L’influence des téléphones portables sur la performance des apprenants, surtout à l’approche des examens scolaires est une préoccupation qui doit intéresser plus d’un parent d’élève et tous les enseignants. C’est un outil qui peut soutenir la réussite ; à l’inverse, il peut nuire fortement à la concentration et aux résultats, et pire, faire basculer certains apprenants dans des travers des moins scrupuleux. Tout dépend de l’usage que l’on en fait.
1. Influence négative : les applications comme les réseaux sociaux, les jeux vidéo captent l’attention. L’apprenant passe d’un contenu à un autre, si bien que le temps de travail se retrouve fragmenté. La concentration passe à la baisse et l’apprenant éprouve des difficultés à mémoriser. Le temps d’étude réel est ainsi diminué, la préparation devient insuffisante et les révisions sont superficielles.
Il en résulte des fatigues et des troubles du sommeil qui entraînent une baisse de vigilance en classe. Le besoin constant de consulter le téléphone conduit à une dépendance numérique qui rend l’apprenant incapable de se concentrer sur une tâche scolaire. Les notifications constantes (vibration et sons) détournent l’attention, altèrent la qualité du sommeil et augmentent la détresse psychologique.
Le stress et l’anxiété s’installent et des travers voient le jour. Une étude de l’université de Californie a démontré que les apprenants interrompus par leur téléphone portable mettent en moyenne 23 minutes pour retrouver une concentration optimale.
Selon Sébastien Herry, psychologue spécialiste de la psychologie des outils numériques, « la simple présence d’un téléphone portable est source de déconcentration, même s’il ne sonne pas ou qu’il est éteint. » La tentation est grande avec un téléphone à portée de main. L’on peut se souvenir des procès passés devant plusieurs juridictions de ce pays pour fraudes lors des examens scolaires.
Des candidats au BEPC et au BAC utilisant des forums pour se communiquer des informations. C’est le pire qu’un téléphone portable puisse apporter à un apprenant. En tout état de cause, en période d’examen, l’effet dominant du téléphone est généralement négatif lorsque son usage n’est pas encadré
2.Influences positives : quand l’usage est contrôlé, le téléphone peut être d’un apport significatif aux apprenants. Il leur permet de consulter des cours, des vidéos éducatives, ou des exercices corrigés. L’accès à l’information devient ainsi rapide et simplifié ; les applications de quiz, les dictionnaires, les calculatrices scientifiques et les plateformes éducatives sont à portée de main, rendant ainsi l’apprentissage plus interactif et autonome.
Les groupes WhatsApp ou autres permettent d’échanger sur les cours, de s’entraider et de clarifier les notions. L’apprenant peut utiliser les alarmes, les rappels et les plannings de révision pour une meilleure gestion de son temps.
Pour y parvenir, il faudrait sensibiliser les apprenants à son usage, en fixant des plages horaires d’utilisation et en les orientant vers des applications types en cas de devoirs de maison. Certains établissements français ont implémenté « une pause numérique », collectant les téléphones des pensionnaires qu’ils récupèreront à la fin des cours. Cela leur permet de se concentrer, d’éviter l’addiction numérique et d’améliorer la communication interpersonnelle.
Le numérique est un outil indispensable de notre siècle, surtout dans le monde éducatif. La règlementation de son usage est le garant de son efficacité. C’est un couteau à double tranchants.