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L’OMS décrète une urgence internationale
Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a annoncé mardi le déclenchement d’une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) en raison de l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la RDC et l’Ouganda
 
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1005071
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Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé mardi le déclenchement d’une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) en raison de l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda.

Le patron de l’OMS a indiqué, lors d’un point de presse, avoir pris cette décision dès dimanche, avant même la réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (RSI), une première dans l’histoire de l’organisation. Cette mesure exceptionnelle, prise en concertation avec les ministres de la Santé des deux pays concernés, vise à accélérer la mobilisation internationale face à une situation jugée particulièrement préoccupante. «J’ai déterminé que la situation constitue une urgence de santé publique de portée internationale, mais pas une pandémie», a précisé Tedros Adhanom Ghebreyesus. 

Selon les données communiquées par l’OMS, 51 cas confirmés ont déjà été enregistrés en RDC dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, notamment dans les villes de Bunia et Goma. Toutefois, l’organisation estime que l’ampleur réelle de l’épidémie est bien plus importante. L’Ouganda a, de son côté, signalé deux cas confirmés dans la capitale Kampala, dont un décès, concernant des voyageurs en provenance de la RDC. Un ressortissant américain travaillant en RDC a également été testé positif avant d’être rapatrié en Allemagne. L’OMS se dit particulièrement préoccupée par plusieurs facteurs aggravants. 

Outre les cas confirmés, près de 600 cas suspects et 139 décès suspects ont été recensés. L’organisation prévoit une augmentation continue des chiffres en raison d’une circulation prolongée du virus avant la détection officielle de l’épidémie. Autre sujet d’inquiétude : l’extension géographique de la maladie, désormais présente dans plusieurs zones urbaines. Des infections ont aussi été signalées parmi les personnels de santé, signe d’une transmission dans les structures sanitaires. L’instabilité sécuritaire dans l’est de la RDC complique davantage la riposte. Dans la province de l’Ituri, les violences armées se sont intensifiées depuis fin 2025, provoquant le déplacement de plus de 100 000 personnes au cours des deux derniers mois. Les activités minières et les importants mouvements de population dans cette région augmentent également les risques de propagation transfrontalière. L’épidémie actuelle est causée par le virus Bundibugyo, une souche du virus Ebola pour laquelle aucun vaccin ni traitement homologué n’existe à ce jour. Face à cette situation, l’OMS a déjà déployé des équipes sur le terrain afin d’appuyer les autorités sanitaires nationales. L’organisation a également mobilisé du personnel, du matériel médical et des financements d’urgence. 

L’OMS DEBLOQUE PRES DE 4 MILLIONS DE DOLLARS POUR RENFORCER LA RIPOSTE 

Tedros Adhanom Ghebreyesus a annoncé l’octroi d’un financement supplémentaire de 3,4 millions de dollars américains provenant du Fonds de réserve pour les situations d’urgence, portant l’appui total de l’OMS à 3,9 millions de dollars. Le Directeur général de l’OMS a salué les efforts des autorités congolaises et ougandaises, ainsi que la décision du gouvernement ougandais de reporter les célébrations annuelles de la Journée des martyrs, un événement religieux qui rassemble habituellement jusqu’à deux millions de personnes. «En l’absence de vaccins et de traitements, les pays disposent néanmoins de nombreuses mesures pour freiner la propagation du virus et sauver des vies», a-t-il rappelé, en appelant à une mobilisation rapide et coordonnée de la communauté internationale. 

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