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L'oeil du Témoin du mardi 14 avril 2026
 
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1004086
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RÉFORME ÉLECTORALE NDIAGA SYLLA CRITIQUE LA PROPOSITION DE LOI D’AYIB DAFFÉ 
Dans une lettre ouverte adressée à Ayib Daffé, député et président du groupe parlementaire PASTEF‐Les Patriotes, Ndiaga Sylla exprime de vives réserves sur la proposition de loi modifiant le code électoral. S’appuyant sur une réflexion de François‐René de Chateaubriand, il met en garde contre une réforme qui, selon lui, s’éloigne des principes durables ayant historiquement encadré le processus électoral sénégalais. L’auteur critique d’abord la démarche, qu’il juge en rupture avec la tradition de consensus instaurée depuis 1992. Il rappelle que le président Bassirou Diomaye Faye a initié en 2025 un dialogue national inclusif, suivi de la mise en place d’un comité chargé de traduire les recommandations en textes juridiques. Dans ce contexte, Ndiaga Sylla s’interroge sur l’opportunité d’une initiative parlementaire isolée, alors même que des réformes institutionnelles globales sont annoncées et attendues devant l’Assemblée nationale. Sur le fond, il pointe plusieurs incohérences juridiques. La déchéance électorale automatique introduite par la proposition serait contraire à l’esprit du droit pénal sénégalais, qui laisse au juge le pouvoir d’appréciation en matière de peines complémentaires. Il souligne également que certaines infractions graves n’entraînent pas systématiquement l’inéligibilité, créant ainsi un déséquilibre dans le dispositif envisagé. À cela s’ajoute une confusion terminologique entre “crimes” et “infractions”, jugée problématique sur le plan juridique. Enfin, Ndiaga Sylla alerte sur un risque de conflit de normes entre le code pénal et le code électoral. En vertu du principe de primauté de la loi la plus récente, l’adoption du texte pourrait engendrer des effets juridiques inattendus. Il appelle ainsi au retrait de la proposition et à privilégier une réforme concertée. 

ÉVALUATION DU PROJET GTA À SAINT-LOUIS BIRAME SOULEYE DIOP APPRÉCIE LES AVANCÉES NOTÉES ET RECOMMANDE AUX ENTREPRISES EXPLOITANTES UNE DÉMARCHE INCLUSIVE 
Le Ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, a présidé une réunion d’évaluation du projet GTA à Saint‐Louis, un an après la mise en place du comité régional. Les parties prenantes, notamment Petrosen, BP, les communautés de pêcheurs, les femmes transformatrices, les mareyeurs et les services régionaux déconcentrés, ont présenté leurs bilans. Les résultats montrent que 58% des points cruciaux fixés ont été réalisés, 28% sont en cours de réalisation et 12% non encore réalisés, correspondant à 3 objectifs principaux. Le ministre a souligné l’importance des critiques des communautés impactées pour améliorer le projet. «C’est les critiques faites par les communautés en 2024 qui ont permis aujourd’hui d’avoir de réelles améliorations», a‐t‐il déclaré. Le ministre a salué le travail collectif qui a permis d’engranger ces résultats et a souligné la nécessité de corrections à apporter. Sur ce, il a directement interpellé les entreprises exploitantes d’avoir une démarche beaucoup plus inclusive avec les communautés qui sont les premiers concernés. M. Birame Souleye Diop a donné rendez‐vous dans 6 mois pour achever les travaux en cours, notamment les trois points où il n’y a pas eu d’avancée notoire. Le ministre a également procédé à la pose de la première pierre de la Direction Régionale de l’Énergie et des Mines de Saint‐Louis, un projet qui s’inscrit dans la stratégie de modernisation de l’administration. Le bâtiment, qui coûtera environ 400 millions de francs CFA, sera réalisé en 10 mois et intégrera des options d’efficacité énergétique et de logement pour les agents, avec une villa confortable pour le directeur, des bureaux administratifs, une salle d’archives, un laboratoire, des magasins. Le Ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a également annoncé que d’autres directions régionales seront construites à Ziguinchor et d’autres inaugurées comme celles de Thiès, Louga, Matam et Kédougou. 

