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Mali, la promesse de sécurité de la junte s'effondre
La situation sécuritaire au Mali connaît une dégradation inquiétante six ans après l'arrivée au pouvoir des militaires qui avaient promis de rétablir la paix dans le pays
 
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1005494
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(SenePlus) - La situation sécuritaire au Mali connaît une dégradation inquiétante six ans après l'arrivée au pouvoir des militaires qui avaient promis de rétablir la paix dans le pays. C'est ce que révèle un article publié le 6 juin 2026 par la journaliste Ruth Maclean dans le quotidien américain The New York Times.

Les groupes jihadistes et rebelles ont considérablement renforcé leurs capacités ces derniers mois. Une alliance inédite entre le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l'Azawad (FLA), mouvement rebelle touareg, a permis de lancer plusieurs offensives coordonnées contre les forces gouvernementales.

Parmi les revers subis par la junte dirigée par le président de transition Assimi Goïta figurent la perte d'une ville stratégique du nord du pays, l'assassinat du ministre malien de la Défense à son domicile et le retrait de combattants russes alliés au régime après des affrontements dans le nord.

D'après les experts cités par The New York Times, ces attaques constituent l'un des défis les plus importants jamais rencontrés par un gouvernement malien. Les analystes soulignent également que les attaques jihadistes contre les zones urbaines ont presque triplé au cours des cinq dernières années.

Après son arrivée au pouvoir en 2020, la junte avait mis fin à la coopération militaire avec la France et privilégié un partenariat avec les mercenaires russes du groupe Wagner, puis avec l'Africa Corps. Toutefois, plusieurs observateurs estiment que cette stratégie n'a pas permis d'améliorer durablement la sécurité du pays. Au contraire, les accusations d'exactions contre les civils auraient favorisé le recrutement de nouveaux combattants au sein des groupes armés.

À Bamako, la capitale, de nombreux habitants font état d'un climat de peur grandissant. Les attaques menées à proximité de la ville et les perturbations des principaux axes routiers ont entraîné une hausse des prix des denrées alimentaires et affecté l'activité économique.

Face à cette impasse militaire, certains spécialistes évoquent la nécessité d'ouvrir des discussions avec les groupes insurgés. Cependant, les autorités maliennes continuent de rejeter toute négociation avec les organisations qu'elles qualifient de terroristes.

Pour plusieurs analystes, l'absence de solution politique pourrait conduire soit à un affaiblissement supplémentaire du régime, soit à une prolongation du conflit, avec des conséquences potentiellement dramatiques pour les populations civiles.

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