(SenePlus) - Le gisement offshore de Sangomar, exploité par le groupe australien Woodside Energy, affiche un rendement vigoureux avec 17,9 millions de barils extraits à la fin juin, selon un document du ministère de l'Énergie rapporté ce lundi par l'agence Reuters.
La cadence extractrice s'est maintenue autour d'une moyenne mensuelle stable, enregistrant des pics à 3,1 millions de barils en janvier, mars et mai, contre des volumes variant entre 2,8 et 2,9 millions les autres mois de ce semestre.
Ces statistiques de production confirment la dynamique de l'année écoulée, durant laquelle le complexe pétrolier avait généré 36,2 millions de barils, assurant aux marchés une offre moyenne de « 3 millions de barils par mois ».
Face à la régularité technique des extractions, l'opérateur Woodside Energy évalue actuellement l'opportunité de déclencher une deuxième phase de développement. Selon une annonce faite la semaine dernière par la Chambre africaine de l'énergie et rapportée par Reuters, cette nouvelle étape d'investissement permettrait d'augmenter sensiblement le plafond de production globale du site. Cette expansion viendrait consolider de manière durable le rôle central du gisement offshore dans l'industrie pétrolière naissante de la sous-région.
L'impact de la production d'hydrocarbures sur l'économie sénégalaise dépasse le simple cadre de l'industrie extractive pour s'ancrer dans les finances publiques. Le ministère de l'Économie a souligné dans un rapport publié le mois dernier que ce secteur d'activité a agi comme un véritable catalyseur, propulsant la croissance nationale à 6,7% l'an dernier. Cette performance structurelle a par ailleurs favorisé une forte hausse des exportations, tout en « réduisant le déficit du compte courant » du pays.
Les autorités sénégalaises ont officiellement l'intention de convertir cette manne énergétique en leviers d'action et d'investissements sociaux tangibles. Cheikh Diba, le ministre sénégalais des Finances, a récemment assuré que les revenus générés par les hydrocarbures permettront de couvrir sans délai les dépenses prioritaires de l'État. L'ambition gouvernementale affichée est d'allouer ces nouvelles liquidités budgétaires afin de « parvenir à une réduction significative de la pauvreté » au sein de la population.