Skip to main content
Pour une couverture sanitaire universelle au Sénégal
La santé communautaire demeure un maillon important du système de santé sénégalais. Elle permet à la communauté de participer activement à l'identification de ses besoins et à la gestion de sa propre santé.
 
ID
1004398
{"id":1004398,"title":"Pour une couverture sanitaire universelle au Sénégal","subheadline":"La santé communautaire demeure un maillon important du système de santé sénégalais. Elle permet à la communauté de participer activement à l'identification de ses besoins et à la gestion de sa propre santé. ","image":"/sites/default/files/2026-04/sante_communautaire.jpg","link":"/article/pour-une-couverture-sanitaire-universelle-au-senegal"}

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a procédé hier, vendredi 24 avril 2026, à Dakar, au lancement de la réforme de la politique nationale de santé communautaire. Un projet qui vise à renforcer la couverture géographique et la qualité des services, en plaçant les communautés au cœur du système de santé.

La santé communautaire demeure un maillon important du système de santé sénégalais. Elle permet à la communauté de participer activement à l'identification de ses besoins et à la gestion de sa propre santé. Cette approche, telle que défini dans la politique sanitaire du pays, tarde à prendre forme. Pour placer la communauté au centre des actions, afin de promouvoir le bien-être, prévenir les maladies et réduire les inégalités sociales de santé, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a lancé hier, vendredi 24 avril 2026, la réforme de la politique nationale de santé communautaire. 

Selon le représentant des maires, les élus sont dans le dispositif de financement de l'Etat. « Le prochain enjeu est d'améliorer la qualité des services et d'assurer le financement durable du système public. Il faut renforcer l'équilibre dans les communes. Pour l'inverse, elle appelle également à une plus grande responsabilité des collectivités, notamment à l'égard du financement, des transferts, des consultations et du financement par l'État-gouvernement », a déclaré Mamadou Diouf. Et de faire savoir : « nous allons accompagner pleinement cette réforme. Cela passe par la participation active à la diffusion de la ligne d'aménagement et de la santé au niveau local, mais aussi le soutien politique dans les relations publiques ». 

Pour le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à cette activité, Dr Mady Ba, la santé communautaire est, aujourd'hui, plus que jamais, un pilier stratégique du système de santé sénégalais car constituant souvent le premier et parfois le seul point de contact entre les populations et les services de santé, notamment dans les zones les plus reculées. « Il faut le reconnaître avec lucidité, malgré les avancées, notables, enregistrées depuis l'hôpital, les insuffisances persistent. L'absence de statuts clairement définis pour les acteurs communautaires, la faiblesse des mécanismes de motivation, et les difficultés d'approvisionnement en médicaments essentiels, ainsi que les luttes en matière de financement et de coordination, constituent autant de conflits qui réduisent l'efficacité de notre dispositif. La réforme engagée aujourd'hui est donc non seulement importante, mais nécessaire », a-t-il relevé. 

Et de poursuivre : « elle devra impérativement répondre à ces défis de manière concrète et durable. Cela s'y pose notamment de planifier le cadre juridique des acteurs, de garantir des mécanismes de financement, de renforcer la gouvernance et d'assurer une meilleure intégration des interventions au niveau communautaire ». Le conseiller technique du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique en charge de la Coopération, Cheikh Tidiane Gueye, qui a présidé la cérémonie, a rappelé ce qui a conduit à cette réforme. 

Selon M. Guèye, le renforcement de l'intégration de la santé communautaire au sein du système de santé s'est traduit par l'adoption d'un document national sur la santé communautaire en 2013, mis en œuvre par la Stratégie nationale de défense de la santé communautaire et de la santé publique. « Depuis lors, notre pays a réalisé des progrès notables dans l'organisation et le développement des interventions en santé communautaire » a-t-il estimé. Il souligne que l'évolution du profil épidémiologique, marquée par la coexistence de maladies transmissibles et non transmissibles, l'émergence de nouveaux besoins liés à la santé mentale, au vieillissement, au changement climatique, au genre, au handicap, impose une profonde adaptation du modèle de santé communautaire du Sénégal. Une situation qui modifie, dès lors, la réforme en cours, qui se doit d'être ambitieuse, cohérente et structurante pour la politique nationale de santé communautaire. « Il s'agit d'un choix de politiques fortes, fondé sur une analyse rigoureuse des réalités sanitaires, sociales et territoriales. Cette réforme n'est pas un simple ajustement technique. Elle constitue une transformation stratégique majeure de notre système de santé, visant à placer la communauté au cœur de la nation, à renforcer l'équité, l'efficacité et la résilience de nos interventions, mais aussi à mieux répondre aux besoins de la population», a indiqué M. Gueye. 

1004398
ID
1004398
Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
1
2

Vos Articles Préférés de la Semaine

3