MARCHÉ COMMUNAL DE THICKY UN CHANTIER BOUCLÉ EN MOINS D’UN AN
À Thicky, la promesse municipale s’est matérialisée en moins d’une année. Ce samedi 9 mai 2026, le maire de Diass, Mamadou Ndione, a procédé à l’inauguration officielle du marché communal moderne de Thicky. Une infrastructure présentée comme le symbole d’une gouvernance fondée sur la rigueur, la proximité et l’efficacité dans l’action publique locale. Cette infrastructure est une réalisation concrète du Programme de Construction des Marchés Communaux de Diass (PCMCD), un projet porté par la municipalité pour renforcer l’économie locale et structurer les activités commerciales dans les villages de la commune. Prenant la parole devant une foule attentive, le maire Mamadou Ndione a rappelé le défi que son équipe s’était fixé lors de la pose de la première pierre, le 7 août 2025. «Lorsque nous posions la première pierre de ce marché, nous avions l’ambition de revenir l’inaugurer dans les meilleures conditions au service des populations. Aujourd’hui, cette ambition devient réalité, exactement 275 jours plus tard», a déclaré l’édile de Diass. À travers ce délai maîtrisé, l’autorité municipale a voulu mettre en avant une méthode de gestion reposant sur le respect des engagements et la célérité dans l’exécution des projets publics. Le coût global de l’infrastructure s’élève à 34 218 305 FCFA TTC, soit 28 998 564 FCFA hors TVA. Le maire a également insisté sur la transparence ayant entouré le processus de réalisation. Selon lui, le chantier a été attribué dans le cadre d’un appel d’offres régulier, accompagné d’un suivi technique et financier rigoureux afin de garantir la qualité des travaux et l’utilisation optimale des ressources publiques. La cérémonie a également été marquée par un hommage appuyé rendu à Mamadou Faye, professeur de mathématiques à la retraite et natif de Thicky, qui a offert le terrain ayant servi à la construction du marché.
MARCHÉ COMMUNAL DE THICKY UN CHANTIER BOUCLÉ EN MOINS D’UN AN (BIS)
Édifié sur une superficie de 400 m², le marché communal de Thicky a été conçu pour répondre durablement aux besoins des commerçants et des populations. Réalisé sous la conception du jeune Abasse Sene, l’ouvrage comprend une halle moderne en béton armé de 159 m² équipée de 18 tabliers de vente pouvant accueillir plus d’une trentaine de commerçants. L’infrastructure dispose également de deux magasins, dont un conçu pour être transformé ultérieurement en chambre froide, ouvrant ainsi des perspectives importantes pour la conservation des produits halieutiques et maraîchers. Des blocs sanitaires séparés pour hommes et femmes, une ventilation naturelle favorisant une meilleure circulation de l’air ainsi que des réseaux d’eau et d’électricité déjà fonctionnels viennent compléter l’équipement. Pensé de manière évolutive, le marché pourra faire l’objet d’extensions futures afin d’accompagner la croissance des activités commerciales dans la localité. Au‐delà de l’ouvrage, les autorités municipales ont insisté sur les retombées économiques générées durant la phase des travaux. L’entreprise chargée de la construction a privilégié l’achat des matériaux sur place tout en recrutant majoritairement une main‐d’œuvre locale sous la coordination de Ibrahima Faye. Selon le maire, cette approche permet non seulement de réaliser des infrastructures utiles, mais aussi de créer des revenus directs pour les populations locales à travers l’emploi et la circulation des ressources au sein du territoire communal. Pour Mamadou Ndione, le marché de Thicky n’est qu’une première étape dans la stratégie de modernisation des infrastructures commerciales de la commune de Diass. L’édile a annoncé la duplication prochaine de ce modèle dans d’autres villages afin de renforcer l’attractivité économique du territoire et améliorer les conditions de travail des commerçants. «Ce marché est à la fois le symbole de notre engagement, une réponse concrète aux attentes des populations et la preuve que lorsque la volonté politique rencontre la rigueur, les résultats suivent», a conclu le maire de Diass avant d’ajouter : « Que Dieu facilite et guide nos actions. »
FACE AUX RUMEURS DE PÉNURIE ÉNERGÉTIQUE AU SÉNÉGAL LE DÉMENTI DE PETROSEN