JOJ DAKAR 2026 L’ASSEMBLÉE NATIONALE EN SOUTIEN À L’ORGANISATION 
En prélude à la tenue des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a accordé une audience, ce lundi 13 avril, à une délégation du Comité d’organisation (COJOJ), conduite par son président, Mamadou Diagna Ndiaye. Les discussions ont porté sur l’état d’avancement des préparatifs ainsi que sur les principaux enjeux organisationnels et stratégiques liés à cet événement international que le Sénégal s’apprête à accueillir. La délégation du COJOJ a salué l’engagement du président de l’Assemblée nationale en faveur du développement du sport, tout en sollicitant un appui des pouvoirs publics pour accompagner les différentes étapes de l’organisation. En retour, El Malick Ndiaye s’est dit rassuré par le niveau de mobilisation observé. Il a souligné que ces Jeux constituent une opportunité majeure pour promouvoir l’image du Sénégal à l’international et renforcer son attractivité. Le président de l’Assemblée nationale a également appelé à une implication de l’ensemble des acteurs nationaux, réaffirmant la disponibilité de l’institution parlementaire à soutenir toutes les initiatives visant à garantir le succès de l’événement. 

ACCIDENT UN POLICIER TUÉ, UN AUTRE GRIÈVEMENT BLESSÉ 
Un grave accident de la circulation a endeuillé la Police nationale ce lundi 13 avril 2026. Vers 6 h 38, deux fonctionnaires circulant à vélo‐moteur sur l’autoroute en provenance de Patte d’Oie, en direction du centre‐ville, ont été violemment percutés par un car à hauteur de la passerelle Cité Belle‐Vue. D’après les premiers éléments recueillis, la victime est un agent de police. Babacar Ndour, en service à la première compagnie du Groupement opérationnel de Dakar, conduisait l’engin, avec comme passager son collègue Khadim Faye. Sous la violence du choc, Babacar Ndour est décédé sur le coup. Grièvement blessé, son passager a été rapidement évacué à l’hôpital Principal de Dakar où il reçoit actuellement des soins. Le conducteur du car mis en cause, identifié sous le nom de Khadim Diakhaté, a été interpellé puis placé en garde à vue. Il devra répondre des chefs d’accusation d’homicide et de blessures involontaires à la suite à un accident de la circulation routière. Une enquête a été ouverte par les services compétents pour déterminer les circonstances exactes de cet accident. 

CRISE SCOLAIRE LES ENSEIGNANTS DE LA COALITION DIOMAYE PRÉSIDENT ÉLÈVENT LA VOIX 
La coordination nationale des enseignants de la Coalition Diomaye Président appelle leurs collègues à « un sursaut national pour sauver l’année scolaire» tout en admettant que leurs revendications sont légitimes. « Aujourd’hui, l’école sénégalaise traverse une période difficile. Derrière les perturbations que nous constatons tous, il y a une réalité plus préoccupante : des milliers d’élèves voient leur avenir fragilisé, parfois dans l’incertitude et l’inquiétude. Face à cela, nous ne pouvons pas rester indifférents. C’est pourquoi nous lançons un appel sincère et responsable à un sursaut national», déclarent les enseignants proches du Président Diomaye dans un communiqué qui nous est parvenu. Pour eux, « chaque heure de cours perdue par l’élève laisse un vide dans un parcours, retarde un rêve, affaiblit une ambition» Au cœur de cette situation, il y a l’élève. Pour Abdou Aziz Sambe et ses camarades «aucun désaccord, aussi légitime soit-­il, ne devrait nous faire perdre de vue cette réalité essentielle que l’avenir de l’élève doit être pris en compte» C’est pourquoi, ces enseignants estiment qu’il est de la responsabilité de tous « de veiller à ce que les élèves ne paient pas le prix de cette situation même si les revendications sont justes» Quant au gouvernement, la coordination nationale des enseignants de la Coalition Diomaye Président l’appelle à « écouter, comprendre et agir, apporter des réponses concrètes et rapides qui soient à la hauteur des attentes. Pour le Président de la coordination nationale des enseignants de la Coalition Diomaye Président, Abdou Aziz Sambe et ses camarades ‹le dialogue est la seule voie possible pour un pacte scolaire d’urgence.» « Ce pacte doit sauver l’année scolaire, de définir un calendrier clair et crédible pour répondre aux revendications, d’installer un dialogue durable, afin de construire une école plus apaisée et plus performante», martèlent‐ils «L’école n’appartient ni à un groupe ni à une institution : elle appartient à tous les Sénégalais. Elle est notre bien commun. La protéger demande du courage, de la responsabilité et un esprit de dépassement. Il n’est pas trop tard. Mais le temps presse et le e Sénégal nous regarde», concluent ces enseignants proches du Président Diomaye.

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