(SenePlus) - L'ancien président Macky Sall accélère son lobbying pour succéder à António Guterres à la tête des Nations unies. Selon les informations publiées par Jeune Afrique le 25 juin 2026, cette campagne multilatérale s'appuie fortement sur l'influence de l'ex-président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, devenu son véritable "sherpa" international.
Après un "grand oral devant l’Assemblée générale" au mois d'avril, Macky Sall cible désormais les membres du Conseil de sécurité, notamment ceux disposant d'un droit de veto. L'ancien chef de l'État a ainsi affiché sa proximité avec les décideurs français lors d'un "entretien informel" à l'Élysée avec Emmanuel Macron le 2 juin, puis avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot le 18 juin.
Outre-Atlantique, Macky Sall n'hésite pas à courtiser l'administration américaine. Jeune Afrique relève un entretien accordé au média conservateur Breitbart, où il salue l'action de Donald Trump, qualifié d'"artisan de la paix", allant jusqu'à reprendre le slogan trumpiste revisité : "Make the UN Great Again".
La tournée asiatique s'annonce tout aussi stratégique. Actuellement au Forum de Jeju en Corée du Sud, où il croise ses concurrents (Michelle Bachelet, Rafael Grossi, etc.), il s'envolera ensuite pour Pékin. Les 28 et 29 juin, le duo Sall-Embaló doit y rencontrer "le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, et par son Premier ministre, Li Qiang", avant de rallier le Pakistan en juillet, membre non permanent du Conseil de sécurité.
Le soutien officiel du Sénégal reste le talon d'Achille de cette candidature, initialement portée par le président burundais. Selon JA, Umaro Sissoco Embaló, fort de son "vaste carnet d'adresses", joue les intermédiaires pour "apaiser les tensions" entre Macky Sall et l'actuel président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.
Bien que le récent changement de Premier ministre à Dakar puisse détendre l'atmosphère, le lourd héritage de la "dette cachée", toujours en discussion avec le FMI, continue d'empoisonner les relations entre le nouveau régime et l'ancien président.