Le MONCAP regrette par ailleurs une rupture avec les priorités initiales de son programme de santé, dénonçant l’instauration d’un « agenda unilatéral » au sein du ministère. Pour faire toute la lumière sur cette affaire, l’organisation annonce la tenue prochaine d’une conférence de presse, où elle compte détailler sa position et les actions envisagées. 

Babacar Ba interpelle El Malick Ndiaye 
Babacar Ba, président du Forum du justiciable, interpelle publiquement El Malick Ndiaye sur la question de la transparence budgétaire au sein de l’institution parlementaire. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, il relève une contradiction dans la démarche actuelle du président de l’Assemblée nationale. Selon lui, alors que ce dernier mène des évaluations à mi-parcours sur l’exécution budgétaire des ministères, aucune information claire n’est accessible aux citoyens concernant la gestion du budget de fonctionnement de l’Assemblée nationale, pourtant estimé à plusieurs milliards de francs CFA. Babacar Ba insiste sur le fait que les principes de transparence et de reddition des comptes ne doivent pas être appliqués de manière sélective. À ses yeux, l’institution parlementaire, en tant qu’organe de contrôle de l’action gouvernementale, se doit d’être exemplaire en la matière. Il estime qu’une telle cohérence est indispensable pour renforcer la crédibilité du contrôle budgétaire exercé sur l’ensemble des structures de l’État. 

132 migrants interceptés après un départ de Gambie 
Une opération d’envergure menée par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a permis d’intercepter, ce jeudi 16 avril 2026, une embarcation transportant des candidats à l’émigration irrégulière. Selon des sources sécuritaires, la pirogue avait quitté Barra, en Gambie, le lundi 13 avril 2026, avec à son bord plusieurs dizaines de migrants tentant de rejoindre clandestinement l’Europe. L’intervention des agents relevant de la Direction de la Police aux Frontières (DPAF) a permis de mettre fin à ce périple à haut risque. Au total, 132 personnes ont été appréhendées. Le groupe est majoritairement composé d’hommes (117), aux côtés de 15 femmes. Parmi eux figurent également des mineurs, dont un nourrisson. Dans le détail, les personnes interpellées se répartissent comme suit : 70 Sénégalais (60 hommes, 4 femmes et 6 mineurs), 49 Gambiens (40 hommes, 6 femmes et 3 mineurs) et 14 Guinéens (11 hommes, 2 filles et 1 mineur). Les migrants ont été immédiatement pris en charge par les services compétents. Parallèlement, une enquête a été ouverte afin d’identifier les organisateurs de ce voyage clandestin et de démanteler les réseaux impliqués dans ce trafic. À travers cette nouvelle opération, la Police nationale réaffirme sa détermination à lutter contre l’émigration irrégulière et à protéger les populations contre les dangers liés à ces traversées souvent mortelles. 

Perturbations au Port 
Le Port de Dakar fait face depuis quelques jours à des perturbations notables dans la circulation des camions de fret. Selon un communiqué, cette situation est liée à une forte augmentation du volume de marchandises traitées dans les différents terminaux et môles, combinée à divers facteurs externes ayant temporairement affecté la fluidité des opérations. D’après les autorités portuaires, les équipes opérationnelles sont pleinement mobilisées afin de rétablir rapidement un trafic normal et d’atténuer les désagréments constatés. Des mesures de régulation ont été mises en place sur le terrain pour mieux organiser la circulation des poids lourds et optimiser les opérations logistiques. En appui à ce dispositif, les Forces de Défense et de Sécurité sont également déployées pour faciliter la gestion du trafic et sécuriser les zones d’accès au port, souvent saturées en raison de l’intensité des activités. Par ailleurs, les autorités administratives disent travailler en étroite coordination avec la direction portuaire pour renforcer la coordination des activités et améliorer la fluidité globale des opérations dans les jours à venir. Le Port Autonome de Dakar assure que la situation reste sous contrôle et que le retour à la normale est en cours. L’institution appelle l’ensemble des acteurs de la chaîne logistique à la coopération afin de surmonter ces difficultés conjoncturelles et accompagner la dynamique de croissance du trafic portuaire, essentielle pour l’économie nationale. 

Recel de téléphones portables 
Le Commissariat d’arrondissement des ParcellesAssainiesU15 a porté un coup dur à la criminalité urbaine en procédant, le 11 avril 2026, au démantèlement d’un réseau spécialisé dans le vol et le recel de téléphones portables. L’affaire a été déclenchée par la plainte d’une victime, suite au vol de son téléphone dans le secteur de Cambérène. Grâce à des investigations techniques approfondies, les enquêteurs ont pu localiser l’appareil, ce qui les a conduits vers un premier individu qui l’avait en sa possession sous prétexte de réparation. Poursuivant leurs investigations, les policiers ont réussi à remonter la filière jusqu’à un second suspect, interpellé au niveau du rond-point « Case Bi ». Ce dernier détenait 42 téléphones portables, dont l’origine frauduleuse a été établie. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces appareils proviendraient de divers actes criminels, notamment des vols et agressions. À ce jour, huit victimes se sont déjà présentées au commissariat pour identifier leurs biens. À l’issue de la procédure, les deux mis en cause ont été déférés au parquet pour association de malfaiteurs, vol et recel. L’enquête se poursuit afin de retrouver l’ensemble des propriétaires des téléphones saisis et d’éventuels complices. 

L’OCRTIS 
L’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), à travers ses différentes brigades régionales des stupéfiants (BRS), a mené une série d’opérations coordonnées entre le 11 et le 14 avril dans plusieurs régions du pays. Ces interventions, fondées sur l’exploitation de renseignements opérationnels, ont permis plusieurs interpellations et d’importantes saisies de chanvre indien et de produits psychotropes. Dans la région de Kédougou, deux opérations majeures ont été enregistrées. À Douta, un individu a été arrêté le 12 avril à 23h dans son domicile utilisé comme point de vente. La perquisition a permis la saisie de 2 kg de chanvre indien ainsi que 17 comprimés de Tramadol. À Bantaco, deux femmes, une mère et sa fille, ont été interpellées le 14 avril pour la vente illicite de Tramadol et la détention de chanvre indien dans leur domicile. Dans la région de Kaffrine, les opérations ont conduit à plusieurs résultats. À Boulel/Kouyandé, 1 kg de chanvre indien a été saisi, tandis que le suspect a pris la fuite. À Keur Ayib, un individu se présentant comme charlatan a été interpellé avec 1,5 kg de chanvre indien. À Kolda, une opération basée sur un renseignement a permis la saisie de 3,4 kg de chanvre indien, bien que les suspects aient réussi à s’échapper. Dans la région de Thiès, deux individus ont été arrêtés le 13 avril avec 1 kg de chanvre indien en leur possession. À Sédhiou, une importante saisie de 55 kg de chanvre indien a été réalisée à Nimaya. Le suspect, circulant à moto, a abandonné sa cargaison à la vue des agents avant de prendre la fuite. Dans la région de Diourbel, à Touba, deux individus ont été interpellés par les éléments de l’unité de lutte de Mbacké dans le quartier Guédé, dans des circonstances liées à une enquête en cours. Enfin, à Fatick, à Foundiougne, un individu déjà connu des services a été arrêté le 14 avril. La perquisition de son domicile a permis la saisie de 1,250 kg de chanvre indien, une moto de type Jakarta et une somme d’argent présumée issue du trafic. 

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