(SenePlus) - Le président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a réagi jeudi à la décision du Conseil constitutionnel ayant déclaré contraire à la Constitution la loi de révision constitutionnelle adoptée le 29 juin dernier par les députés. Dans un message publié sur sa page Facebook, il a appelé au respect de la décision de la haute juridiction, tout en réaffirmant son attachement au fonctionnement des institutions de la République.
« Le Conseil constitutionnel vient de prendre une décision. Au-delà des commentaires et avis que peuvent susciter les motivations retenues, une seule chose reste : cette décision s'impose à tous ! Dont acte ! », a écrit le président de l'Assemblée nationale.
Pour Ousmane Sonko, cette séquence institutionnelle démontre que les mécanismes démocratiques fonctionnent lorsque chaque institution agit dans le cadre de ses prérogatives. « Ce cycle nous rappelle qu'en démocratie, lorsque les institutions jouent leur rôle, chacune dans son périmètre d'action, aucune crise ne peut survenir », a-t-il souligné.
Le président de l'Assemblée nationale a également tenu à rassurer les Sénégalais sur la poursuite des travaux parlementaires. Il a assuré que l'institution continuerait à exercer pleinement les missions qui lui sont confiées.
« Aujourd'hui, je veux donc assurer au peuple sénégalais que l'Assemblée nationale continuera à exercer pleinement la mission qui lui a été confiée : des lois seront votées ou rejetées pour honorer les engagements pris envers ce vaillant et digne peuple », a-t-il déclaré, avant de conclure son message par un « Vive le Sénégal ».
La réaction d'Ousmane Sonko intervient quelques heures après la décision du Conseil constitutionnel d'invalider la réforme constitutionnelle. Les Sages ont retenu deux irrégularités majeures dans la procédure d'adoption : d'une part, l'absence de financement prévu pour les nouvelles institutions créées par le texte et, d'autre part, le non-respect de la procédure du « vote bloqué » demandée par le gouvernement. Ces deux vices de procédure ont conduit la haute juridiction à déclarer la loi contraire à la Constitution dans son intégralité.