PETROSEN tente de reprendre le contrôle de la communication après la diffusion massive d’un faux communiqué annonçant une pénurie imminente de gaz, d’essence et de gasoil au Sénégal. Dans une note officielle publiée ce 11 mai 2026 depuis Dakar, l’entreprise publique dément «catégoriquement» ces informations jugées infondées et alarmistes. Selon la Direction générale, aucun dysfonctionnement majeur n’affecte actuellement l’approvisionnement national en produits pétroliers et gaziers. PETROSEN assure que le système d’importation, de stockage et de distribution fonctionne normalement, en coordination avec les autorités du secteur énergétique. Ce démenti intervient dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la propagation rapide de fausses informations, particulièrement sur des sujets sensibles comme le carburant ou le gaz domestique. En quelques heures, la rumeur avait commencé à provoquer inquiétudes et interrogations au sein de la population. L’entreprise appelle ainsi les citoyens à faire preuve de vigilance et à consulter uniquement les canaux officiels de communication de PETROSEN ainsi que ceux du Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Au‐delà du simple démenti, PETROSEN hausse également le ton en avertissant qu’elle se réserve le droit d’engager des poursuites contre les auteurs et diffuseurs de ces « fausses informations », accusées de troubler l’ordre public et de créer une psychose inutile. Cette sortie médiatique traduit la volonté des autorités énergétiques sénégalaises de préserver la confiance autour de la stabilité de l’approvisionnement national, dans un contexte où toute rumeur de pénurie peut rapidement provoquer des achats de panique et des tensions sur le marché, notamment avec la fermeture du détroit d’Ormuz.
DETTE PUBLIQUE EL MALICK NDIAYE DÉFEND LA TRANSPARENCE ET EXCLUT UNE RESTRUCTURATION DE LA DETTE
El Malick Ndiaye a réaffirmé ce lundi à Dakar la volonté des autorités sénégalaises de restaurer la crédibilité financière du pays sans passer par une restructuration de la dette publique. Il s’exprimait à l’ouverture d’une réunion d’experts consacrée au thème : « La crise de la dette du Sénégal dans une perspective globale ». Organisée par IDEAs‐Africa Network, la rencontre a rassemblé universitaires, économistes, diplomates, représentants de la société civile et spécialistes venus d’Afrique, d’Asie et d’Europe autour des enjeux liés à l’endettement et aux perspectives de redressement économique du Sénégal. Dans une allocution aux accents politiques et économiques, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité d’instaurer davantage de transparence, de responsabilité et de contrôle démocratique dans la gestion des finances publiques. Selon lui, la dette dépasse le simple cadre technique et constitue également « un enjeu de souveraineté, de gouvernance et de justice sociale ». Revenant sur la situation financière du pays, El Malick Ndiaye a salué ce qu’il qualifie de « choix de vérité » des nouvelles autorités, estimant que la transparence représente « le point de départ du redressement ». Il a assuré que le Sénégal mise sur des réformes structurelles, une discipline budgétaire renforcée et une meilleure mobilisation des ressources internes afin de rétablir la confiance des partenaires financiers. Le responsable parlementaire a par ailleurs tenu à clarifier la position officielle de l’État sénégalais concernant la dette : « la restructuration n’est pas l’option retenue par le Sénégal ». Une déclaration importante dans un contexte marqué par les inquiétudes des marchés et les débats autour de la soutenabilité de la dette publique. Au‐delà du cadre national, El Malick Ndiaye a plaidé pour un système financier international « plus juste », mieux adapté aux réalités des économies africaines et aux besoins de transformation structurelle des pays en développement. Il a également mis en avant le rôle du Parle‐ ment dans le contrôle des finances publiques, rappelant que la XVe législature a engagé plusieurs réformes visant à renforcer l’évaluation des politiques publiques, la culture de la performance et les mécanismes de contrôle parlementaire. À travers cette rencontre, les autorités sénégalaises cherchent manifestement à envoyer un signal de stabilité et de responsabilité budgétaire, tout en réaffirmant leur volonté de préserver la souveraineté économique du pays.