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Par Xaadym l'autodidacte
Oui à l’intelligence politique, non à l’ego et aux rivalités
Depuis l’accession au pouvoir du duo formé par Diomaye Faye et Ousmane Sonko, une question traverse les débats politiques sénégalais : assiste-t-on à une rupture administrative ou à une simple évolution naturelle du pouvoir vers plus de responsabilité ?
 
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Depuis l’accession au pouvoir du duo formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, une question traverse les débats politiques sénégalais : assiste-t-on à une rupture administrative ou à une simple évolution naturelle du pouvoir vers plus de responsabilité ?

L’interrogation mérite d’être posée avec lucidité, loin des passions partisanes.

Certains croient percevoir un décalage. Le président incarne désormais la continuité de l’État, avec ses exigences de stabilité et d’équilibre. En parallèle, la figure politique continue de porter l’exigence de rupture et de transformation qui a permis l’accession au pouvoir du Pastef.

Mais faut-il voir dans cette différence une opposition ? Ou plutôt une complémentarité encore en construction ?

Toute accession au pouvoir transforme un mouvement. Ce qui relevait de la contestation devient gestion. Ce qui était promesse devient responsabilité. Dans ce passage, les rôles se redéfinissent.

Ainsi, la dualité apparente peut être une force : à l’un la stabilité institutionnelle, à l’autre l’impulsion politique. L’un rassure, l’autre pousse. L’un consolide, l’autre transforme.

Cependant, cette configuration porte en elle des risques réels : confusion dans l’action publique, lenteur dans les réformes, ou perception d’un double centre de décision. Si elle est mal maîtrisée, elle peut fragiliser le projet qu’elle était censée servir.

Mais si elle est comprise, assumée et organisée, elle peut devenir un levier puissant. Une symbiose entre prudence et ambition, entre État et mouvement, entre continuité et rupture.

Le véritable enjeu n’est donc pas l’existence de deux figures, mais leur capacité à agir sans se neutraliser. Car aucune transformation durable ne peut naître de la rivalité. Elle exige au contraire une intelligence politique, faite de coordination, de respect des rôles et de vision partagée.

Au-delà des hommes, c’est la réussite d’un projet collectif qui est en jeu. Une ambition qui, pour s’inscrire dans la durée, devra s’appuyer moins sur les rapports de force que sur la capacité à construire un équilibre.

Oui à l’intelligence politique.

Non à l’ego et aux rivalités.

Car c’est souvent dans la maîtrise des différences que naissent les plus grandes réussites politiques.

 

 

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