La situation financière des clubs de L1 et L2 est pour la première fois dans le vert depuis 8 ans, principalement grâce à la vente de joueurs, selon le bilan 2015/2016 dévoilé jeudi par la DNCG, le gendarme financier du foot.
"L'ensemble du foot professionnel est à l'équilibre en résultat net, ça veut dire que la dynamique économique est positive", a souligné le directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP) Didier Quillot.
Le résultat net des clubs français atteint en effet 3 millions d'euros en 2015/2016. Il repasse donc en positif, ce qui n'était plus arrivé depuis la saison 2007-2008.
Le chiffre d'affaires dépasse lui 2 milliards d'euros, "une première", a insisté Didier Quillot.
Mais ces résultats s'expliquent principalement par la vente de joueurs, avec des plus values-record de 429 millions d'euros, alors que les résultats d'exploitation hors transferts sont toujours dans le rouge (-387 millions).
"Les clubs sont un peu drogués au marché des transferts", a d'ailleurs reconnu le président de la DNCG Henri Tcheng.
"Ca fait partie du modèle économique de nos clubs. On est certainement le meilleur pays en matière de formation. On a les meilleurs centres de formation des joueurs", a pour sa part souligné Didier Quillot.
L'autre difficulté est la grande différence entre la situation de la Ligue 1 et de la Ligue 2. Si les clubs de Ligue 1 sont bénéficiaires globalement (21 millions d'euros), ceux de Ligue 2 sont largement déficitaires (- 18 millions d'euros).
Pour la Ligue 2, il y a deux chantiers prioritaires, expose Didier Quillot. "Le premier c'est celui de la billetterie. Le taux de remplissage est insuffisant. Il faut le faire progresser et améliorer le marketing des stades de Ligue 2".
Quant au deuxième chantier, il s'agit de "la mutualisation de certains coûts" dans les domaines non sportifs, comme "le digital ou la mutualisation des achats".