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Ousmane Sonko rassure les enseignants
Ousmane Sonko a demandé aux syndicalistes de tenir compte du contexte, du tempo et du calendrier pour bien comprendre que l’État n’est pas dans une position de va‐ t‐en‐guerre ou de radicalité
 
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  • https://www.youtube.com/watch?v=QtQ8WHzVfcY

A l’occasion de la signature du protocole d’accord entre le gouvernement et le G7, le Premier ministre Ousmane Sonko a demandé aux syndicalistes de tenir compte du contexte, du tempo et du calendrier pour bien comprendre que l’État n’est pas dans une position de va‐ t‐en‐guerre ou de radicalité.

« Je voudrai féliciter l’ensemble des acteurs. Le syndicalisme est un droit constitutionnel légal et organisé. Je félicite les syndicalistes pour l’accord. Parce qu’il ne sert à rien de créer une situation de non‐ retour qui n’aboutira qu’à un échec. Je félicite tous les médiateurs à l’image de Mamadou Lamine Dianté qui est du sérail, la Société civile pour son rôle constant notamment, la Cosydep surtout grâce à son désintéressement à accompagner tout ce processus, les parents d’élèves, le gouvernement lui‐même dans son ensemble. Que ce soit la Formation professionnelle, l’Éducation nationale, la Fonction publique... Je peux vous assurer que le ministre de la Fonction publique est un homme juste. Il est conscient de la situation. Il n’est pas un va‐t‐en‐guerre. De même que le ministre de l’Éducation nationale. Nous aimons les écoles et particulièrement l’école publique. La plupart de nous, s’ils sont là aujourd’hui, c’est grâce à l’école publique. Si aujourd’hui nous aboutissions à une année blanche, j’ai des enfants qui vont la subir comme tous les autres enfants. Vous ne pouvez pas confier vos enfants à une filière pour en‐ suite la saboter. Nous ne vous refuserons rien qui soit possible. Mais quand on donne, on doit avoir la capacité de donner. Le contexte et le temps sont deux aspects qui ne sont pas souvent suffisamment intégrés. Je ne pense pas qu’il y ait une préoccupation que nous ignorons. Nous écoutons tout le monde. Que soit dans la Santé, les agriculteurs, les greffiers, les transporteurs, enseignants... Mais vous avez aussi l’obligation de nous écouter et nous comprendre. Ce pays nous appartient tous. Je ne pense pas que les enseignants puissent trouver meilleurs alliés que nous. Ce sera un langage de vérité et de transparence avec une présomption de bonne foi. Nous ne sommes pas dans les positions de va‐t‐en guerre et de radicalité. Nous vous considérons comme des partenaires. Nous vous confions nos enfants et souhaitons que vous travailliez dans de meilleures conditions. C’est un secteur important. Nous avons engagé des réformes pour plus d’équité dans le système de rémunération. Un système n’est jamais égalitaire, mais un peu plus juste. Les conséquences de tout ceci, c’est 52 heures de négociation. C’est un tiers des 150 heures pour négocier. Le gouverne‐ ment, en ce qui le concerne fera ce qu’il a à faire pas pour les enseignants et pour les élèves en tenant compte du contexte, du tempo et du calendrier». 

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