(SenePlus) - La pénurie d’eau persiste à Mboro, une commune située dans le département de Tivaouane. Dans un communiqué, Ndiaga Ndiaye, habitant de la commune et responsable du Grand mouvement citoyen (GMC), alerte sur les difficultés rencontrées par les populations, privées d’un accès régulier à l’eau depuis plusieurs jours. Selon lui, l’approvisionnement ne fonctionne plus correctement dans « quasiment tous les quartiers » de la commune.
Le leader local déplore l’absence de communication officielle de la part des structures chargées de la gestion de l’eau et de la municipalité. « Aucune communication officielle n'est parvenue aux usagers afin de leur expliquer la raison de cette pénurie n'ayant que trop duré », souligne-t-il, pointant du doigt le silence du Comité de gestion provisoire et des autorités municipales.
Cette situation pousse de nombreux habitants à chercher des solutions alternatives, notamment à travers l’utilisation de puits artisanaux. Une pratique qui inquiète Ndiaga Ndiaye en raison des risques sanitaires qu’elle pourrait engendrer.
Pour expliquer cette crise persistante, le responsable du GMC évoque plusieurs facteurs, parmi lesquels des pannes récurrentes des installations, des difficultés liées à la prise en charge des factures d’électricité par le Comité de gestion ainsi que les défauts de paiement de certains usagers.
Face à cette situation, il demande la levée des contraintes financières avec la SENELEC afin de permettre une exploitation normale des forages et garantir une distribution suffisante en quantité et en qualité. Ndiaga réclame également une intervention rapide du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement pour revoir le dispositif actuel de gestion de l’eau à Mboro. Il propose notamment la mise en place d’un Comité de gestion placé sous l’autorité du sous-préfet ou du maire.
Un appel à une réforme durable
Au-delà de l’urgence immédiate, le leader du GMC plaide pour une prise en compte durable des besoins en eau de Mboro, une commune confrontée à une forte croissance urbaine. Il demande son inscription dans la deuxième phase du Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (PAEP-MR), lancé par le gouvernement le 3 février 2025.
Pour lui, la question de l’accès à l’eau dans les zones rurales nécessite « une réforme urgente et en profondeur ». Il estime que la gestion de ce service public essentiel doit faire l’objet d’une attention particulière de la part des autorités, dénonçant une situation marquée par « tous les signes d’une gestion opaque ».
Ndiaga Ndiaye appelle ainsi l’État à apporter une réponse définitive à cette problématique récurrente à Mboro, rappelant que l’accès à l’eau figurait parmi les engagements évoqués par le président de la République durant la campagne électorale de 2024.