(SenePlus) - Anciens Premiers ministres, anciens ministres des Finances et de l'Intérieur : le président Bassirou Diomaye Faye reçoit du 21 au 31 mai les personnalités ayant occupé les postes clés de l'État sénégalais depuis 1960. Un choix qui dit ce que la République doit à celles et ceux qui ont eu la charge de l'appareil gouvernemental.
Le premier cycle des consultations présidentielles cible des profils précis. Des hommes et des femmes qui ont contribué, chacun à son niveau, à l'édification de la République sénégalaise. Leurs choix, leurs combats, leurs réussites et même leurs revers font partie du patrimoine commun de la Nation, estime le dossier de presse du Service de la Communication de la Présidence diffusé en mai 2026. Les écarter ou les ignorer priverait le pays d'une part essentielle de son intelligence collective.
Avoir exercé la responsabilité de Premier ministre, de ministre des Finances ou de ministre de l'Intérieur signifie avoir vu de près les ressorts de l'État, explique le document officiel. Ces personnalités ont éprouvé dans la chair de la décision ce que coûtent les arbitrages, ce que pèsent les contraintes, ce que signifient les responsabilités. Cette expérience n'appartient pas en propre à ceux qui l'ont vécue, souligne la Présidence. Elle constitue en dernière instance un bien de la République.
En recevant ces anciennes autorités au Palais du 21 au 24 mai, le chef de l'État ne renoue avec aucun héritage particulier. Il écoute la voix de l'État dans sa profondeur, par-delà les alternances et les sensibilités. Le président Diomaye Faye avait déclaré dans son interview du 2 mai 2026 que "le Sénégal a commencé avant nous et continuera après nous", appelant les acteurs politiques à être à la hauteur de ce legs avec humilité. Cette posture définit ce que le document présidentiel nomme l'humilité républicaine : la conscience que l'État précède ceux qui le servent et qu'il leur survit.
Les anciens responsables qui seront reçus n'appartiennent pas tous à la même famille politique. Cette diversité donne précisément sa noblesse à la démarche, affirme le dossier de presse. Le chef de l'État convoque la pluralité de l'expérience nationale, non la convergence des opinions. Il écoute la diversité des regards, non l'uniformité des positions.
Cette manière de faire prolonge ce que le président avait posé dès 2025 lors de son discours d'ouverture sur le Système politique : la reconnaissance des victimes, de toutes les victimes, et la solidarité de la Nation envers les familles endeuillées par l'histoire récente. Le dialogue sincère commence par cette reconnaissance des autres, rappelle la Présidence.
Les échanges porteront sur la situation économique, sociale, sécuritaire et politique du pays. L'objectif consiste à dégager par le croisement des regards et la confrontation sereine des analyses des consensus durables au service des Sénégalais et du rayonnement international du pays, selon les annonces officielles. Un second cycle d'audiences s'ouvrira ensuite à d'autres personnalités, notabilités et représentants des forces vives de la Nation.